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140e année

Les champions du rangement en entreprise

Aménagement. Nicolas Merlier vend des solutions de stockage, du petit rayonnage pour archiver des documents à la mezzanine. Un univers bien structuré où il trace sa route. Son entreprise, Occitanie Rayonnage est en plein développement. Il vient de s’installer dans de nouveaux locaux à Montclar-de-Quercy.

Occitanie Rayonnage est à la fois installateur et grossiste. DR

Vous connaissez l’adage ? En rangeant votre armoire, c’est votre tête que vous allez désencombrer… Voilà qui pourrait faire sourire Nicolas Merlier, lequel est devenu un véritable professionnel du rangement et de l’optimisation des espaces. Il a lancé son entreprise il y a trois ans.

« Nous sommes en constante évolution, nous ne cherchons pas à avoir de gros clients. »

« J’étais responsable d’agence dans une société de rayonnage, chez Mécalux à Blagnac, j’avais 12 collaborateurs et l’oeil rivé en permanence sur les chiffres des ventes. J’avais besoin de revenir à des choses plus simples, plus humaines. Je me suis dit qu’il y avait un créneau à prendre en créant une structure à taille humaine est en apportant un service différent aux clients. » Nicolas Merlier a commencé seul. Il a ouvert une petite agence à Nègrepelisse puis s’est aperçu qu’il lui fallait stocker du matériel, il a ainsi déménagé dans un dépôt plus grand à Albias. Cet été, il a élu domicile dans de nouveaux locaux de 800 m2 à Montclar-de-Quercy.

Il a aménagé un showroom et développé la zone de préparation de commandes. L’entreprise compte aujourd’hui cinq salariés. « Depuis que j’ai embauché, j’ai réussi à doubler mon chiffre d’affaires », se réjouit Nicolas Merlier. Il devrait atteindre les 1,2M€ de CA à la fin de cette année. « Nous sommes en constante évolution, nous ne cherchons pas à avoir de gros clients. Ce qui fait notre force, ce sont les petits clients. Ils grandissent et nous nous développons sans vraiment prospecter. »

Des besoins de stockage en constante évolution

Nicolas Merlier vient du secteur du chariot élévateur, c’est un sérieux atout. Le milieu du chariot élévateur est étroitement lié au rayonnage : « quand je conçois un aménagement, je pense tout de suite au chemin emprunté par le chariot élévateur et les engins de levage. » Conséquence inattendue liée à la Covid qui a permis à Nicolas Merlier de développer son entreprise : les clients se sont mis à stocker pour faire face à la pénurie de matières premières et éviter les ruptures de stock. Ils ont eu besoin de rayonnages.

Ajoutons à cela, le prix du foncier qui ne cesse d’augmenter aux abords des grandes villes. « Aujourd’hui la clé n’est pas de s’étendre mais d’utiliser la hauteur du bâtiment. Par exemple, sur un bâtiment, on va créer une plateforme, une passerelle. Il s’agit d’anticiper les futurs besoins en rangements des clients. »

La façon de travailler nécessite aussi des aménagements différents, de plus en plus d’entreprises font du picking dans les rayonnages. « C’est la charge qui va à l’homme, explique le chef d’entreprise, un système automatisé va chercher le colis. Je travaille avec des partenaires comme Stow, capables de fournir une solution clé en main ».

Se développer à son rythme

À la fois installateur et un peu grossiste, l’entreprise propose du matériel à la revente, lequel représente 10% du chiffre d’affaires. C’est un service offert par l’entreprise afin de permettre à ses clients de réduire les coûts de transport. Toujours en recherche de challenges, un nouveau marché semble intéresser Nicolas Merlier, celui des gondoles de magasin, la grande distribution repense l’aménagement de ses rayons et son parcours client : « c’est un marché nouveau mais nous avons envie d’y aller », explique le fondateur.

Doucement mais sûrement, c’est le credo de ce chef d’entreprise. Nicolas Merlier mesure les risques : « lorsque nous sommes face à de gros budgets, on ne prend pas en direct. On travaille avec des prestataires qui ont une trésorerie plus importante que la nôtre. Miser sur un seul client ferait prendre trop de risques à l’entreprise. C’est la stratégie du moment après on verra… »

Dorisse Pradal