Groupe Oppidea Europolia : le nouveau président Jean-Baptiste de Scorraille dévoile sa feuille de route
Urbanisme. Acteur majeur de l’aménagement toulousain, le groupe porte des projets clés comme la Cartoucherie ou le quartier Niel, tout en pilotant plus de 20 % de la production immobilière métropolitaine. Avec l’arrivée de Jean-Baptiste de Scorraille à sa tête, il affiche une nouvelle ambition : accélérer la transition écologique et urbaine pour une métropole plus durable et inclusive.
Acteur de l’aménagement du territoire méconnu du grand public, le groupe Oppidea Europolia assure pourtant de très importantes missions comme le renouvellement urbain ainsi que la construction d’équipements publics (écoles, crèches, médiathèques, salles de spectacles, parkings…). Ses activités s’organisent également autour des métiers de la promotion immobilière avec la réalisation en partenariat avec des opérateurs privés de programmes d’habitat et de bureaux.
Il investit aussi dans des sociétés foncières qui créent et gèrent des pôles de commerce de proximité en cœur de quartier. À ce titre, le groupe contribue directement à plus de 20 % de la production immobilière sur le territoire de la métropole toulousaine. Dernier champ de compétence l’accompagnement de différents acteurs à la rénovation énergétique de leur patrimoine bâti et la production d’énergies renouvelables.
Pour remplir ces fonctions, elle s’appuie sur deux structures complémentaires :
- Oppidea, société d’économie mixte d’aménagement et de construction de Toulouse Métropole, intervient dans le champ concurrentiel pour tous types de donneurs d’ordre publics et privés ;
- et Europolia, société publique locale, qui agit directement pour le compte de ses actionnaires : Toulouse Métropole, la Région Occitanie et les communes Aigrefeuille, Aucamville, Ausonne, Beauzelle, Blagnac, Brax, Castelginest, Colomiers, Cugnaux, Fenouillet, Fonbeauzard, Gagnac-sur-Garonne, L’Union, Launaguet, Lespinasse, Mondonville, Montrabé, Pibrac, Saint-Alban, Saint-Jory, Toulouse, Tournefeuille et Villeneuve-Tolosane.
Des projets d’aménagement emblématiques
Fortes en 2024 d’un chiffre d’affaires de 32,37 M€ pour Oppidea et de 16,6 M€ pour Europolia, les deux entreprises publiques locales pilotent une vingtaine de projets d’aménagement et de renouvellement urbain dont six écoquartiers parmi lesquels le plus emblématique reste la Cartoucherie. Autres opérations d’envergure portées par le groupe : Francazal à Cugnaux, Grand Matabiau Quai d’Oc, le pôle économique du MEETT ou encore le quartier Niel et sa caserne, proche de Saint-Michel, Empalot et Saint-Agne.
Présidés depuis plusieurs années par Annette Laigneau, Oppidea et Europolia changent de gouvernance. Dans un communiqué du 5 mai 2026, le groupe a officialisé l’élection à l’unanimité de Jean-Baptiste de Scorraille à la tête des deux organismes. Une nouvelle casquette pour celui qui est aussi conseiller municipal de Toulouse, vice-président de Toulouse Métropole en charge de l’urbanisme mais aussi conseiller départemental.
À l’occasion de son élection, Jean-Baptiste de Scorraille a tenu à saluer le travail accompli par sa prédécesseure dont l’action a permis, selon l’intéressé, de « constituer un groupe unifié au champ d’intervention élargi, et de le positionner ainsi comme l’opérateur public de référence au service du développement et de l’aménagement du territoire ».
Vers une métropole plus durable
Dans sa prise de parole, le nouvel homme fort de l’urbanisme au sein de l’agglomération toulousaine a indiqué sa volonté d’inscrire son action dans la continuité. Tout en affichant de fortes ambitions. Au-delà de la mise en œuvre des ambitions inscrites au PLUi-H et dans les aménagements liés à la ligne C du métro aux côtés de Toulouse Métropole, l’objectif du groupe est « d’accélérer la transition environnementale et énergétique pour réaliser une métropole durable, agréable et facile à vitre pour toutes et tous ».
Il insiste également sur la responsabilité collective qui est la leur, dans un contexte de fortes contraintes sociétales, « de produire une ville plus résiliente, plus inclusive et plus désirable, au service de l’intérêt général ». Pour cela, il pourra s’appuyer sur les administrateurs issus des collectivités actionnaires dont une partie a été renouvelée à l’occasion des derniers conseils d’administration.