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141e année

Thais PMS améliore la gestion des hôtels

Digital. L’entreprise occitane, Thais PMS, qui conçoit un logiciel de gestion hôtel-restaurant pour améliorer le quotidien des professionnels de l’hôtellerie, continue son développement.

Aurélien Vionnet, fondateur de Thais PMS. (Crédit : DR).

Depuis quelques mois les voyants sont au vert pour l’activité hôtelière. Thais PMS, entreprise basée à Castelnau-le-Lez (34), qui conçoit un logiciel de gestion hôtel-restaurant pour améliorer le quotidien des professionnels de l’hôtellerie, profite de cette reprise et poursuit son développement après avoir accusé une perte de 12 % de son chiffre d’affaires pendant la crise de la Covid. À son initiative Aurélien Vionnet, fils d’hôtelier. En 2006, encore étudiant ingénieur en génie logiciel, il a développé une solution pour soulager l’affaire familiale.

« J’avais développé dans mon coin un logiciel cloud. À ce moment-là, j’avais également remporté le prix initiative du Crédit Agricole du Roussillon qui m’avait permis de lancer ma petite entreprise, mais j’étais en avance sur le marché et cela n’a pas tout de suite fonctionné. Puis, le marché a évolué et ma solution a trouvé sa place dix ans plus tard. En 2014, j’ai reçu de plus en plus de demandes de la part d’hôteliers. Mon erreur technologique initiale est ainsi devenue une belle idée, se souvient-il. L’outil clé en main permet de fait un gain de temps, des mises à jour régulières et gratuites et une API ouverte, avec des connexions partenaires gratuites. » En 2015, alors développeur au sein du groupe Thales Alenia Space, il quitte son poste pour se lancer pleinement dans l’aventure entrepreneuriale et accélérer le développement commercial de sa start-up, son associé voguant, lui, vers d’autres projets.

MARCHÉ FRANCOPHONE

Forte bientôt de neuf salariés – deux recrutements sont en cours pour août – la pépite occitane, qui revendique aujourd’hui 600 établissements francophones, entend atteindre 1 000 clients d’ici deux ans. « Nous sommes actuellement centrés sur le marché français qui représente de nombreuses opportunités. Nous avons également quelques clients au Maroc, en Suisse, en Belgique. Nous souhaitons conserver cette stratégie pour asseoir notre notoriété sur le marché national. À l’horizon de cinq ans, nous réfléchirons à une stratégie pour partir à l’assaut du marché international, mais cela demande d’adapter notre solution », explique le fondateur. Le logiciel cloud, qui gère les plannings, la réservation, la facturation, la gestion tarifaire, les statistiques et la comptabilité, propose également aux hôteliers des modules complémentaires tels que le moteur de réservation, la gestion de la caisse restaurant, la gestion des salles de sport, du spa, etc., via des partenaires.


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« Nous comptons une cinquantaine de partenaires, et nous avons d’autres contrats en cours. Chaque hôtel construit sa solution mais le PMS reste notre cœur de métier. Nous permettons à nos clients d’avoir accès à d’autres services qui s’agrègent à notre solution comme la gestion de relation clients, des outils d’envoi de sms , la gestion des avis clients, etc. Concernant notre business model, nous ne prenons pas de commissions. C’est ma philosophie », assure le gérant. La solution, axée initialement sur les établissements indépendants, séduit de plus en plus de groupes hôteliers. De fait, la start-up poursuit son développement et planche sur de nouveaux modules. « Nous entendons valider dans les mois à venir notre capacité à être un bon produit pour les groupes, lesquels ont des besoins différents notamment sur la base de données clients, sur la gestion de fidélisation, etc. »

VALORISER LES SERVICES DES HÔTELS

En marge, l’entreprise s’apprête à mettre en route un nouveau service. « Nous créons actuellement un module avec l’entreprise Dayuse, première solution de réservation de chambres d’hôtels pour quelques heures, en vue de gérer une chambre à la journée et de valoriser les services et espaces associés. Il s’agit d’un nouveau besoin et d’une plus-value pour les hôtels citadins », conclut Aurélien Vionnet. La start-up espère atteindre 800 K€ de revenu annuel récurrent en 2022 et dépasser le million d’euros en 2023.

Jennifer Legeron