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141e année

Les éoliennes en mer dans le viseur des drones

Innovation. Un consortium régional dont fait partie l’Isae-Supaero planche sur un projet de recherche pour développer des drones capables d’inspecter les structures en mer.

Lois de contrôle pour le pilotage automatique pour le drone développé par le consortium occitan dont fait partie l’Isae-Supaero. (Crédit : DIODON DRONE TECHCNOLOGY).

Le mois de juin a signé le lancement d’un projet d’inspection automatisée d’éoliennes en mer, baptisé Inemar (Inspections d’éoliennes en mer par drones automatiques robustes). Porté par quatre entreprises d’Occitanie (Donecle, Diodon Drone Technology – une start-up française spécialisée dans la conception et la fabrication de minidrones pour les environnements maritimes et côtiers – TMI-Orion et 8.2 France) et l’Isae-Supaero, il s’inscrit dans la dynamique de développement de la filière de l’éolien en mer et allie deux secteurs emblématiques régionaux que sont l’aéronautique et les énergies marines renouvelables. Ce projet, fortement soutenu par la Région Occitanie, vise ainsi à développer une solution d’inspection innovante et autonome en transposant des savoir-faire onshore à l’off-shore, et à mettre sur le marché des dispositifs adaptés à ces environnements hostiles.

MAINTENANCE PRÉDICTIVE

Doté d’un drone aérien et d’un drone sous-marin pour inspecter la structure dans son ensemble, le système assure une optimisation du maintien en condition opérationnelle des éoliennes. Plus rapide, plus précis et plus sûr, le dispositif offre une réduction des coûts d’arrêts et ouvre la voie à une maintenance prédictive. De fait, le consortium occitan a pour ambition de développer une solution d’inspection complète et totalement automatisée.


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D’une part, l’inspection de la partie émergée sera réalisée par un drone aérien robuste et 100 % étanche capable de naviguer en environnement maritime et de se positionner automatiquement par rapport à une éolienne grâce à une technologie de Lidar. D’autre part, l’inspection de la partie immergée sera réalisée par un robot sous-marin doté de capteurs permettant un contrôle visuel et d’état de surface. Les informations aériennes et sous-marines seront, elles, traitées par des algorithmes d’intelligence artificielle et stockées pour permettre l’élaboration d’un historique digital.

LOIS DE CONTRÔLE POUR LE PILOTAGE AUTOMATIQUE

De leur côté, les scientifiques du département conception et conduite des véhicules aéronautiques et spatiaux de l’Isae-Supaero planchent notamment sur l’amélioration des lois de contrôle pour le pilotage automatique du drone en mer ainsi que sur la modélisation et la prise en compte des aspects aérologiques. En effet, le drone, volant à proximité de l’éolienne, est soumis à de fortes turbulences liées au vent alors que l’inspection automatique de la structure nécessite un vol stable. Le consortium entend aboutir à un prototype de drone à l’horizon de deux ans. L’objectif est de concevoir une solution avec une empreinte carbone faible pour l’inspection d’éoliennes en mer. Ce projet s’inscrit pleinement dans la stratégie de développement les solutions d’aviation durable de l’institut supérieur toulousain.

Rédaction GdM