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141e année

Humidistop : l’entreprise haut-garonnaise met une claque à l’humidité

Innovation. Humidistop fête ses 10 ans, l’entreprise spécialisée dans le traitement de l’humidité semble avoir trouvé le bon créneau. Télé, radio, blog… William Coignard fait partie de ces entrepreneurs que l’on remarque, très à l’aise avec son image et le digital.

William Coignard, au centre, étend sa gamme avec de nouveaux appareils qui luttent contre le calcaire dans les canalisations et les ondes électromagnétiques. DR

William Coignard est, ce qu’on pourrait appeler dans les médias, « un bon client ». Le chef d’entreprise l’a vite compris en lançant des émissions radio sur les réseaux France Bleu puis en distillant ses conseils aux côtés de Julien Courbet : « mon objectif n’est pas de vendre mes produits à tout prix mais d’aider les gens à mieux comprendre ce qu’est l’humidité, à s’en débarrasser. » Pédagogue, William Coignard explique comment créer un déshumidificateur maison ou comment vérifier sa VMC avec une feuille de papier. Titulaire d’un CAP de plomberie et d’une licence commerce et distribution, le chef d’entreprise a aidé l’enseigne Biocoop à se développer puis il est devenu consultant auprès de futurs chefs d’entreprise.

Il y a une dizaine d’années, William Coignard a senti qu’il tenait un bon filon : « 600 000 logements sont touchés par l’humidité en France, plus on isole, plus vous avez de condensation, c’est contre-productif. » William Coignard s’est appuyé sur un partenaire industriel pour fabriquer ses appareils, le groupe Syselec à Castres, lui permettant ainsi de jouer la carte du made in France. « Nous avons industrialisé une technique déjà existante. » Il a réussi à convaincre : ses appareils (IPEStop-One et IPG Geostop) équipent déjà une centaine de bâtiments publics en Haute-Garonne. Il compte en vendre 4000 cette année. Ses appareils sont des inverseurs de polarité électromagnétique et géomagnétique, ils permettent de créer des coupures capillaires dans les murs et de stopper l’humidité.

Un modèle d’entreprise différent, un dirigeant omniprésent

Le chef d’entreprise appelle directement les clients pour leur expliquer comment fonctionnent ses appareils. Il y tient : « ça me permet de rester en phase avec le terrain, les gens sont parfois surpris de m’entendre, l’impact d’un passage à la télévision est très fort. » C’est sans aucun doute un sérieux argument de vente. William Coignard a modifié sa stratégie marketing. Avant le Covid, il employait quatre salariés. À présent il travaille en mode start-up. « J’ai développé un écosystème d’ingénieurs, de techniciens, de commerciaux, tous indépendants. Cela permet de s’adapter plus rapidement au marché. » Autre changement majeur pour l’entreprise, le passage au 100 % digital.

« Il a fallu trouver des solutions, explique William Coignard. Depuis le Covid, les commerciaux ne vont plus chez les clients pour faire les diagnostics. » Il a revu et amélioré son site en juin 2020. « En quatre mois, on avait déjà réalisé le chiffre d’affaires de toute l’année. » William Coignard table sur 1,5 M€ de CA en 2022. Rien ne semble arrêter le chef d’entreprise qui a bien compris l’intérêt de s’inscrire dans un marché de niche. Il développe sa gamme antihumidité pour les professionnels et lance un appareil pour lutter contre le tartre et le calcaire dans les canalisations.

Autre produit, dans l’air du temps, un système destiné à contrer les ondes électromagnétiques (wavy box), entièrement conçu pour ses partenaires régionaux. « J’y crois beaucoup, Je suis persuadé qu’il y a un marché à conquérir », anticipe le chef d’entreprise qui compte bien s’appuyer sur le salon du made in France à la fin du mois de mars à Paris pour asseoir sa notoriété.

Dorisse Pradal