Informations régionales économiques et juridiques
141e année

Instant bougies, un démarrage en douceur

Artisanat. L’entreprise montalbanaise, Hélanie, hébergée au sein de la pépinière Grand Montauban se fait une place sur le marché de niche de la bougie artisanale.

Instant bougies, un démarrage en douceur
Hélène Grau Caquard et Stéphanie Bonnetain. (Crédit : DR)

L’art du cocooning s’est largement intensifié et la bougie en est l’illustration parfaite. C’est sur cette tendance qu’ont décidé de surfer deux anciennes collègues, Hélène Grau Caquard de formation comptable et passionnée par la rénovation d’intérieur, et Stéphanie Bonnetain, commerciale et amatrice de loisirs créatifs. Elles ont pris le virage de l’entrepreneuriat en pleine pandémie. L’entreprise Hélanie est née sur le territoire montalbanais en avril 2021, avec l’ambition de fournir toutes les matières premières pour la fabrication de bougies artisanales, avec des produits naturels.

« Les consommateurs aujourd’hui se tournent de plus en plus vers des produits naturels et le marché de la bougie se porte bien. Nous avons ainsi décidé de nous orienter vers le BtoB et de devenir détaillant et semi-grossiste. Même si on nous le demande souvent, nous ne fabriquons pas de bougies, explique Stéphanie Bonnetain, cofondatrice de la marque L’instant Bougies. Tandis que le marché de la bougie est très marqué en Angleterre, nous n’avons que trois ou quatre concurrents sérieux en France dans le commerce de détail de matières premières. Nous proposons ainsi une quinzaine de cires végétales et près de 52 flagrances sans CMR fabriquées par un parfumeur basé à Grasse. Sur ce point, nous avons pris le temps de chercher notre partenaire pour nous démarquer de nos concurrents et proposer ainsi des senteurs spécifiques. Cela nous permet également de proposer trois nouveautés chaque trimestre. À côté, nous vendons aussi des mèches, des colorants, du matériel, des accessoires, etc. Et toutes les matières proviennent d’Europe ».


>LIRE AUSSI : L’artisanat occitan en force au salon MIF Expo 2022


Cultiver l’écoresponsabilité, c’est en effet une notion cruciale aux yeux des cofondatrices qui mettent également en place un projet de recyclage. « Pour l’envoi des colis, nous utilisons des cartons déjà utilisés que nous récupérons notamment auprès de pharmacies. Nous envisageons à court terme de nouer un partenariat avec une entreprise de recyclage, à plus grande échelle. C’est un projet qui nous tient à coeur. »

AGRANDISSEMENT ET DIVERSIFICATION EN VUE

Bien que sa création soit récente, la petite entreprise affiche une belle progression, notamment avec la mise en ligne de son site marchand depuis juillet. Aujourd’hui, elle enregistre près de 4000 clients dont une grande part de professionnels. Les cofondatrices envisagent dans les mois à venir d’agrandir la gamme de produits. « L’idéal serait que les clients passent uniquement notre site et qu’ils n’aient pas besoin d’aller compléter leurs achats ailleurs », ajoute-telle. L’entreprise entend également diversifier son activité à travers des ateliers de fabrication de bougies destinés aux particuliers. « Nous y réfléchissons mais pour l’instant nous manquons de place pour proposer cette activité supplémentaire. Nous allons devoir bientôt pousser les murs ! », relève la cofondatrice. En effet, l’entreprise qui est actuellement hébergée par la pépinière d’entreprises du Grand Montauban, bénéfice d’un petit atelier de stockage.

« Nous avons également bénéficié de la plateforme IMTG qui aide les porteurs de projets à faire leur premier pas et à bénéficier de prêts d’honneur. Nous avons en parallèle fait une aide à France Active, laquelle a été acceptée, ce qui nous a permis de démarrer l’activité avec l’esprit plus tranquille. » À l’horizon 2024, les fondatrices envisagent d’acheter un local à Montauban pour accompagner la croissance de leur entreprise et voler de leurs propres ailes. Elles ambitionnent également de recruter un collaborateur pour la partie logistique d’ici quelques mois. En attendant, elles espèrent afficher une croissance à deux chiffres l’an prochain.

Jennifer Legeron