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Mis en redressement judiciaire, le toulousain KOB se cherche un repreneur

Rebond. Après l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire, la start-up toulousaine KOB, spécialisée dans la filtration de l’eau à base de verre recyclé, cherche un repreneur pour accélérer son développement et industrialiser sa technologie innovante.

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l’entreprise cofondée par Michel Kaluszynski a développé le Sandbag, une solution de filtration de l’eau innovante hydro-économe à base de verre perdu. (©KOB)

Après l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Toulouse le 20 avril dernier, la société KOB (Kind of Blue) est en quête d’un repreneur.

Spécialisée dans la filtration de l’eau, la start-up a développé le Sandbag, un filtre innovant utilisant du verre recyclé. Alors que seuls 32 % des emballages en verre sont recyclés à l’échelle mondiale, KOB transforme ces déchets en solution de filtration hydro-économe, alternative aux filtres à sable traditionnels. Le procédé, fruit de trois ans de R&D, concilie ainsi deux enjeux : le recyclage du verre, un matériau dont la production est fortement consommatrice d’énergie, et la rareté de la ressource en eau.

Fondée en 2019, la jeune pousse a été soutenue dès l’origine par un pool bancaire à hauteur de 300 K€, permettant de financer la R&D et de lancer dès 2024 dans la zone de Larrieu à Toulouse une unité de production de 800 m² capable de traiter jusqu’à 900 tonnes de verre par an. Les premiers sacs de sable commercialisés sous la marque Sandbag ont été distribués dans les magasins de l’enseigne Fluidra.

Mais au-delà de ce premier site, KOB a de plus grandes ambitions. Elle vise en effet un modèle industriel circulaire, déployable en France ainsi qu’à l’international via des licences de production, sur des marchés où l’optimisation de l’eau devient stratégique comme les loisirs, l’irrigation et l’industrie.

Une levée de fonds de 1,3 M€

Fort de ces premiers succès, en 2025, l’entreprise a lancé un nouveau programme de recherche autour d’un nouveau procédé de microfilration, utilisant les « fines » de verre. Chiffré à plus de 1,2 M€, le projet, retenu dans le cadre de l’appel à projet Innov’Eau porté par l’Ademe, devait bénéficier via France 2030 d’un soutien public de 843 000 €.

En parallèle, en octobre dernier, la pépite toulousaine a également annoncé le lancement d’une levée de fonds de 1,3 M€ afin de consolider ses fonds propres et poursuivre son développement, espérant collecter rapidement 400 000 €, auprès d’industriels du secteur de la filtration et de fonds à impact. Mais le 15 décembre, l’entreprise se déclare en état de cession des paiements.

L’ouverture de la procédure de redressement judiciaire marque une nouvelle étape pour KOB. Forte d’une équipe de dix personnes, la start-up doit franchir un cap : transformer un marché naissant en activité rentable. Les premiers déploiements ont confirmé l’intérêt de la technologie, mais les revenus générés restent insuffisants pour couvrir les investissements industriels nécessaires.

Assurer l’avenir de l’entreprise

Dans un communiqué daté d’avril, KOB annonce donc être à la recherche d’un partenaire stratégique. Pour séduire d’éventuels repreneurs, l’entreprise met en avant un projet « déjà opérationnel, avec des actifs en place, un savoir-faire établi et un potentiel de développement immédiat ».

« Nous avons construit un projet cohérent, avec une technologie éprouvée et des premiers marchés engagés. L’enjeu aujourd’hui est d’accélérer, avec un partenaire capable de franchir un cap et de déployer pleinement le potentiel de KOB », souligne Michel Kaluszynski, confondateur de KOB et actuel dirigeant.

Alors que l’activité se poursuit, l’objectif est désormais de permettre une reprise rapide afin d’assurer un développement durable pour l’entreprise toulousaine.