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141e année

Mobilityurban trace sa route

Mobilité. L’enseigne de trottinettes, Mobilityurban, vient de déménager à Toulouse et continue son expansion en France.

Christophe Bayart, fondateur de Mobilityurban. DR

Avec l’entrée en vigueur de la ZFE et l’augmentation des malus pollution, les nouvelles mobilités urbaines déferlent dans les rues. D’ailleurs, l’enseigne de vente et de réparation de trottinettes électriques Mobilityurban, qui célèbre cette année ses 10 printemps, ne cesse de gagner du terrain. Si l’enseigne a vu le jour à Toulouse en 2014, elle compte désormais cinq magasins propres dont une ouverture à Lille en 2021, suivie d’une première franchise à Limoges la même année, ce qui lui a permis d’enregistrer 20% de croissance. La crise, qui a mis en exergue de nouveaux besoins, n’aura pas eu raison de l’enseigne qui a su tirer son épingle du jeu.

« Malgré la fermeture obligatoire des magasins, nous avons limité la casse grâce à une très forte activité au moment de leur réouverture. Nous avons donc réussi à tenir le cap. Cependant, si la pandémie a influencé les modes de déplacements, ce sont surtout les mastodontes et market place des grandes surfaces spécialisées qui en ont profité au début avec des équipements à moindres coûts. C’est surtout pendant l’année 2021 que les nouveaux adeptes de trottinettes ont investi dans du matériel plus qualitatif », explique Christophe Bayart, le fondateur. Des changements accompagnent également le développement de l’enseigne, qui pousse les murs à Toulouse, en ce début d’année.

En effet, installée depuis des années place du Parlement, Mobilityurban vient d’emménager dans de nouveaux locaux de 140 m2 avenue de Muret. « Depuis toutes ces années, boutique et atelier de réparation se trouvaient de part et d’autre de la place du Salin alors que la configuration des autres magasins en France était différente. Notre espace initial n’était plus viable pour suivre la hausse de volume des stocks avec les nouvelles ouvertures et l’augmentation du nombre de produits. En parallèle, le service après-vente a également pris de l’ampleur. L’atelier prend en charge des machines multi-marques pour toutes sortes d’interventions, allant de la simple crevaison à la panne majeure et fait également de la prestation de service en sous-traitance. Pour toutes ces raisons, de nouveaux locaux se sont imposés, ce qui nous permet par la même occasion d’y installer notre siège. »

Produits en marque propre

L’enseigne, qui référence une trentaine de modèles au total et en expose une quinzaine en boutique, entend également faire la différence sur le marché national avec une gamme de produits en marque propre, désignée par le fondateur lui-même. « Pour l’heure, nous proposons notamment une trottinette, avec des roues de 12 pouces et un large plateau, laquelle est destinée aux 50 ans et plus, pour plus de confort et de stabilité. L’idée est de combler un trou dans la raquette par rapport à nos concurrents qui s’adaptent peu aux besoins de la clientèle française. Nous envisageons ainsi de porter notre gamme à trois références cette année. » Quid de la fabrication ?

« Contrairement à l’Europe où la chaîne de fabrication n’est pas complète, les pays asiatiques ont l’avantage d’avoir un écosystème global, comprenant les composants, ce qui permet aux fournisseurs d’être très réactifs. Cependant, la chaîne se met progressivement en place. Nous espérons d’ici deux à trois ans pouvoir estampiller nos produits made in Europe. Pour ce qui est de nos produits en marque propre, nous les développons en collaboration avec les usines asiatiques qui nous soumettent des pistes et des idées, etc. Nous y apportons notre valeur ajoutée », précise Christophe Bayart.

Au-delà de l’élargissement de la gamme des trottinettes et accessoires et de la consolidation de son service de réparation, l’enseigne prévoit en 2022 de nouvelles ouvertures en France y compris deux franchises, dont les localités sont tenues secrètes, sans exclure les pays limitrophes. « Toutefois la réglementation allemande reste compliquée et l’Espagne propose des produits moins chers. Notre objectif premier est d’abord de consolider notre présence en France. » Fort de 11 collaborateurs, Mobilityurban espère afficher 3 M€ de CA d’ici la fin de l’année.

Jennifer Legeron