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La French Tech Toulouse vise les 400 membres et muscle sa feuille de route pour 2026

Réseau. Le 28 janvier, l’association de la French Tech Toulouse a donné rendez-vous aux acteurs économiques du territoire dans les locaux d’Orange pour son premier grand évènement de l’année. L’occasion pour elle de dévoiler sa feuille de route pour 2026, une année sous le prisme de la souveraineté technologique.

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L’association French Tech Toulouse est pilotée par un conseil de 8 entrepreneurs bénévoles représentant les entreprises et les start-ups locales à succès. (©La French Tech Toulouse)

Avec plus de 900 start-up sur son territoire et plus de 200 membres actifs, la French Tech Toulouse fédère des acteurs publics et privés qui font rayonner l’innovation deeptech régionale. L’association compte des grands groupes, des ETI et des PME parmi lesquels LeHibou, Groupe SNCF, MerciYanis, le Conseil National des Achats d’Occitanie, Airbus Développement ou encore la Mêlée.

Le mouvement des entrepreneurs toulousains, présidé par Salomé Géraud, co-fondatrice du Drive tout nu et dirigé par Maxence Buscato, affiche de fortes ambitions pour l’année 2026 comme l’indique un communiqué publié le 29 janvier. Un volontarisme revendiqué dans un contexte national et international contraint, dans lequel l’association entend pleinement jouer son rôle, à savoir accompagner les entreprises dans leur stratégie de développement. Et notamment celles engagées dans la lutte pour la souveraineté technologique et industrielle de la France.

Valoriser les innovations occitanes

Labellisée Capital French Tech en 2019 par le ministère de l’Économie, l’association remplit deux missions principales : déployer des programmes nationaux de soutien à l’émergence et au développement des entreprises innovantes et animer l’écosystème de l’innovation sur le territoire.

« La French Tech occupe une place centrale pour développer de nouveaux business autour des ruptures technologiques, au cœur d’un écosystème d’open innovation comme celui d’Orange », souligne Guillaume Chabas, directeur des innovations et partenariats professionnels chez Orange, membre de l’association.

D’après sa nouvelle feuille de route, elle articule à présent sa stratégie sur quatre axes majeurs :

  • Faciliter l’accès aux financements pour soutenir le passage à l’échelle des entreprises innovantes ;
  • Renforcer les synergies locales afin de favoriser les collaborations et les opportunités business ;
  • Attirer et accompagner les talents, dans toute leur diversité ;
  • Développer la commande publique et privée, notamment via le dispositif national « Je choisis la French Tech ».

Pilier de la feuille de route 2026, ce dernier dispositif consiste à « renforcer l’utilisation des technologies des start-up françaises par les secteurs privé et public dans l’objectif de doubler le montant des achats vers les jeunes pousses d’ici 2027 », détaille sur son site gouvernemental La mission french tech.

Doubler le nombre de membres actifs

Toujours dans le cadre de son plan d’actions, l’association a lancé un comité de pilotage garant de la réalisation de ses missions. Ce dernier réunit des groupes tels que Foodles, Ikos Group, le Medef Haute-Garonne, le Groupe SNCF, Orange, le Club ETI Occitanie, le Club Stratégies Achat, et bien d’autres acteurs de poids.

La structure compte aussi sur ses plus de 40 événements organisés chaque année pour fédérer les acteurs locaux en multipliant les temps de rencontre pour favoriser les partenariats commerciaux et soutenir une innovation souveraine et durable. Elle fait notamment référence au « Monthly », « une rencontre mensuelle sur site (dernier jeudi de chaque mois) où nous faisons découvrir notre association et nos actions à toutes les personnes intéressées », explique Maxence Buscato, mais également aux Summer Tech Days 2026 : grand-messe de la tech et de l’innovation, dont la date n’a pas encore été annoncée à ce jour.

Guillaume Chabas souligne par ailleurs que « le contexte géopolitique et économique actuel constitue une opportunité majeure pour les start-up tricolores de renforcer leur déploiement sur les marchés français et européens ». En effet, lors du salon Vivatech 2025, consacré à l’innovation technologique française, le président de la République Emmanuel Macron avait rappelé la nécessité de renforcer la souveraineté technologique du pays.

Désormais, la French Tech Toulouse anticipe une nouvelle phase de développement de sa communauté en 2026. Elle envisage même « une progression du nombre d’adhérents, qui pourrait atteindre 400 membres d’ici la fin de l’année », conclut-elle dans son communiqué.