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140e année

AnimaParc Occitanie : un redémarrage en douceur

Loisirs. AnimaParc Occitanie, qui a connu une augmentation de 6 % de sa fréquentation cet été, mise sur de nouveaux projets.

Depuis la réouverture, la fréquentation a augmenté de 6% par rapport
à 2020.

Après une année marquée par la crise de la Covid-19, le parc à thème familial, situé au Burgaud en Haute- Garonne, accueille de nouveau le public, dans le respect des normes sanitaires. Le parc a été fondé en 2005 par Christian Poujade, agriculteur de métier, et Pascale Poujade, infirmière. AnimaParc Occitanie réunit aujourd’hui trois parcs à thème : un parc de loisirs animaliers de cinq hectares avec quelques jeux, un parc d’attractions de sept hectares comprenant des attractions terrestres et aquatiques, et un parc de cinq hectares dédié aux dinosaures.

Thierry Hérault, directeur actuel du parc, évolue au sein de l’entreprise depuis 2008. Recruté en tant que comptable d’AnimaParc, il prend la direction de l’établissement en 2012. « Nous sommes passés de huit à 10 employés titulaires et une soixantaine de saisonniers. J’ai décidé, pour les épauler, entre autres, de prendre la direction du parc », explique-t-il. Entre 2005 et2012, le parc s’est développé uniquement grâce à fonds propres – « les attractions coûtant entre 120000 et 200000€, les fonds propres suffisaient à apporter de la nouveauté. Aujourd’hui, une attraction se calcule en plusieurs millions, et de ce fait, nous faisons désormais appel à des banques pour supporter ces investissements très lourds ».

« Une bouffée d’oxygène après une année difficile »

Fortement impacté par les confinements successifs qui ont engendré des pertes financières considérables, Animaparc a enregistré une baisse de son chiffre d’affaires en 2020, lequel a atteint 1,4 M€ contre 2 M€ en 2 019, une première depuis 15 ans. La direction avait misé sur 180000 visiteurs avant l’arrivé de la Covid-19. Pour autant, le parc, affiche, pour la saison dernière, une fréquentation record de plus de 100000 visiteurs en seulement 80 jours d’activité (contre 150 000 visiteurs en 2019 sur 200 jours). Le 12 juin dernier a ainsi marqué la reprise des activités pour cette destination touristique majeure en Occitanie.

« Chaque attraction aura son retour historique sur l’Occitanie, et il faudra toujours que le lien soit régional et historique »

Depuis la réouverture, le parc connaît une augmentation de près de 6% de sa fréquentation, et ce, malgré l’application du pass sanitaire, selon le dirigeant. « Nous sommes heureux de voir que les visiteurs sont toujours au rendez-vous et que nous avons pu conserver cet esprit familial. C’est une bouffée d’oxygène pour nous après une année difficile ». Le public peut ainsi profiter des attractions et des divers parcs à thème, tout en découvrant les nouveautés. AnimaParc dispose ainsi de six nouvelles attractions à sensations fortes, dont trois inédites dans la région. Ces dernières ont fait l’objet d’un investissement de 2,2 M€ en avril 2020.

« Nous avons beaucoup souffert de la crise sanitaire et nous attendions la réouverture avec impatience pour que le public puisse profiter des nouveautés », souligne Thierry Hérault. Les propriétaires ont également profité du confinement pour réaliser des travaux d’embellissement du parc, à travers l’aménagement de cascades et d’espaces végétalisés ou encore la construction de stations ombragées à chaque attraction.

Des perspectives et des projets plus prometteurs

Après cette saison 2021, qui s’achèvera en novembre, AnimaParc envisage déjà un nouveau projet. D’ici cinq ans, le parc espère que ses attractions du parc à thème Far-West auront pu être reliées au patrimoine régional. L’objectif de cette perspective de développement est d’enseigner à la jeune génération la culture de la région Occitanie tout en rappelant des événements passés liés à l’Occitanie. « Le thème Occitanie existe déjà, mais le lien entre les deux n’a pas encore été établi. Chaque attraction aura son retour historique sur l’Occitanie, et il faudra toujours que le lien soit régional et historique », conclut Thierry Hérault.

Maëva Curutchet