Informations régionales économiques et juridiques
140e année

Ombrelle protège le monde du soleil

Textile. Océane Tobe-Loriot a créé une marque innovante de prêt-à-porter féminin qui concilie le style et la protection de la peau contre les UV.

Océane Tobe-Loriot, fondatrice d’Ombrelle. D. R.

La marque Ombrelle, créée en 2021 par Océane Tobe-Loriot, est née d’une histoire personnelle : il y a dix ans, un cancer de la peau a été diagnostiqué à sa mère, laquelle a été contrainte de modifier toutes ses habitudes pour se protéger du soleil en permanence. Mais la tâche s’est avérée plus compliquée que prévu. « Nous avons cherché des vêtements adaptés aux problèmes de peau de ma mère, en vain. À la place, nous nous sommes très vite retrouvées à chercher une protection quotidienne dans les rayons de magasins de sport, ce que je jugeais anormal. Nous ne devrions pas choisir entre protection et esthétisme », pointe Océane Tobe-Loriot. À cette période, elle constate, en effet, que la population n’est pas suffisamment sensibilisée aux cancers de la peau et aux manières de s’en prévenir. Elle décide alors de remédier à cette problématique.

« Nous avons réalisé 153 précommandes, soit plus de 255 % de nos objectifs ! »

« Le projet d’Ombrelle a mûri pendant une dizaine d’années. Je me suis dit qu’il y avait vraiment un marché de niche à explorer. Après le confinement, j’ai réalisé une étude de marché et j’ai lancé ma marque de prêt-à-porter en vue d’apporter une protection maximale textile grâce à des modèles fabriqués à partir de tissus certifiés UPF50, ce qui signifie que le vêtement protège jusqu’à 97,5% contre la radiation UV A et UV B. Nos tee-shirts sont en coton Supima, à savoir un tissu 45% plus résistant et protecteur que le coton ordinaire. En effet, un vêtement en coton standard possède en moyenne un UPF de 10 et laisse passer environ 90% des rayons UV. Nous souhaitions également apporter de la modularité et ajouter le design d’un joli vêtement. Nous nous penchons actuellement sur l’utilisation d’autres matières naturelles », souligne la fondatrice, diplômée de l’ISEG de Toulouse, ancienne chef de projet chez Airbus, qui a également eu des expériences professionnelles en galerie d’art, –« ce qui m’a permis d’appréhender les rouages de la vente de produits haut de gamme ».

Et de poursuivre, « l’objectif est double : protéger les gens de la nocivité du soleil, et offrir une gamme de vêtements intemporels qui peuvent être portés au quotidien, tout en mettant en valeur toutes les morphologies ».

Une démarche durable et responsable

Ombrelle, qui collabore, pour l’heure, avec des fournisseurs de textile italiens et espagnols, certifiés et contrôlés par un laboratoire indépendant, entend également promouvoir des valeurs non galvaudées, avec une démarche durable et responsable, notamment à travers le concept de circuit court. La marque a ainsi rencontré un franc succès lors de sa campagne de lancement sur la plateforme Ulule en mai dernier, dépassant largement les objectifs visés « Nous avons réalisé 153 précommandes, soit plus de 255 % de nos objectifs ! » Ombrelle dispose actuellement d’un système de précommande 100 % en ligne. Chaque pièce est confectionnée à la demande.

Grâce à ce modèle de production, la marque évite ainsi le gaspillage, les stocks ou encore les invendus. Cette approche permet ainsi de proposer un vêtement haut de gamme à un prix abordable. La fondatrice, qui envisage désormais de développer une gamme pour homme et enfant, souhaite se faire connaître à travers des points relais, et également partir à l’assaut du marché international. « En France, la sensibilisation n’est pas très répandue. En revanche, dans d’autres pays, elle est davantage développée et mes produits pourraient être utiles à plus de gens », conclut Océane Tobe-Loriot. En attendant, Ombrelle a récemment participé au salon Who’s Next à Paris.

Jennifer Legeron, Maëva Curutchet