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140e année

La Gioconda au Capitole, une première

Opéra. Le Théâtre du Capitole accueille l’oeuvre de Ponchielli les 24, 26, et 28 septembre et les 1er et 3 octobre.

B.Uria-Monzon (La Gioconda) et F. Vassalo (Barnaba) dans La Gioconda d’Almicare Ponchielli. Dans la version accueillie au Capitole, c’est Pierre-Yves Pruvot qui tiendra le rôle du terrible Barnaba. BAUS

Pour la première fois à l’affiche du Théâtre du Capitole, La Gioconda ouvre la saison 2021/2022. Amilcare Ponchielli, en digne héritier de Verdi et préfigurant Puccini, livre avec La Gioconda l’un des opéras italiens les plus flamboyants du répertoire et réclame des interprètes hors-norme au service d’un spectacle total. Inspiré par Victor Hugo, l’action est épique et dramatique, les sentiments violents et exacerbés et la musique toujours opulente. Cette dernière sera confiée à la baguette du chef italien Roberto Rizzi-Brignolli.

Une mise en scène spectaculaire

Dans la mise en scène spectaculaire d’Olivier Py, Béatrice Uria-Monzon et Ramon Vargas relèveront le défi de ce chef d’oeuvre hors norme. La mezzo-soprano fait son grand retour sur la scène du Théâtre du Capitole dans ce rôle fort après une magnifique Lady Macbeth en 2018. Celle qui a profondément marqué le rôle de Carmen, dont elle a été l’une des plus grandes interprètes sur les scènes nationales et internationales, évolue depuis plusieurs années vers le répertoire de soprano. La Gioconda est non seulement un grand opéra, mais surtout un mélodrame qui nous emporte dans une tempête d’émotions.

Dans la Venise du XVIIe siècle, intrigues politiques, abus de pouvoir et vengeances cruelles sont le quotidien de la rue comme du Palais des Doges. La Gioconda, chanteuse ambulante au coeur pur, va tout sacrifier par amour, pour sauver à la fois sa mère aveugle et son amant, qui en aime une autre. S’inspirant de l’oeuvre de Victor Hugo, Arrigo Boito a écrit un livret spectaculaire, ne reculant devant aucune outrance et déployant une fièvre et une émotion irrésistibles. Pour un tel opéra, il fallait un metteur en scène qui n’ait pas peur de l’excès et de la grandeur. Qui de mieux qu’Olivier Py pour mettre sur pied un tel événement. Après sa brillante version des Dialogues des Carmélites en 2019, il dévoilera à Toulouse une mise en scène spectaculaire servie par la scénographie et les costumes de Pierre-André Weitz et la lumière de Bertrand Kily.

Plus d’informations sur www.theatreducapitole.fr

Rédaction GdM