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140e année

Des œuvres du Louvre exposées au MIB

Exposition. À Montauban, le musée Ingres Bourdelle accueille, cet été, le musée du Louvre et l’artiste contemporain Georges Rousse.

Fermé pendant de très longs mois, le musée Ingres Bourdelle de Montauban a rouvert ses portes le 19 mai dernier, dès que les consignes gouvernementales l’ont permis. Un mois après, le musée montalbanais, seul musée Ingres au monde, ouvre les portes de ses deux grandes expositions d’été : l’une consacrée à Ferdinand Philippe d’Orléans et l’autre à Georges Rousse.

Images d’un prince idéal, du 18 juin au 24 octobre 2021

Fruit d’un partenariat exceptionnel avec le musée du Louvre, le musée Ingres Bourdelle présente jusqu’au 24 octobre 2021, l’exposition « Ferdinand-Philippe d’Orléans (1810-1842) Images du prince idéal ». Cette exposition événement propose de parcourir la vie du prince à travers près de 200 œuvres issues des plus belles collections.

Affiche de l'exposition. Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867). Portrait de Ferdinand-Philippe-Louis-Charles-Henri de Bourbon-Orléans, Duc d'Orléans (1810-1842), 1842, Paris. Musée du Louvre, département des Peintures.
Affiche de l’exposition. Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867). Portrait de Ferdinand-Philippe-Louis-Charles-Henri de Bourbon-Orléans, Duc d’Orléans (1810-1842), 1842, Paris. Musée du Louvre, département des Peintures. DR

Oublié aujourd’hui dans les soubresauts de l’histoire, Ferdinand Philippe d’Orléans, héritier du trône français entre 1830 et 1842, jouissait d’un rayonnement considérable en son siècle. C’est grâce au génie d’Ingres que son élégante silhouette hante encore notre imaginaire, non sans un sentiment funeste puisque ce portrait, acquis par le Louvre en 2005, est la dernière effigie pour laquelle le prince a posé, avant de mourir dans un accident. Profondément affecté par la disparition tragique de son mécène alors âgé de
32 ans, Ingres ne peindra aucun nouveau portrait masculin par la suite.
L’exposition de dessins, gravures et sculptures propose de parcourir la vie du prince à travers près de 200 œuvres depuis sa naissance en exil à Palerme, jusqu’à la veille de sa mort, à Paris. Le parcours de l’exposition se poursuit par l’évocation de son remarquable mécénat artistique. Ferdinand Philippe d’Orléans passera en effet commande à des artistes ou achètera des œu­vres d’Ingres, Barye, Delacroix, Scheffer ou encore Corot.
Incarnation des espoirs d’une dynastie, d’une nation mais aussi de la communauté artistique, Ferdinand Philippe est resté un prince idéal préservé des désillusions du pouvoir. Sa mort brutale et précoce a soulevé une grande émotion dans sa famille et dans tout le pays.

Georges Rousse, espace, couleur, épiphanie, Jusqu’en juin 2022

La salle du Prince Noir située dans les sous-sols de l’institution montalbanaise s’est ouverte depuis la rénovation du musée à des installations d’artistes contemporains.
Après Miguel Chevalier, c’est Georges Rousse qui investit les lieux pour offrir une œuvre inédite aux visiteurs.
Les éléments emblématiques de cette salle médiévale : briques, pilastres et voûtes se transforment durant une année en un espace pictural contemporain, uniquement construit d’un seul point de vue, celui de l’artiste lors de sa création.
Chaque visiteur en se déplaçant dans la salle recherchera cette focale et placera alors, le temps d’une vision, son regard dans celui de l’artiste.
Afin de rendre compréhensible le cheminement créatif de Georges Rousse, plusieurs croquis préparatoires seront également présentés autour du grand tirage photographique réalisé par Georges Rousse qui remet à plat la vision tridimensionnelle de l’espace.

Rédaction GdM