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Le toulousain Le Guardian lance un bracelet autonome de sécurité pour les enfants dès 4 ans

Technologie. À l’occasion de VivaTech 2026, organisé du 17 juin au 20 juin à Paris, l’entreprise Le Guardian présentera la dernière version de son bracelet connecté destiné à géolocaliser les enfants sans téléphone et ainsi les protéger. En pleine phase de précommande, la start-up annonce le lancement d’une campagne de financement participatif en octobre prochain.

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Créé par les toulousaines Jennifer Riado Abad et Pauline Noël, le bracelet peut également recevoir des message vocaux, sans pour autant permettre d’effectuer des appels téléphoniques. (©Le Guardian)

C’est un produit qui s’est normalisé dans nos vies : le traceur GPS. Selon un sondage Ipsos pour l’Observatoire de la parentalité et de l’éducation numérique, quatre parents français sur 10 déclarent avoir recours à des dispositifs de suivi de leurs enfants via leur téléphone.

Après les AirTag, les applications mobiles, et même les pendentifs munis d’une puce électronique, un nouvel appareil entend prendre une place sur ce marché en plein essor. Bonne nouvelle, il est développé à Toulouse par la start-up Le Guardian. Implantée dans au sein de l’incubateur IoT Valley à Labège, la jeune pousse a conçu un bracelet d’alerte autonome.

Innovant, cet objet technologique fonctionne sans téléphone avec un système de localisation et d’alerte en temps réel à destination des enfants à partir de quatre ans. Une troisième version de ce bracelet connecté sera présenté au salon VivaTech 2026. L’événement organisé du 17 au 20 juin 2026, à Paris, réunit 14 000 start-up, 600 grands groupes et près de 200 000 visiteurs. Fondée par les toulousaines Jennifer Riado Abad et Pauline Noël, la marque fait partie des 34 entreprises occitanes sélectionnées avec l’appui d’Ad’Occ, l’agence régionale de développement économique.

Autonome, bouton SOS, water-resistant…

« Initialement, nous voulions créer un bracelet pour lutter contre le harcèlement scolaire. Le sujet des enfants nous parle à toutes les deux : Jennifer est maman et je viens d’une famille où il y a beaucoup de jeunes enfants », explique la co-fondatrice Pauline Noël. Après des rencontres avec des familles, des élus et des écoles, les deux dirigeantes qui planchent sur le sujet depuis octobre 2025 décident de faire évoluer leur projet. Objectif ? Répondre à la crainte des parents de perdre leur enfant dans un lieu public et plus largement agir en faveur de la protection des mineurs.

Si le bracelet intègre une carte SIM, il l’utilise presque seulement pour émettre un message avec les coordonnées GPS en cas d’alerte. (©Le Guardian)

« Complètement water-resistant et avec une autonomie d’une à deux journées, notre bracelet est connecté à une application sur le smartphone des proches qui reçoivent des alertes, permettant par exemple de savoir si l’enfant est bien arrivé à destination », détaille l’entrepreneuse. À noter que si le bracelet peut recevoir des messages vocaux, il ne permet pas d’effectuer des appels téléphoniques. « Le dispositif est multi-utilisateur. Cela signifie que plusieurs personnes peuvent avoir accès aux données de localisation. »

De même, une famille peut connecter plusieurs bracelets à la même application. Le système est également muni d’un bouton SOS. En cas de situation inhabituelle ou urgente, l’enfant peut alerter facilement ses proches grâce à la carte SIM intégrée. Fabriqué en Chine pour le côté hardware, l’application a été développée avec un partenaire français.

Quid de la sécurisation des données personnelles ?

Alors que la démocratisation de ces différents outils de suivi qui inondent aujourd’hui le marché soulève de nombreuses questions éthiques mais aussi en termes de sécurité, la start-up toulousaine a intégré ces problématiques dans sa démarche, rappelant que les données de géolocalisation sont sécurisées comme le requiert le Règlement général de la protection des données (RGPD).

Un des enjeux étant d’éviter que des personnes malveillantes puissent hacker les informations transmises par le bracelet et ainsi porter atteinte à la vie privée des enfants. Pour cela, la pépite travaille avec un cabinet de cybersécurité pour garantir la sécurisation de leur traitement. L’application offre également des possibilités de contrôle et d’accès à un historique d’utilisation.

Une campagne de financement participatif à l’automne

Disponible en précommande sur leur site à compter du 17 juin, les deux entrepreneuses entendent profiter de la visibilité offerte par le salon VivaTech 2026 pour toucher une clientèle plus large et pourquoi pas des distributeurs. Dans son viseur : le marché français, mais aussi espagnol, italien et portugais.

À l’automne, la marque lancera une campagne de financement collaboratif sur la plateforme américaine Kickstarter. « Nous estimons les premières livraisons au premier trimestre 2027 », précise la cheffe d’entreprise.

Issu des secteurs du management et du retail de luxe, le duo d’entrepreneuses a monté la structure sur fonds propres mais a aussi bénéficié du soutien financier de Bpifrance via la Bourse French Tech. « Nous sommes également soutenues par la Région Occitanie via l’agence Ad’Occ ainsi que par la Chambre de commerce et d’industrie de Haute-Garonne. »

Engagée dans une phase critique de son développement, où elle doit engranger des commandes tout en s’assurant de pouvoir produire et livrer dans les temps, la marque toulousaine cherche à renforcer ses capacités financières. Pour cela, elle sollicite des prêts d’honneurs, à taux zéro, auprès du Réseau Entreprendre ainsi qu’avec le fonds d’amorçage Créalia. Son passage à Vivatech pourrait aussi lui permettre de taper dans l’œil d’investisseurs potentiels.