Les entreprises françaises vont-elles pérenniser le télétravail en 2026 ?
Le télétravail s’installe durablement dans le paysage professionnel. Selon une étude de l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) publiée le 12 mai 2026, 94 % des entreprises françaises n’envisagent aucun changement de leur politique de télétravail en 2026, confirmant une stabilité largement majoritaire malgré quelques cas médiatisés de recul. En 2025 déjà, 89 % des entreprises n’avaient pas modifié leurs règles, tandis que seules 9 % les avaient réduites ou supprimées. Les ajustements à la baisse restent donc marginaux et concernent surtout les TPE et PME, davantage que les grandes entreprises et ETI.
Au-delà de la stabilité du cadre, les entreprises restent globalement convaincues des effets positifs du télétravail : 67 % estiment qu’il améliore la qualité de vie au travail et 45 % qu’il renforce la productivité. Dans les grandes structures, cette perception est encore plus marquée, avec 87 % d’avis favorables sur la qualité de vie et 61 % sur la performance.
Côté salariés, la flexibilité est devenue un enjeu central. Près d’un cadre sur deux déclarerait envisager de quitter son entreprise en cas de suppression du télétravail, signe d’un attachement désormais structurel à ce mode d’organisation. Dans ce contexte, 74 % des cadres se disent insatisfaits en cas de réduction du nombre de jours de télétravail, et 80 % en cas de suppression pure et simple. Si le nombre de jours reste globalement stable, les entreprises anticipent néanmoins des ajustements organisationnels : 47 % des cadres s’attendent à des évolutions dans les modalités de gestion du télétravail en 2026, sans remise en cause du dispositif lui-même.