À Toulouse, l’incubateur Première Brique recrute ses futurs entrepreneurs à impact
Entrepreneuriat. L’incubateur toulousain Première Brique lance son appel à candidatures pour sa promotion 2027. Jusqu’au 2 novembre 2026, les porteurs de projets à vocation sociale ou environnementale peuvent postuler pour bénéficier de six mois d’accompagnement, et passer de l’idée à la réalité.
Qu’ont en commun les toulousains Iologo, qui développe un outil de rééducation orthophonique, Casa93, organisme qui forme aux métiers de la mode ou encore Ilya, concepteur d’une douche cyclique, médaille d’or du concours Lépine ? Peu de choses a priori si ce n’est qu’ils ont tous, à leurs débuts, été soutenus par Première Brique, l’incubateur toulousain d’innovation sociale, porté par France Active MPA Occitanie et Toulouse Métropole.
Et bonne nouvelle pour les porteurs de projet qui souhaitent à leur tour entreprendre, Première Brique recrute sa nouvelle promotion. Mais attention, il ne leur reste que quelques jours pour se manifester. La date limite pour le dépôt des candidatures est fixée au 2 novembre 2026.
L’innovation sociale pour credo
Installé au domaine de Clairfont à Bellefontaine, Première Brique accompagne depuis plus de dix ans l’émergence de projets entrepreneuriaux en lien avec des enjeux sociaux et/ou environnementaux. L’appel à projet s’adresse à toute personne, qu’elles soient salariées, demandeuses d’emploi, indépendantes, étudiantes ou en reconversion, qui ont identifié un besoin sur leur territoire ou qui imaginent une solution pour améliorer le quotidien, favoriser l’inclusion, préserver l’environnement, repenser l’habitat, l’alimentation, la mobilité ou la santé.
Aucun statut juridique n’est nécessaire, pas plus qu’il n’est indispensable d’avoir un business plan abouti. « Ce qui compte avant tout, c’est l’envie d’agir, d’apprendre et de transformer une intuition en projet », précise l’équipe de Première Brique dans un communiqué. Les personnes retenues bénéficieront d’un accompagnement de six mois, sous la forme d’une résidence entrepreneuriale à raison de trois jours consécutifs chaque mois.
Un accompagnement immersif de six mois
Au programme de janvier à juin 2027 : des ateliers collectifs, des rencontres inspirantes, un accompagnement individuel et des défis terrain pour confronter les idées à la réalité. Entre chaque résidence, chaque porteur de projet poursuit ses expérimentations auprès de ses futurs bénéficiaires, accompagné par l’équipe de Première Brique.
Ceux qui souhaitent aller plus loin pourront ensuite intégrer un parcours d’approfondissement jusqu’à la fin de l’année afin de consolider leur modèle économique, leur stratégie et leur impact. L’incubateur s’appuie pour ce faire sur un réseau d’entrepreneurs, d’experts, de financeurs et d’acteurs de l’économie sociale et solidaire parmi lesquels TBSeeds, Enedis, la French Tech Toulouse, RésO IP+ ou encore la Région Occitanie. Objectif ? Aider les participants à développer leurs compétences, tester leurs hypothèses, mobiliser leur écosystème et construire des réponses utiles aux enjeux de société.
115 projets accompagnés en 10 ans
Depuis sa création en 2015, Première Brique, qui mobilise six salariés, a accompagné 115 projets, représentant 176 porteurs et porteuses de projet, dont 51 projets collectifs. 75 structures ont été créées à l’issue des parcours accompagnés. Parmi elles une majorité d’associations (59 %), mais aussi des SAS (20 %), des SARL (8 %), des SCIC (7 %) et des entreprises individuelles (5 %), ainsi qu’un groupement d’employeurs. 63 de ces structures sont toujours en activité. À noter que 86 % des projets sont portés ou coportés par des femmes.
Le nombre de structures créées ne suffit toutefois pas à mesurer l’impact de Première Brique. « En tant qu’incubateur d’innovation sociale, notre accompagnement vise d’abord à vérifier la réalité des besoins sociaux auxquels les projets entendent répondre et la pertinence des solutions envisagées. Ce travail d’exploration peut aussi conduire certains porteurs et porteuses de projet à faire évoluer leur projet, à y renoncer lorsque le besoin n’est pas confirmé, ou à trouver directement un emploi correspondant à leurs aspirations et compétences. La création d’une structure est donc une issue possible de l’accompagnement, mais pas sa seule réussite », précise l’équipe dirigeante.
Les projets soutenus couvrent plusieurs filières, avec une présence particulièrement forte de l’inclusion et de l’insertion (56 %), suivies de la transition écologique (20,7 %), de l’alimentation durable (12,1 %) et de l’économie circulaire (11,2 %). Parmi eux, on peut citer Consign’Up, qui développe un système de consigne, Ma Bibliothèque d’Objets, qui propose le prêt d’objets du quotidien, Citoy’enR, coopérative citoyenne d’énergies renouvelables, Psy’Script, qui explore la thérapie par l’écriture, ou encore Ostalada, projet d’habitat participatif inclusif.
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