VIDÉO. Municipales 2026 à Toulouse : Jean-Luc Moudenc défend une gestion « réaliste » sans hausse de la fiscalité
Interview. Alors que le gouvernement impose une nouvelle fois aux collectivités de contribuer au « redressement des comptes publics » avec un effort budgétaire estimé à 4,6 Md€, l’enjeu du financement des programmes des candidats aux municipales est majeur. Pourtant, il reste un angle mort des débats de l’entre-deux-tours. La Gazette a posé la question qui fâche à Jean-Luc Moudenc (Divers droite) et François Piquemal (LFI).
À deux jours du verdict, la tension monte d’un cran au Capitole. Ce dimanche 22 mars, les Toulousains trancheront. Et à ce stade, une chose est sûre : si le match reste ouvert, le maire sortant part avec une longueur d’avance solide.
Avec 37,23 % des voix au premier tour, Jean-Luc Moudenc (divers droite) a pris une option sérieuse sur un troisième mandat. Derrière, la gauche a resserré les rangs dans l’urgence : François Piquemal (27,56 %) et François Briançon (24,99 %) ont scellé une alliance dès le lendemain du scrutin. Objectif affiché : renverser la table dans une ville qui, malgré son ADN de gauche, vote à droite depuis plus d’un demi-siècle, à l’exception de la parenthèse Pierre Cohen (2008 à 2014).
Comment financer Toulouse demain ?
Mais derrière les stratégies d’appareil et les jeux d’alliances, une question centrale s’impose : celle de la capacité des candidats à trouver l’argent pour mener à bien leur politique ? Car derrière les promesses de campagne et les projets à foison, la réalité budgétaire rattrape tout le monde. Baisse des dotations de l’État, marges de manœuvre réduites, pression sur les finances locales… Le prochain maire devra en effet composer avec une équation serrée.
Augmenter les impôts ? Tailler dans les dépenses ? S’endetter davantage ? Les options sont limitées et relèvent de choix politiques. Sollicités tous les deux par la Gazette du Midi, seul Jean-Luc Moudenc s’est prêté à l’exercice. Le maire sortant joue gros... et assume ses choix.