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Les quatre idées sorties à ne pas louper ce week-end à Toulouse

Culture. Une serre volante en escale à la Machine, des musiques de films cultissimes, du très grand opéra, et un concert de musique techno… Voici les coups de cœur de la rédaction pour vous aider à profiter au mieux de ce samedi 28 février et dimanche 1er mars 2026, week-end de vacances scolaires d’hiver.

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La gigantesque serre volante et son laboratoire scientifique ont atterri cet hiver à Toulouse, à la Halle de la Machine. (©Fanny Poitevin)

L’Aéroflorale II déploie ses ailes à la Halle de La Machine

Expédition végétale. (©E-Bourgeau)

Ce week-end, cap sur le quartier de Montaudran pour vivre un moment immersif, spectaculaire et résolument dépaysant. Une géante végétale a en effet posé ses pattes métalliques à la Halle de La Machine et promet un voyage hors du commun, sans quitter la Ville rose. Bienvenue à bord de L’Aéroflorale II, serre volante nouvelle génération construite et affrétée par la Compagnie La Machine.

Après un véritable tour du monde, de Buenos Aires, à Montréal, en passant par Bruxelles, Turin, Calais, Nantes ou encore Paris, l’étrange aéronef fait escale à Toulouse tout au long de l’année 2026. Le mastodonte impressionne : 15 mètres de haut, 10 mètres d’envergure, 8 tonnes de métal. Quatre pattes d’acier, une serre centrale, un aérostat composé de cinq ballons… L’Aéroflorale II avance et vole grâce à l’énergie des spécimens embarqués et au gaz spécial contenu dans ses ballons. Une véritable clef de voûte mécanique et végétale.

À son bord, une équipe de 17 chercheurs et explorateurs parcourt le globe à la recherche de plantes à fort potentiel « phytovoltaïque ». Le phytovoltaïsme ? La capacité qu’ont certaines plantes à produire de l’électricité. Une science bien réelle, ici mise en scène avec panache. En escale à Toulouse, les explorateurs ont confié les clés de leur serre aux Véritables Machinistes de la Halle, qui orchestrent désormais l’expédition végétale sous les yeux du public.

À ses pieds, le laboratoire botanique de haut vol fourmille d’inventions : module autonome, machine à faire rougir les pommes, dispositif pour caresser les plantes ou encore système pour les mettre sur écoute… Autant d’expériences destinées à percer les mystères de cette énergie verte pas comme les autres.

Et parce qu’il n’y a pas de phytovoltaïsme sans plantes, plus de 1 300 spécimens ont investi les lieux. Ficus Robusta, Fatsia Japonica, Philodendron Imperial Vert, Monstera Deliciosa, Begonia Rex Macarena… Une forêt luxuriante installée dans, sur et autour de la machine, bichonnée par les maîtres jardiniers de l’Atelier Méridiem. Amoureux du vivant, ils veillent sur cette jungle suspendue tout au long de l’exposition. En prime pour les plus curieux, une exposition photographique retrace les aventures de l’équipage aux quatre coins du globe.

Les Voyages de l’Aéroflorale II, à la Halle de la Machine, 3 avenue de l’Aérodrome de Montaudran à Toulouse. Samedi 28 février et dimanche 1er mars, de 10 heures à 18 heures. Pour plus d’informations, cliquez-ici.

La Nuit des Oscars à la Halle aux Grains

L’histoire d’amour entre la musique et le 7e art ne date pas d’hier. Certains films sont d’ailleurs devenus des classiques autant grâce à leur photographie qu’à leur bande originale. Les partitions de grands compositeurs ont marqué les esprits, traversé plusieurs générations de cinéphiles, et parfois quelques notes suffisent pour les reconnaître. Qui n’a jamais eu un frisson en entendant un thème associé à une scène culte – comme celui de Titanic lorsque Jack et Rose se tiennent à la proue du navire ?

Au cinéma, la musique crée l’atmosphère, souligne les transitions et s’imprime sans qu’on y prenne garde. Elle peut devenir un leitmotiv, signature d’un personnage ou d’une situation, et intensifier les émotions voulues par le réalisateur, jusqu’à les rendre inoubliables. C’est précisément cette alchimie que célèbre La Nuit des Oscars, ce samedi 28 février à 20 heures, à la Halle aux Grains. Sous la direction du chef Frank Strobel, avec Stéphane Lerouge à la présentation, l’Orchestre national du Capitole de Toulouse convie le public à un voyage musical à travers les plus grandes partitions récompensées par l’Oscar de la meilleure musique de film.

Des années 30 à nos jours, le programme déroule un tapis rouge sonore éblouissant. On y retrouvera l’élan flamboyant d’Erich Wolfgang Korngold pour Les Aventures de Robin des Bois, la majesté de Maurice Jarre dans Lawrence d’Arabie, le lyrisme de John Barry pour Out of Africa, ou encore la délicatesse de Michel Legrand avec Yentl.

Frissons garantis aussi avec les deux notes mythiques imaginées par John Williams pour Les Dents de la mer, l’intensité dramatique de Hans Zimmer pour Dune, la grâce romantique de Gabriel Yared dans Le Patient anglais, ou encore l’élégance d’Alexandre Desplat pour La Forme de l’eau. Sans oublier Nino Rota (Le Parrain II), Miklós Rózsa (La Maison du docteur Edwardes), Alan Menken (La Belle et la Bête), Dario Marianelli (Reviens-moi) ou encore Dimitri Tiomkin et Ned Washington pour Le train sifflera trois fois.

La Nuit des Oscars, à la Halle aux Grains, 1 place Dupuy à Toulouse. Troisième et dernière représentation ce samedi 28 février, à 20 heures. Pour plus d’informations et accéder à la billetterie, cliquez-ici.

Lucia di Lammermoor, attention chef d’œuvre !

Figure tutélaire du romantisme européen, l’auteur écossais Walter Scott publie en 1819 La fiancée de Lammermoor. Un roman sombre dans lequel l’écrivain narre le destin d’une jeune fille, Lucy, secrètement fiancée à Edgar. Soumise à une terrible pression familiale, la malheureuse est contrainte de renier ses vœux pour épouser un autre homme et sombre bientôt dans la folie. Seize ans plus tard, cette « histoire d’amour et de mort » servira de cadre au célèbre opéra de Donizetti, Lucia di Lammermoor.

Lucia di Lammermoor par l’Opéra National du Capitole de Toulouse. (©Mirco Magliocca)

Ce chef-d’œuvre absolu du bel canto fait son grand retour sur la scène du Théâtre du Capitole dans la somptueuse production de Nicolas Joël où costumes et décors fastueux renforcent le drame. Programmée jusqu’au 1er mars, l’opéra donne à entendre quelques-unes des plus belles voix d’aujourd’hui. Notamment l’australienne Jessica Pratt, qui a déjà incarné Lucia des dizaines de fois à travers le monde et la jeune soprano italienne Giuliana Gianfaldoni, révélation du Rossini Opera Festival, qui aborde le rôle-titre pour la première fois.

Pour incarner Edgardo, trois ténors éclatants se produisent en alternance : le néo-zélandais Pene Pati, attendu à la Scala dans ce rôle cette saison, le norvégien Bror Magnus Tødenes, inoubliable Tamino et Lenski en 2021 et 2024 au Capitole et enfin le légendaire Ramón Vargas, star internationale qui foule régulièrement la scène toulousaine. Dans la fosse, c’est le maestro madrilène José Miguel Pérez-Sierra qui dirige l’Orchestre national du Capitole, le chœur de l’Opéra national du Capitole étant, lui, placé sous la baguette de Gabriel Bourgoin.

Lucia di Lammermoor, au Théâtre du Capitole, place du Capitole à Toulouse. Le samedi 28 février à 20 heures et le dimanche 1er mars à 15 heures. Pour plus d’informations et réserver vos billets, cliquez ici.

Kollektiv Turmstrasse, en live à La Cabane

Après Bâle, Manchester et Copenhague, c’est à Toulouse que le Kollektiv Turmstrasse débarque pour un unique concert programmé le 28 février à La Cabane, la salle de spectacle des Halles de la Cartoucherie, dans l’éco-quartier de Purpan.

Fondé dans les années 90, le duo visionnaire de la techno‑house allemande, composé des hambourgeois et berlinois Christian Hilscher et Nico Plagemann, s’est imposé comme l’un des groupes de musique électronique live les plus émouvants d’Europe. Leur musique oscille entre minimal techno, house mélodique, indie dance, voire des influences hip‑hop et pop, avec un penchant émotionnel et cinématographique très fort.

Reconnu pour son art de mêler mélancolie, groove et précision mélodique, le projet a profondément marqué la culture house et techno. Aujourd’hui Nico Plagemann poursuit en solo l’aventure musicale. Toujours en quête de sens, de groove et de connexion humaine à travers la musique, l’artiste évolue vers une écriture plus intimiste mais une même énergie débordante.

Deux autres performances live sont au programme de cette soirée. Celle de l’artiste belge Antoine Verbrugge, aka DKA, dont l’univers sonore fusionne avec brio l’intelligence rythmique du hip-hop et l’esprit d’improvisation du jazz avec la puissance de la techno et de la house. Et celle de Michael Neefs alias RELO4D qui explore, lui, des sonorités subtiles et atmosphériques, naviguant entre techno mélodique et textures sonores envoûtantes.

Kollektiv Turmstrasse en concert à La Cabane, Halles de la Cartoucherie, place de la Charte des libertés communales à Toulouse. Le samedi 28 février à 21 heures. Pour plus d’information et réserver vos billets, cliquez ici.