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141e année

iMSA voit (beaucoup) plus grand

Informatique. Basé à Montauban, le GIE en charge du système d’information des caisses de Mutualité sociale agricole inaugure un nouveau bâtiment.

Jacques Bouldoires, directeur général d’iMSA. DR

« Pour vivre heureux vivons cacher ». Ce qui jusque-là était un peu la devise d’iMSA est en passe de changer. Le Groupement d’intérêt économique qui construit et maintient le système d’information de l’ensemble des caisses de Mutualité sociale agricole (MSA), trop à l’étroit dans ses locaux, a inauguré sur le site de son siège historique, rue du Clos Maury à Montauban, un nouveau bâtiment de 4000m2. Il devrait permettre de regrouper en un même lieu, l’ensemble des équipes montalbanaises du GIE jusque-là dispersées. Manière d’apporter plus de cohésion et un cadre de travail plus convivial aux quelque 540 collaborateurs d’iMSA au cœur de la Cité d’Ingres. iMSA a installé son siège social à Montauban à la fin des années 80.

Depuis, la structure n’a cessé de grossir au point qu’une extension (la quatrième) était devenue « absolument nécessaire », rappelle le directeur général d’iMSA, Jacques Bouldoires, sachant que depuis une quinzaine d’années, l’organisme a noué des partenariats informatiques avec d’autres régimes. « En marge de gérer l’information du régime de sécurité sociale agricole, nous gérons en effet l’informatique de différents régimes spéciaux de sécurité sociale, ceux par exemple de la Sécurité sociale, de la SNCF et de la RATP, ou ceux des parlementaires (Assemblée nationale et Sénat) », détaille ainsi le dirigeant. Pour ce faire, iMSA fait également appel à de nombreuses (près de 400) entreprises de services du numérique (ESN) à Montauban et dans l’agglomération toulousaine telles que Sopra Steria, Atos, Sogeti, etc.

ORIENTÉ CLIENT

L’agrandissement de ses locaux s’inscrit pour iMSA dans un plus vaste projet de transformation organisationnelle. « Nous avons cherché à rapprocher nos services informatiques des utilisateurs en décloisonnant les métiers de l’informatique, détaille Jacques Bouldoires. Plus d’« autonomie » et de « transversalité », sont en substance les maîtres mots de cette « révolution culturelle très profonde » à l’œuvre depuis 24mois au sein de l’organisme dont les nouveaux locaux sont une illustration avec des espaces plus flexibles, plus collaboratifs. Une « agilité » qui lui permet d’être très réactif. iMSA vient ainsi, dans le cadre du portail numérique national des droits sociaux, pour lequel il travaille comme opérateur pour le compte de la Sécurité sociale, de « mettre en place un téléservice pour le versement de la prime inflation.

Ce téléservice permet à ceux qui n’en ont pas bénéficié de la réclamer s’ils en remplissent les conditions. Nous avons dû le mettre en place, surorientation du gouvernement, en quelques semaines », précise le DG. Pour ce dernier, l’objectif de cette transformation est aussi pour iMSA de faire face aux grands enjeux qui se profilent, telle « la mise en place à venir d’un versement universel qui viendrait se substituer à toutes les prestations de type allocation logement, RSA, prime d’activité. Si une telle loi est adoptée, elle amènera une évolution considérable des systèmes d’information servant toutes ces prestations. Nous devrons adapter ce SI tout comme la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) et nous devrons le faire ensemble dans le même tempo. Nous essayons du reste, chaque fois que cela se présente, de travailler au maximum ensemble avec la Cnam et la Cnav également. La revalorisation des retraites agricoles qui a eu lieu récemment en application de la loi Chassaigne, s’est faite en lien avec la Cnav et la MSA et a nécessité elle aussi une évolution du système d’information. Sur ce chantier, nous étions en première ligne. » iMSA, qui figure dans le top 10 des plus gros employeurs de Montauban, continue de recruter. Une cinquantaine d’embauches sont prévues cette année avec des profils d’expertise très variés : de la sécurité informatique au développement.

Agnès Bergon