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140e année

Jeep Gladiator : concentré de testostérone

Automobile. Après 28 ans d’absence, la marque américaine du groupe Stellantis fait son retour sur le marché du pick-up avec un Gladiator de 5,59 mètres de long, animé par un V6 diesel de 264 chevaux.

Attention les yeux ! Pour son grand come-back dans l’univers des pickup, Jeep n’a pas fait les choses à moitié. À lui seul le nom choisi pour cet ami américain est tout un programme : Gladiator. Une appellation apparue pour la première fois au début des années 1960. Et si cela ne suffisait pas, on peut mentionner les mensurations sculpturales de cet engin à nul autre pareil : 5,59 mètres de long et un empattement de 3,48 mètres. Quant à la motorisation, elle est, elle aussi, sévèrement burnée : un gros V6 trois litres diesel délivrant 264 chevaux. Du superlatif à tous les étages avec une double ration de testostérone à faire pâlir de rage ceux qui voient le diable derrière chaque calandre.

L’inédit pickup Jeep n’est pas politiquement correct, c’est une évidence. Et pas davantage dans l’air du temps, comme une sorte de pied de nez à la bien-pensance automobile. Le Gladiator, c’est d’abord une Jeep, immédiatement reconnaissable à sa face avant qui reprend les signes esthétiques immuables de la marque : la calandre à sept fentes verticales soulignées de chrome, les deux gros projecteurs tout rond qui semblent fixer la route et les ailes avant proéminentes, encore accentuées par des élargisseurs.

Cette inimitable allure hors du temps sera appréciée de tous ceux qui ne craignent pas de ne pas passer inaperçus. De profil, le Gladiator dont la version de lancement a été baptisée « Overland Launch edition exclusive » (là aussi, Jeep ne cherche pas à faire court) impressionne. Disponible exclusivement en version quatre portes-quatre places, l’habitacle semble taillé dans la masse : pare-brise plat presque vertical, cabine quasiment cubique et bien évidemment en morceau de choix : un plateau de chargement quasiment carré (153 centimètres de long pour 144 centimètres de large) recouvert d’une protection en PVC et doté de crochets d’arrimage. Hard top (en trois parties) démontable tout comme les portes, pare-brise rabattable : les fondamentaux de la marque sont respectés et ajoutent encore à l’exclusivité de la proposition. Les versions françaises ont droit en plus à un couvre-tonneau souple amovible. « 100 % pick-up », annonce le constructeur. Une évidence !

Un vrai 4x4 sans compromis

Le gros V6 diesel accouplé à une boite automatique à huit rapports affiche un couple « camionesque » de 600 Newton- mètres lui assurant du répondant en toutes circonstances et des reprises sportives malgré ses dimensions et son poids. Le Gladiator est aussi et surtout un vrai 4X4 : système de transmission aux quatre roues Selec-Trac, boite de transfert à deux rapports dont un court, rapport de pont arrière de 3,73, essieux avant et arrière Dana 44 de troisième génération, différentiel arrière à glissement limité, angles d’attaque et de fuite calculés pour lui assurer une aisance en toutes circonstance : c’est un franchisseur que les obstacles ne rebutent pas.

Il peut aussi tracter jusqu’à 2,7 tonnes. À bord, la version de lancement dispose d’une finition exclusive et d’une longue liste d’équipements de sécurité et d’agrément : sellerie cuir, système multimedia avec écran central tactile de 8,4 pouces, connectivité de dernière génération, système audio Alpine Premium, caméra orientée vers l’avant, détecteur d’angle mort, régulateur de vitesse adaptatif, caméra de recul, contrôle électronique de stabilité, Jeep annonce plus de 200 accessoires pour personnaliser le Gladiator et l’adapter à différentes utilisations.

La bonne nouvelle, c’est que le pick-up Gladiator est disponible chez les distributeurs français de la marque. Certes, le tarif de cette version de lancement richement dotée n’est pas donnée (70.900 euros – 59.083 euros hors taxes) mais son exclusivité se double d’une bonne nouvelle, l’absence de tout malus dit écologique grâce à la configuration quatre portes-quatre places. Non seulement, le Gladiator est unique mais en plus il est malin. Cela valait le coup de patienter presque trois décennies.

Dominique Marée