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Ce week-end des 7 et 8 novembre, Toulouse et Montauban font le plein de sorties !

Culture. Entre une exposition-vente au profit de la recherche médicale, un festival célébrant le 7e art africain, un autre consacré à la culture japonaise et une expo qui s’achève en beauté, le programme est copieux ce samedi 7 et dimanche 8 novembre 2026.

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Samedi 7 novembre 2026, le musée Ingres Bourdelle clôture l’exposition « Ingres et la mode » en beauté avec un après-midi festif imaginé avec le magazine Clutch : musique, danse, sérigraphie, tatouages éphémères, bodypainting et paillettes sont au programme ! (©Musée Ingres Bourdelle)

Des œuvres pour la bonne cause

Depuis le 5 novembre et jusqu’au 15, la chapelle de l’Hôtel-Dieu à Toulouse accueille la 26e édition des 111 des Arts, un rendez-vous artistique placé sous le signe de la solidarité. Une centaine d’artistes contemporains y exposent leurs créations, de la peinture à la photographie, en passant par la sculpture, le graffiti et l’art numérique. Des œuvres originales à découvrir, mais aussi à acquérir, puisque les ventes sont intégralement destinées à soutenir la recherche médicale sur les cancers pédiatriques et à améliorer le quotidien des enfants hospitalisés. En 2025, l’association a ainsi reversé 180 000 euros grâce à la mobilisation des artistes, des bénévoles, des partenaires et du public.

Affiche réalisée par l’artiste CeeT Fouad.

Le principe est aussi simple que séduisant : s’offrir une œuvre unique à prix accessible. Comptez 120 euros pour un tableau encadré de 20 x 20 cm et 350 euros pour une sculpture, auxquels s’ajoutent 30 euros d’adhésion solidaire. Cette édition est parrainée par le graffeur toulousain de renommée internationale Ceet Fouad, qui a réalisé et offert l’affiche de l’exposition. Connu pour ses fameux « Chicanos », des poulets colorés et déjantés qui constituent une métaphore de l’humain, l’artiste donne le ton de cette édition créative. À ses côtés, le public pourra découvrir les univers de l’illustratrice Evelyne Drouère, du peintre Maxime Frairot, du coloré Kiwano, de l’artiste plasticienne Evelyne Maubert ou encore du peintre et muraliste Rémi Tournier.

Pendant ces dix jours, l’exposition sera également ponctuée de conférences, de rencontres avec les artistes et de concerts. Deux rendez-vous sont notamment à noter ce week-end. Samedi 7 novembre, à 17 heures, Isabelle Bâlon-Barberis, conférencière au musée des Augustins, animera une rencontre autour du pouvoir apaisant du paysage, intitulée « guérir par l’évasion ». Dimanche 8 novembre, à 16 heures, place aux couleurs avec Karim Azmani, antiquaire toulousain et galeriste à la tête de Place de l’Art, rue de Metz, également connu pour sa participation à l’émission « Affaire conclue » sur France 2, qui viendra évoquer « le pouvoir invisible de la couleur ».

Les 111 des Arts, à l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques, 2 rue Viguerie à Toulouse. Exposition et animations : entrée libre, de 12 heures à 20 heures. Adhésion de 30 € obligatoire pour l’achat de tableaux. Pour plus d’informations cliquez-ici.

Les cinémas africains à l’honneur

À Toulouse, l’Africlap Film Festival revient du 5 au 14 novembre 2026 pour une 13e édition placée sous le signe des «  Archipels africains ». Organisé par l’association toulousaine Africlap, qui œuvre depuis 2010 à la promotion des cinémas et des cultures d’Afrique en Occitanie, ce rendez-vous culturel promet dix jours de découvertes et de rencontres autour du septième art africain.

Pour cette nouvelle édition, le festival voit grand avec pas moins de 41 films, longs et courts métrages, fictions et documentaires, et 16 invités réunis pour partager leurs regards et leurs expériences : réalisateurs, producteurs, acteurs, programmateurs de festivals et journalistes. Plusieurs œuvres seront en compétition, avec notamment le Grand Prix Kilimandjaro pour les longs métrages et le Grand Prix du Jury étudiant pour les courts métrages de fiction et documentaires. Cette année, l’Île Maurice sera particulièrement mise à l’honneur, offrant un éclairage sur la richesse et la diversité culturelle de l’océan Indien.

Parmi les nombreux rendez-vous proposés, une séance mérite tout particulièrement le détour ce samedi 7 novembre, de 15h30 à 18h30, à l’Espace Diversités Laïcité. Consacrée aux questions de racisme, d’héritage et de mémoire, cette programmation thématique réunira deux courts métrages qui interrogent les origines, la construction de l’identité et le poids de l’Histoire dans nos représentations contemporaines.

Le premier, « Lapo Chapé », sera présenté en présence de sa réalisatrice, Mélissandre Monatus. Issu du créole martiniquais, le terme désigne « la couleur de peau qui échappe au statut d’esclave ». À travers une série de témoignages, ce documentaire explore les questions de couleur de peau et de métissage, en faisant émerger les influences invisibles de l’Histoire sur nos représentations sociales. Un film qui invite à questionner les perceptions identitaires et les héritages qui continuent de traverser notre société.

La séance se poursuivra avec « Ankraj, de Bruno à Galiam », un film de Maryse Ifé Isimat-Mirin avec Galiam Bruno Henry. L’acteur antillais Bruno Henry y raconte sa quête identitaire et son cheminement vers ses racines africaines. Entre ancêtres, mémoire, Antilles et Afrique, cette œuvre propose une réflexion intime sur les liens qui unissent les générations et les territoires.

Autre temps fort du festival : la cérémonie officielle d’ouverture, prévue dimanche 8 novembre à 18h30 au cinéma Pathé Wilson. Une soirée qui mêlera cinéma, musique et danse mauricienne pour célébrer le territoire à l’honneur cette année.

À noter que les projections se déploieront dans plusieurs lieux toulousains, du cinéma Pathé Wilson au Cratère, en passant par l’ABC, le Ciné Mama Shelter, l’Espace Diversités Laïcité et l’Université Toulouse Jean-Jaurès.

Africlap Film Festival, du 5 au 14 novembre 2026 dans différentes salles de cinéma de Toulouse et ses environs. Pour plus d’informations sur le programme et les tarifs, cliquez-ici.

Ingres, l’art de la mode

Derniers jours pour découvrir l’exposition « Ingres et la Mode » au musée Ingres Bourdelle de Montauban, qui s’achève ce 7 novembre. Une belle occasion de plonger dans l’univers du célèbre peintre Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867) et de découvrir une facette méconnue de son œuvre : son regard sur la mode et l’art du vêtement.

(©Musée Ingres Bourdelle)

Organisée avec la collaboration du musée du Louvre et du Musée des Arts Décoratifs, cette exposition inédite réunit plus de 200 pièces : peintures, dessins, textiles, accessoires, bijoux et documents d’époque. Un parcours riche qui révèle toute l’attention portée par l’artiste aux étoffes, aux drapés, aux transparences et aux détails vestimentaires de ses modèles.

Reconnu pour son talent de portraitiste, Ingres ne se contente pas de représenter ses contemporains. « Il sublime leurs tenues, joue avec les matières et les couleurs et fait du vêtement un véritable élément de composition artistique. Entre élégance, précision et sens de l’observation, ses portraits témoignent d’un équilibre singulier entre la représentation de la mode de son temps et une recherche esthétique qui traverse les époques », explique le musée.

Déployée en six sections, de « Ingres et la matière textile » à « Ingres à la mode ? », en passant par « Transfigurer la mode contemporaine » ou encore « La mode en couleurs », l’exposition explore les multiples liens entre peinture, corps et apparence. Gravures de mode, caricatures, traités techniques, catalogues commerciaux et affiches viennent enrichir la visite et replacer les œuvres dans leur contexte historique et culturel.

Le parcours se prolonge jusqu’à notre époque en mettant en lumière l’influence de la peinture d’Ingres sur plusieurs grands créateurs des XXe et XXIe siècles, parmi lesquels Yves Saint Laurent, Jean-Charles de Castelbajac et Issey Miyake. Une manière de mesurer combien l’œuvre du peintre continue d’inspirer les univers de la création et de la haute couture.

Pour clôturer l’exposition en beauté, le musée passe en mode fête ce samedi, de 15 heures à 22 heures, en s’associant pour la deuxième année consécutive à Clutch, magazine culturel indépendant toulousain. Au programme : DJ set avec Popissimo et un guest surprise, atelier de sérigraphie avec Frissons et Hannetons, tatouages éphémères par Jagwa, performance dansée de Nanamovement et bodypainting et paillettes avec Maia Imagine et le collectif Toujours Plus.

Ingres et la Mode, au musée Ingres Bourdelle, 19, rue de I’Hôtel de Ville à Montauban. Samedi 7 novembre, de 10 heures à 19 heures. Dernier accès au musée 30 minutes avant la fermeture. Pour plus d’information et réserver vos billets, cliquez-ici.

Immersion au coeur du Japon

10 000 km séparent Toulouse de Kumamoto, troisième plus grande ville du Japon. Pourtant, ce week-end sera l’occasion de faire se rencontrer les deux cultures. Le festival Boon Ka-Sai ouvrira ses portes ce samedi 7 et dimanche 8 novembre pour une deuxième édition aux Halles de la Cartoucherie. L’événement s’inspire du bunkasai, la fête culturelle des écoles japonaises. Il y en aura pour tous les goûts, avec des projections, de la musique et même des nouvelles technologies.

(©Boon Ka-Sai)

L’événement s’ouvrira avec une table ronde consacrée à l’intelligence artificielle, animée par Jérôme Bosser, directeur technique IA d’un studio de jeux vidéo à Tokyo. Une rencontre suivie d’une session musicale avec le guitariste Florent Garcia, autour des ponts musicaux entre la France et le Japon, sera également proposée.

Des personnalités japonaises seront aussi présentes tout au long du week-end, à commencer par Hugo Oshinari, acteur notamment connu pour ses rôles dans Death Note et All About Lily Chou-Chou. Une projection de ce dernier film sera d’ailleurs organisée samedi à partir de 16 h. Le mangaka Akeji Fujimura animera quant à lui une table ronde avec les élèves de l’EIMA, école toulousaine d’illustration, de manga et d’animation. Elle sera suivie d’une session de live painting réunissant le mangaka et Pomodorosa, illustrateur, animateur et musicien japonais.

La culture d’un pays passe aussi par sa gastronomie. Grâce à un partenariat avec le Lycée Hôtelier d’Occitanie, les élèves proposeront des yakisoba, des nouilles sautées, ainsi que des okonomiyaki, une spécialité traditionnelle japonaise à mi-chemin entre la crêpe et l’omelette, composée notamment de chou cabus et d’igname. Côté boissons, des sakés « uniques, venus tout droit du Japon » seront également servis.

Enfin, le festival se veut inclusif et proposera plusieurs ateliers d’échange autour de la trisomie 21, en collaboration avec des structures japonaises et françaises.

Festival Boon Ka-Sai, aux Halles de la Cartoucherie. Samedi 7 et dimanche 8 novembre, de 10 heures à 20 heures. Entrée gratuite, sauf pour la diffusion du film All About Lily Chou-Chou. Pour plus d’informations sur le programme, cliquez ici