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Nos quatre idées sorties pour le week-end des 13 et 14 avril dans la Ville rose

Culture. Une exposition, du théâtre, un événement d’envergure internationale et un concert telles sont nos propositions pour passer un excellent week-end, samedi 13 et dimanche 14 avril, à Toulouse et dans les environs.

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Photo de la foire internationale de Toulouse
La foire internationale de Toulouse se déroule jusqu’au 21 avril au MEETT (©FIT).

Toulouse fait la foire au MEETT

La 91e foire internationale de Toulouse se déroule jusqu’au 21 avril au MEETT. Dernières tendances en matière d’aménagement, de décoration de la maison et de loisirs, arts ménagers, dégustations de produits locaux et plus exotiques… Il y en aura pour tous les goûts ! À noter que les 13 et 14 avril, l’univers Maison se doublera d’un mini salon de l’immobilier pour les porteurs de projets d’achat, de location, de financement et d’investissement.

2024 marque le retour des expositions à thème. Cette année, ce sont les années 60 que les organisateurs de la foire ont décidé de mettre à l’honneur à travers une expérience immersive. Les visiteurs voyageront dans les swinging sixties en musique, au cœur d’un village vintage de 1500 m2, réunissant une foule d’objets et d’archives exceptionnels, retraçant la vie quotidienne et politique d’une décennie qui a changé le monde : inventions, cinéma, sport, loisirs, design, mode, littérature, jeux…

Photo du Green Village
Le Green Village met à l’honneur une quarantaine de start-up innovantes (©FIT).

Comme en 2023, la foire de Toulouse met en avant la consommation écoresponsable à travers le Green Village. Y exposeront une quarantaine de start-up innovantes qui s’inscrivent dans une démarche de production écologique en proposant de la mode, des accessoires, de la seconde main, de la décoration, du design, de l’art, du mobilier et des créations à partir de matières recyclées.

Jusqu’au 21 avril au MEETT, Concorde Avenue, 31840 Aussonne, de 10 heures à 19 heures, nocturnes jusqu’à 22 heures les 16 et 19 avril. Billetterie en ligne sur : https://www.foiredetoulouse.com/

Anatomie du franquisme, au musée départemental de la Résistance & de la Déportation

Photo d'archives du défilé de la victoire
Le défilé de la victoire (©Archives régionales de la Communauté de Madrid).

Entre 1936 et 1939, près d’un demi million de personnes ont fui la dictature franquiste et franchi les Pyrénées pour trouver refuge en France dans des conditions souvent très difficiles. Ce que l’on a appelé la Retirada a marqué durablement Toulouse, la Haute-Garonne et l’Occitanie. Une mémoire que ne manquera pas de faire resurgir l’exposition consacrée aux origines du franquisme qu’accueille le musée départemental de la Résistance & de la Déportation jusqu’au 22 septembre.

Coréalisée par le laboratoire de recherche FRAMESPA de l’Université Toulouse Jean Jaurès, en collaboration avec le ministère espagnol de la Politique territoriale et de la Mémoire démocratique, le Memorial Democràtic de Catalogne et l’Instituto Navarro de la Memoria, elle traite des fondations sur lesquelles s’est construite cette dictature longue de quarante ans, entre 1936 et 1977.

Mise en place du pouvoir, rôle de l’armée et de l’église, contrôle social, difficultés économiques, répression, ce sont ces différents aspects du régime franquiste qu’évoque l’exposition à travers 155 pièces et une cinquantaine d’illustrations (photographies, objets et affiches de propagande, gravures et œuvres de grands peintres espagnols ou uniformes militaires) prêtées par 15 musées et institutions espagnoles (archives régionales, archives militaires), universités et collectionneurs privés.

L'affiche de l'exposition "Anatomie du franquisme"
L’exposition "Anatomie du franquisme" fait partie d’un cycle mémoriel qui a débuté en mars et se poursuivra jusqu’en 2026 (© musée départemental de la Résistance & de la Déportation).

Transmettre cette période au public français, afin d’ouvrir des débats plus larges sur les questions importantes que le sujet soulève pour la conscience européenne, telle est la vocation du cycle mémoriel qui s’est ouvert le 20 mars dernier par un important colloque sur les fondations du franquisme organisé par l’Université Toulouse Jean Jaurès. Après cette première exposition, une seconde suivra en 2026 qui sera consacrée à la profonde transformation qu’a connu la société espagnole à partir des années 1950.

Un travail de mémoire d’autant plus important que, souligne François Godicheau, historien, ancien directeur du laboratoire FRAMESPA et coordinateur du projet, « Le franquisme est très peu connu en France. Aucun livre récent, par exemple, ne s’est penché sur cette dictature qui a duré quarante ans (1936-1977), ce qui en fait la plus longue d’Europe occidentale, excepté celle de Salazar au Portugal. »

En marge de l’exposition, plusieurs temps forts sont proposés, dont la programmation à l’Utopia de Tournefeuille de Belle époque, ce dimanche 14 avril à 14 h 30. Ce film de Fernando Trueba de 1992 replonge dans les années qui ont précédé l’arrivée au pouvoir de Franco. La projection sera suivie d’un débat avec le réalisateur.

Exposition jusqu’au 22 septembre 2024 au musée départemental de la Résistance & de la Déportation, 52 allée des Demoiselles à Toulouse. Entrée gratuite. Ouvert du mardi au samedi de 10 heures à 12 h 30 et de 13 h 30 à 18 heures. Plus d’info sur le site du musée.

Yodel, Chronique d’un putsch involontaire au Théâtre du Grand Rond

Photo du collectif Hortense au dernier spectacle "Yodel, Chronique d'un putsch involontaire"
Le collectif Hortense présente au Grand Rond son dernier spectacle "Yodel, Chronique d’un putsch involontaire", le récit d’une prise de pouvoir (©collectif Hortense).

Le collectif Hortense, qui réunit quatre comédiens, Kristen Annequin, Gaspard Chauvelot, Thibault Deblache et Coline Lubin, présente Yodel, Chronique d’un putsch involontaire, son dernier spectacle, au Théâtre du Grand Rond. Yodel est le récit d’un évènement politique grave et inattendu : quatre personnages viennent de prendre le pouvoir de façon totalement involontaire. Cette chronique pleine d’humour tente de rendre compte « des répercussions de leurs choix ou non-choix sur la politique nationale et internationale et aussi sur eux-mêmes », écrivent les comédiens. Il est question de tergiversations gouvernementales, d’intimités partagées, de la pertinence du choix d’un chant tyrolien comme nouvel hymne national. De désir de puissance et de besoin d’être consolé. Du fantôme de l’impératrice Eugénie et d’émissions de radio.

Ce sont les voix des quatre protagonistes mis au pouvoir malgré eux que l’on entend, mais également celle des médias qui se font le relais de cette information, celle d’un général d’opérette, instigateur du putsch, et enfin celles des fantômes des dirigeants passés qui hantent l’Élysée. « La question politique de la gouvernance d’un État nous hante, poursuit le quatuor. Nous tentons d’y répondre en fouillant la réalité actuelle (nommé aussi actualité) et en cherchant du côté de l’absurde. "Qu’est-ce que le pouvoir fait ? Qu’est-ce que le pouvoir nous fait ?" sont des questions qui alimentent notre travail. Comment peut-on y réfléchir sereinement, sérieusement et poétiquement ? Quelle place sommes-nous prêts à accorder à notre colère à l’intérieur de cette fable ? Jusqu’où acceptons-nous d’aller dans le dicible ? Et l’indicible, qu’en fait-on ? Il y a de la destruction, du punk, de l’absurde qui se mélangent dans nos têtes. Et aussi véritablement de la poésie. Pour trouver du sens. »

Au Théâtre du Grand Rond, 23, rue des Potiers à Toulouse, le samedi 13 avril à 21 heures. Pour réserver vos places, contactez le 05 61 62 14 85 ou bien cliquez ici.

Martha Argerich et Dong Hyek Lim en concert à la Halle aux Grains

Photo de Martha Argerich
Martha Argerich (©Nicolas Brodard).
Photo de Dong Hyek Lim
Dong Hyek Lim (©Neda Nevaee).

Dans le cadre du cycle de concerts les Grands Interprètes, la Halle aux Grains accueille samedi 13 avril à 20 heures deux pianistes d’exception pour une soirée à haute teneur émotionnelle. Martha Argerich et Dong Hyek Lim revisitent le répertoire du piano dédoublé, de Rachmaninov à Schubert.

Invitée permanente des plus prestigieux orchestres et festivals d’Europe, du Japon, d’Amérique et d’Israel, Martha Argerich joue et enregistre régulièrement avec des artistes de grand renom tels que le regretté Nelson Freire, le violoncelliste Mischa Maisky, le violoniste Gidon Kremer ainsi qu’avec l’immense Daniel Barenboim. Des enregistrements qui lui ont valu de nombreuses récompenses. La musicienne argentine de 83 ans a également reçu plusieurs distinctions. Elle est notamment Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres. Très engagée aux côtés de la jeune génération de pianistes, elle a créé en 2002 le Progetto Martha Argerich à Lugano, et plus récemment le festival Martha Argerich à Hambourg.

À tout juste 40 ans, Dong Hyek Lim est lauréat de nombreux concours, notamment en Corée dont il est originaire. Ancien élève du Conservatoire Tchaïkovsky à Moscou, il a notamment remporté en 2001 à Paris le Premier grand prix au concours international Marguerite Long – Jacques Thibaud, ce qui lui a ouvert les portes de nombreuses salles de concert en Europe et permis de participer à plusieurs festivals tels que Piano aux Jacobins à Toulouse ou le Progetto de Lugano. L’artiste a également joué aux côtés de formations d’excellence tel l’Orchestre Philharmonique de Radio-France sous la baguette de Myung Whun Chung ou l’Orchestre National de France dirigé par Kurt Masur. Il a son actif plusieurs enregistrements de pièces de Chopin, Ravel, Bach et Schubert.

A la Halle aux Grains, ces deux magnifiques interprètes donneront la Fantaisie en fa mineur, opus 103, D.940 de Schubert ainsi que la Suite n°2, opus 17 et les Danses Symphoniques, opus 45 de Rachmaninov.

Concert des Grands Interprètes, le samedi 13 avril à 20 heures, à la Halle aux Grains, place Dupuy à Toulouse. Plus d’informations et réservation en cliquant ici.