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Nos coups de cœur pour ce week-end des 4, 5 et 6 avril à Toulouse et alentours

Culture. Des expos, des concerts… comme chaque semaine, la rédaction vous a préparé une sélection d’idées pour sortir ce week-end des 4, 5 et 6 avril, entre amis ou en famille. De quoi satisfaire tous les appétits !

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Aux côtés de Gauthier Genêt, Padre, Reda Ibrahim, Taroe et Momies, Mondé est l’un des six artistes à l’origine des œuvres exposées pendant deux jours au 74 allées des Demoiselles à Toulouse. (©Layup)

L’art urbain investit l’allée des Demoiselles

Avant sa démolition pour faire place, fin 2026, à Villa Demoiselles, un projet immobilier signé par le groupe Fonta, le bâtiment du 74 allée des Demoiselles accueille pendant deux jours, les 5 et 6 avril, une exposition éphémère d’art urbain proposée par le collectif Layup, qui organise chaque année dans la Ville rose un important festival du même nom autour de cette forme d’art.

Oeuvre du graffeur Momies basé à Montpellier et inventeur des “modules” dynamiques, colorés et saturés. (©Layup)

Durant ces deux jours, le public pourra explorer l’univers de six artistes aux styles variés – Gauthier Genêt, Mondé, Padre, Reda Ibrahim, Taroe et Momies –, qui habilleront les murs du bâtiment avec des œuvres uniques. Au programme : installations murales et rencontres avec les artistes, pour un moment de créativité et de partage. Un événement gratuit et ouvert à tous (inscription conseillée).

Fondé en 1977 par Alain Fonta, un passionné de cinéma, de photo et d’architecture, le groupe éponyme toulousain est spécialisé dans l’immobilier de bureau et la construction de logements. Depuis 16 ans, le promoteur, aujourd’hui dirigé par la fille du fondateur, Lorraine Fonta, a fait le choix fort d’intégrer une dimension artistique à chacun de ses projets en collaborant avec des artistes de renom, émaillant ainsi ses programmes de sculptures, de tableaux et autres fresques murales.

Expo éphémère gratuite, les samedi 5 et dimanche 6 avril de 11 heures à 19 heures au 74 allée des Demoiselles à Toulouse. Pour réserver vos billets, cliquez ici.

Figaro divorce sur la scène de la Halle aux Grains

Maxim Emelyanychev dirigera l’Orchestre du Capitole de Toulouse dans deux concerts symphoniques les 4 et 5 avril à Toulouse et Figeac. (©Andrej Grilc)

Le chef d’orchestre et pianiste russe Maxim Emelyanychev est à l’affiche du prochain concert de l’Orchestre national du Capitole. Formé au conservatoire d’État Tchaïkovski de Moscou, âgé aujourd’hui de 37 ans, le jeune prodige s’est lancé avec sa formation, l’orchestre Il Pomo d’Oro, dans un véritable marathon discographique : l’enregistrement de l’intégrale des symphonies de Mozart (au nombre de 41 tout de même), dont seuls les deux premiers volumes sont déjà parus.

Le vendredi 4 avril à la Halle aux Grains de Toulouse et le samedi 5 avril à l’Espace François Mitterrand de Figeac, il dirigera la phalange toulousaine à l’occasion d’un grand concert symphonique. Au Programme des pièces de Langer, Mozart et Mendelssohn. La compositrice britannique d’origine russe Elena Langer a tout simplement imaginé une suite aux Noces de Figaro. À la fin de son opéra buffa, le génial Mozart laisse en effet ses personnages à l’apogée de la joie et de l’harmonie retrouvée. Mais que se passe-t-il ensuite ? Rien de bon si l’on en croit Elena Langer, dont la suite Figaro Gets a Divorce relate trahisons et séparations entre les différents protagonistes.

Sur la scène de la Halle aux Grains, Maxim Emelyanychev, se mettra ensuite au piano pour interpréter au côté de l’orchestre une autre œuvre de Mozart : son sublime Concerto n°23, en ré mineur, tonalité le plus souvent associée au drame dans son œuvre. Enfin, pour clore le concert, le jeune russe reprendra la baguette pour diriger la Symphonie n°5 dite « Réformation » de Mendelssohn.

Concert symphonique, le vendredi 4 avril à 20 heures à la Halle aux Grains de Toulouse et le samedi 5 avril à 19 heures, à l’Espace François Mitterrand de Figeac. Pour plus d’information et réserver vos billets, cliquez ici.

Du folk intimiste à La Cave Poésie

En pleine tournée européenne, l’autrice-compositrice-interprète québécoise Myriam Gendron fait escale à Toulouse ce samedi 5 avril, à 19 heures, pour un concert unique. C’est sur la scène de La Cave Poésie René-Gouzenne que l’artiste interprétera les morceaux de son dernier album Mayday, après Ma Délire (2021) et Not So Deep As a Well (2014), tous deux acclamés par la critique.

Résolument folk, mais plus orchestré que ces deux précédents opus, ce disque en forme de journal de deuil(s) mêle l’intime - à l’image de La Belle Françoise, une chanson folklorique réécrite dédiée à sa mère, décédée d’un cancer - et la grande Histoire des transhumances des hommes. Un univers intimiste, avec des compositions originales écrites et interprétées à la fois en anglais et en français, qui n’est pas sans rappeler celui d’un Bob Dylan, d’un Leonard Cohen ou encore de la reine du folk Joan Baez.

Dans un entretien accordé à France Culture en 2022, la chanteuse faisait d’ailleurs une belle déclaration d’amour à ce genre musical riche en histoire et en diversité qui l’inspire depuis son adolescence : « Je suis une passionnée de littérature et j’ai trouvé dans la musique folk une forme littéraire qui m’a plu. J’aime toutes sortes de musiques : la musique alternative, le métal... J’aime quand ça arrache, et le folk n’est pas incompatible avec ça. Le folk, c’est avant tout un processus, un état d’esprit : c’est la musique des gens, une musique de tradition orale, tout le contraire d’une musique savante. »

Myriam Gendron en concert à La Cave Poésie René-Gouzenne, 71 rue du Taur. Ce samedi 5 avril 2025, à partir de 19 heures. Pour plus d’informations et accéder à la billetterie, cliquez-ici.

Tatouage et prison, l’expo évènement

(©Jacques Yonnet, Rue des Maléfices, page 33 édition Libretto)

Bâtie au cœur du quartier Saint-Michel, la prison Saint-Michel veille sur Toulouse depuis plus d’un siècle et demi. Œuvre monumentale imaginée par l’architecte Jacques-Jean Esquié à la fin du XIXe siècle, l’édifice est un joyau du patrimoine toulousain. Si la prison est fermée au public, l’ancienne partie administrative est devenue un espace culturel et mémoriel. Depuis le 2 avril, Le Castelet, c’est son nom, accueille une nouvelle exposition sur l’histoire du tatouage carcéral, aussi bien en France qu’à l’international.

Mêlant approche anthropologique, historique, géographique et artistique, l’exposition propose une plongée passionnante dans l’art du tatouage en prison des années 1900 à nos jours, via divers media, fresques, dessins, photographies, publications... Elle questionne aussi le rapport des artistes-tatoueurs modernes avec les codes et symboles du tatouage carcéral et l’influence sur leur travail. Enfin, des œuvres de plasticiens marquées par les notions d’enfermement viennent compléter cette riche programmation.

Parmi la trentaine d’artistes à exposer, à noter la présence de l’italien Giuseppe di Vaio, dont le travail se concentre sur la photographie documentaire avec une série de clichés réalisés dans le cadre d’un projet sur le tatouage de prison à Naples. Connu et reconnu pour son travail autour du monde carcéral (dessins, installations, vidéos) issu de résidences immersives dans les maisons d’arrêt, depuis plus de 15 ans, le perpignanais Nicolas Daubanes, propose à voir, lui, une œuvre monumentale et percutante réalisée avec les détenues des Baumettes en formation d’ébénisterie.

« Tatouages et prisons : des murs sur la peau », au Castelet, 18 bis grande rue Saint-Michel à Toulouse. Visible jusqu’au 31 août 2025. Du mercredi au dimanche, de 11 heures à 18 heures. Pour plus d’informations et accéder à la billetterie, cliquez-ici ou appeler directement au 06 17 97 28 86.