17, 18 et 19 juillet : nos meilleures idées de sortie en Occitanie
Culture. Deux festivals de musique contemporaine à la programmation éclectique, des chefs d’œuvre signés Ingres à Montauban et une balade dans les rues de Toulouse sur les pas d’artistes pros et amateurs qui croquent la ville sur le vif… les propositions ne manquent pas en ce chaud week-end de juillet.
Cap sur Halle Night Long
Les soirées d’été reprennent leurs quartiers sur le parvis de la Halle de la Machine, à Montaudran. Pour sa 8e édition, le festival Halle Night Long transforme, chaque vendredi et samedi soir jusqu’à la fin de l’été, ce lieu emblématique des géants mécaniques en scène à ciel ouvert. De 19 heures à 22 heures, concerts gratuits, guinguette et brochettes composent une formule conviviale où rock, soul, électro, pop, funk, hip-hop, fanfare, post-punk ou encore musiques des Balkans se succèdent, avec une programmation éclectique pensée pour tous les publics.
Ce vendredi 17 juillet, place à Madalitso Band, un duo venu du Malawi qui s’est imposé sur les plus grandes scènes internationales, jusqu’au mythique festival de Glastonbury, l’un des rendez-vous musicaux les plus prestigieux au monde. Révélés par le label suisse Bongo Joe Records, Yosefe Kalekeni et Yobu Malingwa façonnent un univers singulier à l’aide de leurs instruments artisanaux : le babatone, une basse à une corde, et le banjo traditionnel malawite. Entre folk africain, gospel, kwela et banjo, leur musique, à la fois minimaliste et vibrante, entraîne le public dans une transe acoustique pleine de chaleur et d’énergie. Après avoir parcouru les festivals du monde entier, les deux musiciens font escale à Toulouse pour un concert inédit.
Le samedi 18 juillet, changement d’ambiance avec Mama Said. Formé en 2022, le groupe franco-américain propose un mélange d’urban folk, de hip-hop, de rhythm & blues et de rock cosmique. Mené par le chanteur et guitariste Joshua Imeson, le quatuor s’appuie sur une instrumentation riche (violoncelle, basse, guitare, clavier, batterie et trompette) et un duo de voix homme-femme pour livrer des compositions originales aux textes incisifs et aux rythmes entraînants. Une proposition musicale éclectique et résolument taillée pour la scène.
Festival Halle Night Long, sur le parvis de la Halle de la Machine à Montaudran. Concerts gratuits, de 19 heures à 22 heures, jusqu’au 29 août 2026. Gratuit. Pour découvrir l’ensemble de la programmation, cliquez-ici.
Lectoure passe en mode festival
Perché sur les collines du Gers, Lectoure séduit autant les amateurs de patrimoine que les passionnés des objets anciens et de bien-être. Réputée pour son village des brocanteurs, installé dans l’ancien château des comtes d’Armagnac, une forteresse du XIVe siècle qui fut aussi un hôpital, la cité est également connue pour sa station thermale, aménagée dans un élégant hôtel particulier du XVIIIe siècle.
Mais en ce mois de juillet, c’est la musique qui prend le relais. Jusqu’au 8 août, Lectoure accueille la 57e édition des Nuits Musicales en Armagnac, l’un des plus anciens festivals de France. Depuis plus d’un demi-siècle, l’événement fait dialoguer artistes internationaux et jeunes talents dans quelques-uns des plus beaux sites patrimoniaux du Gers.
Le festival s’ouvrira en majesté ce dimanche 19 juillet, à 18 heures, dans la cathédrale, avec un concert symphonique de l’Orchestre national du Capitole de Toulouse. Sous la direction d’Alexei Ogrintchouk, musicien russo-néerlandais reconnu comme l’un des plus brillants de sa génération, le programme mettra à l’honneur Beethoven et Mozart, entre l’élan héroïque de la Symphonie n° 7 et l’élégance du célèbre Concerto pour basson.
Impossible d’être présent pour cette soirée inaugurale ? Pas de panique. Le festival se poursuit avec de nombreux rendez-vous. Parmi les temps forts, l’Ensemble vocal Dulci Jubilo se produira le vendredi 31 juillet à l’église du Saint-Esprit pour un concert a cappella consacré à la musique sacrée. Le dimanche 2 août, le duo Argos, formé de Julien Beautemps à l’accordéon et de Sotiris Athanasiou à la guitare, investira la base de loisirs de Fleurance à partir de 20 h 30.
Les deux musiciens y dévoileront un univers singulier, à la croisée de la musique classique, du jazz et des musiques du monde. Enfin, le mercredi 5 août, changement d’ambiance au jardin des Marronniers avec une soirée placée sous le signe du latin jazz, portée par la chanteuse Cynthia Abraham, le contrebassiste cubain Felipe Cabrera et le pianiste Johan Farjot.
Les Nuits Musicales en Armagnac de Lectoure, dans le Gers. Dans plusieurs lieux emblématiques de la ville jusqu’au samedi 8 août 2026. Pour découvrir l’ensemble de la programmation et accéder à la billetterie, cliquez-ici.
Toulouse, capitale mondiale du dessin sur le vif
Après Amsterdam, Auckland, Buenos Aires et Poznan, Toulouse accueille le 14e Symposium international des Urbansketchers. Jusqu’au 18 juillet, le rendez-vous réunit des dessinateurs venus des quatre coins du monde. Objectif : croquer la ville sur le vif, carnet en main, à l’aquarelle, au pastel, au crayon de couleur, au feutre ou encore à l’encre…
Au programme : ateliers, rencontres, balades urbaines et échanges avec des artistes et instructeurs inspirants, dans une ambiance conviviale où débutants et passionnés partagent la même envie de dessiner. Si les ateliers et les conférences sont accessibles sur inscription, certains sont ouverts au public.
C’est le cas de la promenade organisée le samedi 18 juillet de 16 heures à 18h30, l’occasion de voir les artistes à l’œuvre. Le parcours conduira les pros et amateurs sous les murailles du musée Saint-Raymond, puis arpentant la rue du Taur, reliera plusieurs monuments emblématiques de la Ville rose : la chapelle des Carmélites, la bibliothèque du Patrimoine, la Bourse du Travail jusqu’aux maisons art-déco de la rue Saint-Bernard. Rendez-vous dès 15 h 15 devant le centre de congrès Pierre Baudis qui accueille durant tout le symposium un grand marché des beaux-arts lui aussi ouvert au public.
Urban Sketchers International Symposium, au centre de congrès Pierre Baudis, 11 Esplanade Compans Cafarelli à Toulouse, jusqu’au samedi 18 juillet. Pour plus d’information, cliquez ici
Ingres, témoin de la mode de son temps
Jusqu’au 8 novembre, le musée Ingres Bourdelle de Montauban accueille une exposition exceptionnelle de plus de 200 pièces, peintures, dessins, textiles, accessoires et documents d’époque. Le fil conducteur de ce nouvel accrochage inédit ? L’attention singulière de Jean-Auguste-Dominique Ingres pour la représentation des étoffes, des drapés et des vêtements, révélant comment la mode a façonné son regard et la composition de ses œuvres.
Peintre d’histoire, l’artiste a été reconnu par ses contemporains pour son talent exceptionnel de portraitiste, combinant de manière rare des qualités d’analyse psychologique à une attention précise pour la parure et la toilette de ses modèles. Au point que son contemporain Théophile Gauthier a vanté l’adresse de ce Montalbanais sachant si bien « mettre son grand goût au service du journal des modes ».
Sur les cimaises, études préparatoires de drapés et de vêtements côtoient les tableaux qui en découlent. Véritables instantanés de mode, ces portraits qui ont contribué à la célébrité de l’artiste sont également mis en regard de vêtements des années 1800-1820 et de gravures de mode extraites du Journal des dames et des modes. L’occasion de mesurer un peu plus encore le génie de ce maître incontesté de l’école française.
Ingres et la mode au musée Ingres Bourdelle 19, rue de l’hôtel de ville à Montauban, jusqu’au 8 novembre 2026. Ouvert tout les jours sauf le lundi, d’octobre à avril : du mardi au vendredi de 10 heures à 17h30 et de 10 heures à 19 heures le week-end et de mai à septembre, du mardi au dimanche de 10 heures à 19 heures et de 10 heures à 21 heures le jeudi. Pour plus d’information et acheter vos billets, cliquez ici.