Le télétravail est-il désormais un acquis durable en entreprise ?
Dans un communiqué daté du 12 avril 2026, l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) indique que le télétravail s’impose désormais comme un acquis largement stabilisé dans les entreprises françaises. En 2026, 94 % des organisations n’envisagent aucune évolution de leur politique, confirmant une très forte inertie, malgré quelques annonces médiatisées de recul dans certaines grandes entreprises. En 2025 déjà, 89 % des entreprises n’avaient pas modifié leur organisation du télétravail, les réductions ou suppressions restant marginales (9 %) et concentrées surtout dans les TPE et PME.
Les grandes entreprises et ETI apparaissent, à l’inverse, plus stables dans leurs pratiques. Les entreprises qui autorisent le télétravail en dressent un bilan globalement positif : 67 % estiment un impact favorable sur la qualité de vie au travail et 45 % sur la productivité, des niveaux encore plus élevés dans les structures de grande taille. Les effets négatifs restent très minoritaires. Dans ce contexte, les organisations anticipent toutefois les effets d’un éventuel recul : difficultés de recrutement, baisse d’engagement et risques de départs sont largement redoutés en cas de réduction du télétravail. Enfin, côté salariés, l’attachement demeure fort : près d’un cadre sur deux pourrait envisager de quitter son entreprise en cas de suppression, confirmant le rôle désormais structurant du télétravail dans l’équilibre professionnel et l’attractivité des entreprises.