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140e année

Laf Santé digitalise son offre de parapharmacie

Santé. Le groupe toulousain Laf Santé vient de lancer une nouvelle plateforme dédiée à la parapharmacie.

Hervé Jouves, président de Laf Santé. DR

L’effervescence des achats en ligne, accélérée par la crise Covid n’est pas passée à travers les radars du groupe toulousain Laf Santé. Créé en 2005, il se positionne comme le premier relais santé des villes. Basé sur un modèle phygital et serviciel, il poursuit ainsi sa stratégie digitale. Parmi les 250 pharmacies qui constituent le maillage Occitan de Laf Santé – auxquelles s’ajoutent six parapharmacies dans l’Hexagone dont le vaisseau amiral de 1 000 m2 situé boulevard de Strasbourg à Toulouse –, 150 sites rattachés à Lafayette seront en ligne d’ici la fin de l’année.

« L’objectif est de se servir de cette pépite comme appui pour notre nouveau site »

Au-delà d’un tournant digital déjà amorcé pour le côté pharmacie, d’autant que comme le souligne Hervé Jouves, président de Laf Santé, « la loi française oblige à avoir un site par pharmacie », le groupe ambitionne de devenir le leader français de la parapharmacie en ligne via son nouveau site. Pour ce faire, Laf Santé a acquis en mars dernier le pure player de l’e-parapharmacie, Cocooncenter, basé à Châlons-en-Champagne, lequel, fort de 80 salariés et d’un entrepôt de 5 000 m2, a généré 50 M€ de chiffre d’affaires en 2020.

« L’objectif est de se servir de cette pépite comme appui pour notre nouveau site, explique le dirigeant. Nous souhaitons accompagner Cocooncenter dans le développement de ses cinq plateformes – à savoir les extensions .com, .be, .es, .uk, et .de, comprenez des sites en Belgique, Espagne, Royaume-Uni et Allemagne – et asseoir notre crédibilité au niveau national dans la sphère digitale sur le marché de la parapharmacie ».

Déjà 30 000 références

En effet, face à une concurrence accrue où les pure players se renforcent comme Amazon, Zur Rose, Atida, etc., le groupe entend ainsi se positionner sur le marché européen. Pour atteindre cet objectif, la plateforme affiche pour l’heure 720 marques et 30000 références au compteur, notamment dans l’environnement de la maternité, la beauté, les compléments alimentaires mais aussi le soin animal. « Nous attaquons le marché de manière agressive. Nous entendons enrichir l’offre notamment dans le bio, les produits vegan et écoresponsables, axes stratégiques sur lesquels le groupe investi depuis cinq ans à travers ses marques propres. Nous avons des gammes cosmétiques bio à base d’eau thermale et d’huiles essentielles qui ont été élues meilleurs produits bio de l’année. C’est un segment que nous souhaitons développer. Et d’autres marques sont attendues, nous sommes en veille permanente. »

« Nous regardons principalement les marchés belge, italien et espagnol. Notre modèle, basé sur des prix bas, un large choix de produits et des compétences métiers, n’existe pas dans ces pays »

Si l’activité du site doit générer 20 M€ de chiffre d’affaires la première année, le pôle digital, lui, vise la barre des 70 M€ soit environ 7 % de l’activité du groupe qui espère atteindre un volume d’affaires de plus d’1 Md€ en 2021. Côté logistique, le groupe projette de doubler sa surface d’entrepôt, passant ainsi de 5 000 m2 à 10 000 m2 d’ici les deux prochaines années en vue d’assurer le développement de la plateforme de parapharmacie. Si actuellement, le site vise principalement le marché français, le groupe projette cependant de partir rapidement à l’assaut de l’Europe.

« Nous regardons principalement les marchés belge, italien et espagnol. Notre modèle, basé sur des prix bas, un large choix de produits et des compétences métiers, n’existe pas dans ces pays. Nous souhaitons ainsi prolonger l’aventure, qu’il s’agisse de la plateforme internet et des boutiques physiques au-delà des frontières hexagonales », assure Hervé Jouves. En attendant, cinq pharmacies supplémentaires devraient voir le jour en Occitanie d’ici 2023 et le groupe n’exclut pas de nouvelles opérations de croissance externe.

Jennifer Legeron