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140e année

Foudie boucle son tour de table

Restauration. Le concept de cuisine virtuelle, développé par Thibaut Ghorifa, Félix Fiorio et Clément Mulsant, a convaincu les artistes Big Flo et Oli et le PDG de Newrest, Olivier Sadran.

Foudie décline huit marques de restauration rapide. DR

Le concept de dark kitchen ou de cuisine virtuelle, puisqu’il n’y a ni salle de restauration ni serveur, la totalité de la production étant vendue en click & collect ou en livraison via les agrégateurs tels que Just Eat, Deliveroo ou Uber Eats, connaît un formidable essor depuis le début de la crise sanitaire. Pour preuve : le développement accéléré de Foudie, l’enseigne fondée en décembre 2020 par trois salariés du groupe toulousain All 4 You qui possède sept restaurants dans la Ville rose et dont les dirigeants sont aussi actionnaires de Foudie.

L’entreprise a installé en fin d’année dernière au 1 avenue Camille Pujol une ligne de production où sont préparées entre 120 et 250 commandes chaque jour. Des plats présents sur les applications de livraison sous différentes marques de fast food : dix au total « avec des concepts culinaires différents », précise Félix Fiorio, dont deux dédiées à l’apéro et aux boissons. Il est, avec Thibaut Ghorifa, et Clément Mulsant, l’un des trois cofondateurs du l’enseigne. L’entreprise, qui emploie aujourd’hui neuf salariés en CDI, prévoit de réaliser de l’ordre de 1 à 1,5 M€ de chiffre d’affaires cette année.

Quatre nouvelle cuisine d’ici juin 2022

Un montant qui pourrait bien doubler l’an prochain. L’ouverture de quatre nouvelles cuisines est en effet prévue d’ici juin 2022, selon Félix Fiorio. Pour financer son développement, Foudie vient de boucler une levée de fonds à laquelle ont souscrit les rappeurs toulousains Big Flo et Oli, Newrest et le fonds de capital investissement Tolosa, tous deux dirigés par Olivier Sadran. Des partenaires de poids pour la jeune enseigne qui souhaite profiter de l’aura des premiers et de l’expérience des seconds pour dupliquer son concept ailleurs dans le grand Sud-Ouest, à Montpellier (dès la fin de l’année) puis à Bordeaux avant de s’intéresser à d’autres régions.

« Nous réfléchissions tous les trois depuis quelque temps à ce business-là parce que c’est une évolution logique de la restauration dans nos sociétés. Le premier confinement nous a permis de peaufiner le projet grâce à nos expériences de restaurateur. Et nous avons ouvert pendant le deuxième confinement », détaille Félix Fiorio. Si le contexte sanitaire a effectivement joué le rôle d’accélérateur, le cofondateur ne doute pas de la pérennité de ce modèle de restauration. « La livraison, quel que soit le produit, est rentrée dans nos moeurs. Et ces pratiques vont rester », assure-t-il. Alors que l’offre de livraison de repas a explosé, le jeune chef d’entreprise entend désormais se démarquer en misant « sur la qualité de nos produits ». L’enseigne a ainsi fait le choix de se servir pour ces viandes chez la Maison Lascours.

Agnès Bergon