Ma Boîte à Moustique devient The Invascience Company et confirme ses ambitions à l’international
Loisirs. Pour gagner en visibilité, l’entreprise toulousaine, qui conçoit, fabrique et commercialise des bornes anti-moustique, change de nom et restructure son portefeuille de marques. Objectif ? Accélérer son développement, notamment en Espagne et en Italie, et conforter son positionnement haut de gamme.
En avril 2025, l’entreprise toulousaine Ma Boîte à Moustique levait 1 M€ pour accélérer son développement à l’international. Dix mois plus tard, elle enfonce le clou en changeant de nom pour devenir The Invascience Company, contraction des mots espèces invasives et science, un choix stratégique majeur.
Des bornes made in France
Fondée en 2021 par Romain Tiberghien et Guillaume Lombart, deux ingénieurs diplômés de l’Institut catholique d’arts et métiers (Icam), l’entreprise développe des pièges anti-moustique connectés dont le fonctionnement est basé sur le bio-mimétisme. Une solution que ses concepteurs ont voulu la plus « respectueuse de l’environnement ». Assemblées en Isère à partir de composants fabriqués en France, les bornes fonctionnent à partir de CO2 biosourcé produit par la méthanisation agricole par Gaz de Ferme dans les Pyrénées.
Cette solution innovante a déjà séduit de nombreux particuliers, des collectivités ainsi que des professionnels de la restauration et du tourisme. Au point que la pépite a bouclé en 2024 son premier exercice à l’équilibre. L’entreprise revendique aujourd’hui 10 000 dispositifs déjà vendus en France, dans les Dom-Tom et à l’étranger.
De fait, la société, qui emploie une vingtaine de collaborateurs et réalise 2,5 M€ de chiffre d’affaires, a franchi les frontières de l’Hexagone en vendant ses premiers pièges en Suisse. Ce deuxième tour de table réalisé au printemps dernier auprès d’investisseurs issus du monde de l’innovation, des services et de la distribution lui a permis de poursuivre son développement en Italie et en Espagne. Un déploiement que le changement de nom devrait accélérer.
Un nom universel pour être plus visible à l’étranger
Historiquement, Ma Boîte à Moustique était à la fois le nom du premier produit développé par la société, mais également le nom de sa marque professionnelle d’installateurs, et enfin le nom de l’entreprise elle-même. « Or, on voit certaines limites dans notre développement actuel à l’international avec ce nom de marque », détaille Romain Tiberghien dans un post LinkedIn.
L’opération de rebranding vise donc à redonner plus de lisibilité à l’ensemble, tout en « affirmant son ADN scientifique », souligne l’entreprise dans un communiqué daté du 19 février 2026. « Notre approche est désormais globale et ne se limite pas à un seul nuisible ou à un unique aspect opérationnel. Nous combinons la science, la recherche, la prévention, l’analyse, le contrôle et les technologies pour une action transversale », précise Camille Lasserre, responsable marketing et communication. Et Guillaume Lombart d’ajouter :
Elle traduit la maturité que nous avons acquise, notre exigence scientifique et notre ambition de jouer un rôle structurant dans la lutte durable contre les moustiques avec l’ensemble de l’écosystème français et européen. »
Conforter son positionnement haut de gamme
La société toulousaine annonce en parallèle une restructuration de ses marques, au nombre de deux, avec d’une part Wiliv. Dédiée au grand public, elle est déjà présente dans près de 230 points de vente en France grâce au partenariat noué avec Evergreen Garden Care, un des leaders européens des produits de jardin amateur.
Et d’autre part Inyo (pour Inspire Your Outdoor), le nouveau nom de sa marque pro. Cette dernière adresse les « particuliers exigeants », les acteurs économiques accueillant du public (restaurateurs, campings, hôteliers...) et les collectivités qui recherchent des solutions et un accompagnement sur-mesure. Présents sur l’ensemble du territoire, les 200 installateurs agréés, qui composent son réseau, proposent un large panel de services, depuis l’étude locale de l’environnement jusqu’à l’installation des pièges en passant par la maintenance des systèmes et le changement des consommables.
Ainsi repositionnée, le Toulousain entend bien poursuivre sa croissance, sachant que le marché des solutions de lutte contre les moustiques est en plein essor, notamment en raison de la propagation très rapide du moustique tigre et des risques sanitaires qu’elle fait courir en raison de sa capacité à porter des maladies mortelles telles que la dengue, le chikungunya ou le virus Zika.