Municipales 2026 à Toulouse : Jean-Luc Moudenc face à l’alliance Piquemal-Briançon au second tour
Politique. Match inédit à Toulouse. Le maire sortant Jean-Luc Moudenc (divers droite) affrontera au second tour des élections municipales de 2026 la tête de liste LFI, François Piquemal. Deuxième au premier tour, le député de la Haute-Garonne a conclu une alliance avec La Gauche unie de François Briançon, arrivé troisième. Un accord électoral qui ne manque pas de faire réagir.
Rebondissement dans la course au Capitole. Si les sondages avaient bien anticipé le trio de tête à l’issue du premier tour des élections municipales du dimanche 15 mars, l’ordre d’arrivée a déjoué les pronostics. Le maire sortant Jean‑Luc Moudenc (divers droite) arrive largement en tête avec 37,23 % des suffrages, soit 58 462 voix, mais c’est le candidat de La France insoumise, François Piquemal, qui crée la surprise en s’emparant de la deuxième place.
Le combat continue ! 💪🏻 https://t.co/Xhny7X83yY
— Jean-Luc Moudenc (@jlmoudenc) March 15, 2026
Avec 27,56 % des voix (43 274 suffrages), la liste Demain Toulouse devance celle de La gauche unie, menée par François Briançon, qui rassemble onze formations politiques allant de la gauche sociale aux écologistes. Cette dernière obtient 24,99 %, soit 39 245 voix.
Une participation à 56,5 %
Sur 281 354 inscrits, 158 959 électeurs se sont rendus aux urnes, soit une participation de 56,50 %, contre 57,17 % au niveau national selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. À Toulouse, on dénombre 1 221 bulletins blancs et 735 nuls, pour 157 021 suffrages exprimés. À titre de comparaison, en 2020 - année covid - le taux de participation avait atteint 36,66 % et en 2014, plus de 57 %.
Alors qu’au niveau national le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, répétait au soir du premier tour qu’« il n’y aura pas d’accord national entre le PS et LFI », la consigne n’est manifestement pas parvenue jusqu’aux rives de la Garonne. Dans la nuit de dimanche à lundi, François Piquemal et François Briançon ont annoncé la fusion de leurs listes.
C’est fait !
À Toulouse l’union de la gauche est en place pour tourner une nouvelle page.
Encadrement des loyers, gratuité des transports pour les moins de 26 ans, planification écologique.
Oui c’est possible, ce dimanche nous entrerons au Capitole ! pic.twitter.com/r3dliNMzRs
— François Piquemal (@FraPiquemal) March 16, 2026
Ce rapprochement transforme ce qui devait être une triangulaire en duel face au maire sortant au second tour, prévu ce dimanche 22 mars. Le candidat insoumis a précisé dans plusieurs médias que la répartition des places sur la liste commune se ferait « proportionnellement aux scores du premier tour » et s’est engagé à « veiller à une répartition paritaire » des postes d’adjoints en cas de victoire. L’accord prévoit surtout une répartition des responsabilités : François Piquemal briguerait la mairie, tandis que François Briançon prendrait la présidence de la métropole.
Les autres listes loin derrière
Derrière le trio de tête, la liste du Rassemblement national conduite par Julien Leonardelli se classe quatrième avec 5,38 % des suffrages (8 447 voix). Suivent :
- Lambert Meilhac pour Nouvel Air : 1,69 % (2 648 voix) ;
- Arthur Cottrel pour Reconquête : 1,24 % (1 953 voix) ;
- Vanessa Pedinotti pour Révolution Permanente : 1,03 % (1 611 voix) ;
- Malena Adrada pour Lutte Ouvrière : 0,42 % (653 voix) ;
- Guillaume Scaly pour le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) : 0,28 % (438 voix) et enfin,
- Julian Menendez pour le Parti des travailleurs : 0,18 % (290 voix).
Tous les regards sont désormais tournés vers le second tour du 22 mars prochain. Le maire sortant, Jean‑Luc Moudenc, tentera de réaliser la passe de trois à la tête du Capitole. Face à lui, l’union de la gauche espère reprendre la mairie, 18 ans après la dernière élection d’un édile socialiste. Car si l’Occitanie, et plus particulièrement l’ancienne région Midi‑Pyrénées, est traditionnellement un bastion de gauche, le locataire de l’hôtel de ville de Toulouse est, lui, étiqueté plutôt au centre droit - voire à droite - depuis plus de 50 ans. Une exception toutefois : la parenthèse Pierre Cohen (PS), entre 2008 et 2014.