Le capital-risque français retrouve des couleurs au premier semestre 2026
Avec 4,6 Md€ levés, la French Tech signe son troisième meilleur premier semestre depuis la période Covid. C’est ce qu’indique le dernier baromètre EY du capital-risque en France. Le rebond est d’autant plus spectaculaire après un premier semestre 2025 plus atone : +65 % en valeur. Il confirme une réalité souvent contre-intuitive : le capital est toujours disponible pour financer l’innovation.
Ce n’est pas pour autant l’euphorie. Avec 280 opérations réalisées, contre 311 un an plus tôt, le marché finance moins d’entreprises. Le ticket moyen atteint désormais plus de 16 M€, contre moins de 9 M€ au premier semestre 2025. Le capital est présent, mais continue sa trajectoire de sélectivité en s’allouant de manière plus concentrée et plus exigeante.
Cette évolution apparaît clairement dans la structure même du marché. Les sept opérations supérieures à 100 M€ concentrent près de la moitié des montants levés sur le semestre. À l’inverse, les tours inférieurs à 10 M€ demeurent très nombreux mais ne représentent plus qu’une part limitée des capitaux investis. EY y voit l’émergence d’un capital-risque de conviction, prêt à financer massivement les entreprises identifiées comme capables de devenir des leaders mondiaux.
A noter que les logiciels continuent de drainer le plus grand nombre d’opération et les montants les plus importants, devant les FinTechs, les sciences du vivant, les GreenTechs et les valeurs technologiques. Sur le premier semestre 2026, la région île-de-France capte 82 % des investissements en valeur, loin devant Auvergne-Rhône-Alpes (8 %) et l’Occitanie (2%) où on dénombre sur les six premiers mois de l’année 15 opérations (-31 %) pour un montant total de 104 M€ (-50 %).