Informations régionales économiques et juridiques
141e année

Henri-Martin métamorphosé

Exposition. Le musée Henri-Martin rouvre ses portes le 6 mai, avec un nouveau visage.

Vignes en Automne d’Henri-Marin Laudouar

C’est un musée métamorphosé qui s’offre aux visiteurs. Avec une surface d’exposition doublée (2 105 m2) et une importante campagne de restauration des œuvres de sa collection permanente, l’institution culturelle de la ville de Cahors, s’apprête à ouvrir ses portes le 6 mai. Fermé au public depuis sept ans, le musée rassemble les collections acquises par la ville de Cahors depuis sa création en 1833.

Ce sont plus de 200 œuvres qui ont été restaurées dans le cadre de ce chantier. Avec plus d’une cinquantaine d’œuvres de l’artiste éponyme, le musée de Cahors possède la plus importante collection publique d’œuvres d’Henri-Martin, peintre postimpressionniste, grand admirateur des paysages du Quercy. De son vivant, Henri-Martin est avant tout un grand décorateur dont les œuvres ornent encore de nombreux lieux de pouvoir et de culture. Il apporte sa touche légère, son univers paisible et bucolique dans des murs d’administrations importantes. Il y célèbre les valeurs de la IIIe République dont la thématique récurrente de la France laborieuse.

Nouvelle identité architecturale

La nouvelle conception des espaces valorise, par une scénographie moderne et sobre, le fonds Henri-Martin et permet de déployer, dans des conditions optimales, de grands décors d’Henri-Martin : la Fenaison et le Monument aux morts. Réparti sur trois niveaux, le lieu a repensé sa muséographie et propose également une ouverture sur le parc Tassart, voisin du musée. Le jardin botanique, aux touches impressionnistes inspirées de la palette du peintre Henri-Martin, livre un tableau végétal conçu le long du talus jouxtant le musée par le Nord.

La composition du jardin s’appuie sur Les Vendanges (1927), décor de la préfecture du Lot à Cahors. Le parti pris architectural affirme la nouvelle identité du bâtiment et du nouveau musée, tourné vers l’avenir. À l’approche de la réouverture, deux artistes en résidence ont proposé un projet pour inviter les cadurciens à se réapproprier l’endroit. Parmi les œuvres exposées au sein de l’institution de Cahors, figure une interprétation florale de l’œuvre d’Henri-Martin Vignes en automne, étude pour les vendanges.

Rédaction GdM