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Nos quatre idées pour sortir ce week-end à Toulouse et Montauban

Culture. De la fine fleur du cinéma espagnol aux secrets des minéraux enfin révélés, du street art à la musique persane, nous vous avons concocté un programme très éclectique pour passer ce week-end des 3 et 4 octobre dans les meilleures conditions.

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Cette magnifique fluorite bleue fait partie des pièces présentées au Muséum de Toulouse à l’occasion de l’exposition "Minéraux, bien plus que des cailloux". Elle a été découverte dans la mine du Burg, à Paulinet, dans le Tarn. (©Muséum de Toulouse)

Cinespaña célèbre la créativité du cinéma ibérique

Pour sa 31e édition qui se déroule à Toulouse jusqu’au 11 octobre, le festival Cinespaña fait son grand retour dans une Cinémathèque brillamment rénovée. Le festival, qui met en lumière la fin fleur du cinéma ibérique, n’a cette année que l’embarras du choix tant ce dernier fait preuve d’audace créative. En 2026, le 7e art espagnol a en effet été célébré de multiples façons, à travers des sélections et des prix dans les grands festivals internationaux mais aussi des sorties réussies en salles.

Au menu de ce Cinespaña, huit films et six documentaires en compétition, quatre avant-premières, un sélection jeune public, des projections de courts-métrages mais aussi des rencontres littéraires et des débats. Sans oublier le cycle consacré au cinéma des années post-Franco (1977-1984). En cette période de bouleversements qui marque le passage de la dictature franquiste à la démocratie, le cinéma espagnol se révèle particulièrement transgressif, entre libération des tabous et fin de la censure culturelle et politique.

Le festival mettra d’ailleurs à l’honneur la grande comédienne Carmen Maura qui faisait ses débuts à l’époque. Aldomovar fit d’elle plus tard une de ses actrices fétiches. Elle incarna notamment sous sa direction Pepa dans Femmes au bord de la crise de nerfs, un rôle qui lui valut un premier Goya de la meilleure actrice – elle en a reçu quatre au total.

Également à l’honneur le jeune cinéaste Jonás Truebas, plusieurs fois nommé aux Goyas et aux Césars et déjà récompensé à deux reprises par Cinespaña. Son film Eva en août, une ballade sentimentale dans un Madrid solaire, sorti en 2019, le fera connaitre au public français. Une rencontre avec le réalisateur est programmée samedi 3 octobre à la cinémathèque de Toulouse à 19 h 30, après la projection de son dernier opus, Los Ilusos 13+13, un film sur le désir de faire des films, ou sur ce que font les cinéastes lorsqu’ils ne font pas de films (à 17 h30).

Cinespaña, jusqu’au 11 octobre. Projections à la Cinémathèque de Toulouse, au Pathé Wilson, à l’ABC, au Cratère et à l’Institut Cervantes. Pour plus d’informations, cliquez ici.

Les minéraux ou les secrets de la Terre

Le Muséum de Toulouse met à l’honneur les minéraux dans sa nouvelle exposition temporaire, intitulée « Minéraux, bien plus que des cailloux » et programmée jusqu’au 4 juillet 2027. Pensée comme une plongée dans les profondeurs terrestres et jusqu’aux confins de l’espace, elle invite le public à découvrir la diversité des minéraux qui composent notre planète. Du quartz à l’émeraude, en passant par la fluorite, la malachite, l’azurite et bien d’autres, ces pierres aux propriétés physiques et chimiques multiples fascinent depuis la nuit des temps.

Un chapitre entier de l’exposition Minéraux, bien plus que des cailloux proposée par le Muséum de Toulouse est consacrée à l’exploitation minière et à des revers. Ici la carrière de Talc de Trimouns située en Ariège, au-dessus du village de Luzenac. (©Muséum de Toulouse)

Conçue par le musée des Confluences de Lyon, elle s’enrichit ici des très importantes collections de minéralogie du Muséum mais aussi d’apports inédits. Elle offre en effet un éclairage sur la naissance de cette discipline mais aussi sur les usages des minéraux à travers les siècles. Ils ont été utilisés notamment comme pigments, façonnant ainsi l’histoire de l’art. L’exposition explore aussi l’imaginaire qu’ils nourrissent et qui peuplent les univers de la littérature, du cinéma ou encore des jeux vidéo.
Un chapitre entier de l’exposition est consacré à l’exploitation minière et aux nouvelles ressources minérales, situées dans des lieux encore peu touchés par les humains : les pôles, les fonds océaniques, voire l’espace. Qu’il s’agisse du lithium, du cobalt ou du diamant, l’exposition s’interroge ainsi sur les conséquences de la surexploitation. Comme l’explique Judith Pargamin, directrice du Muséum, et planétologue, « les enjeux sont nombreux et d’une portée géostratégique majeure. [...] Le rôle d’un muséum comme le nôtre est de faire prendre conscience de l’impact humain sur l’environnement. »

Minéraux, bien plus que des cailloux, exposition au Muséum de Toulouse jusqu’au 4 juillet 2027. Ouvert du mardi au dimanche de 10 heures à 18 heures. 35, allées Jules Guesde. Pour plus d’information et réserver vos billets, cliquez ici.

Le street art fait son festival à Montauban

Depuis trois ans, l’association Mister Freeze imagine et organise Par amour des lettres, un festival né de la volonté d’ancrer durablement l’art urbain à Montauban et de mettre en lumière la richesse d’une discipline trop longtemps considérée comme marginale.

Les 3 et 4 octobre au Hall82 du Parc Aussonne à Montauban, l’association Mister Freeze propose Par amour des lettres, un festival de street art. (©Mister Freeze)

Pour cette 3ᵉ édition, programmée les samedi 3 et dimanche 4 octobre, le festival prend ses quartiers au Hall82 du Parc Aussonne, en même temps que la Fête du Parc Aussonne, organisée chaque premier samedi d’octobre. Cette synergie permet de réunir un large public autour d’un même week-end festif, familial et créatif.

Au menu pour ces deux jours : la réalisation d’une fresque par une trentaine d’artistes, un salon du tatouage avec la participation du salon Happy Derm de Montauban et de la tatoueuse Kellymiti de Toulouse, spécialisée dans le hand poke. Sont également prévus des ateliers d’initiation à la bombe aérosol, au graffiti ou encore au cyanotype, des animations ouvertes à tous sur inscription. Samedi, la fête se poursuivra dès 19 heures par un line-up de l’association Pulse avec les artistes Cut Killer, Meddy Sass, Nicole Camisole, Highstyle et S’tech House. À noter le dimanche à partit de 15 heures : une compétition de skate proposée par l’association Roulez Jeunesse.

Par amour des lettres, festival de street art, les samedi 3 de 10 heures à 2 heures et dimanche 4 octobre de 10 heures à 20 heures. Parc Aussonne, 709 route du Nord à Montauban. Pour plus d’information et acheter vos billets, cliquez ici.

Un concert aux accents d’Orient

Ce samedi 3 octobre, à 21 heures, l’église du Gesù accueille le Panjrud Ensemble, dans le cadre de la nouvelle saison de la Cave Poésie René-Gouzenne. Désacralisée et aujourd’hui entièrement dédiée à la musique, cette église construite en 1860 par les Jésuites, au cœur du quartier des Carmes, offre un écrin singulier aux cinq musiciens de l’ensemble. Entre architecture baroque et sobriété classique, sa nef spacieuse est également réputée pour son acoustique.

Sur scène, le Panjrud Ensemble fait dialoguer musique traditionnelle persane, spiritualité arménienne, danses populaires ouzbèkes et chant mystique occitan, auxquels viennent s’ajouter des compositions originales. Un voyage musical nourri par les parcours de cinq artistes venus d’horizons différents : Adrien Séguy à l’accordéon, Solmaz Badri au santur et au chant, Sadriddin Gulov au g’ijjak (vièle) et au Kashgar rubab (luth), Tigran Davtyan au duduk (hautbois de perce cylindrique) et Samuel Wornom aux percussions.

L’histoire de l’ensemble commence en 2014, lorsque l’accordéoniste Adrien Séguy entreprend un périple de plus d’un an sur la Route de la Soie, jusqu’en Chine, à la rencontre de musiciens et sur les traces de l’ancêtre de son instrument. Dix ans plus tard, il retrouve en France trois des artistes rencontrés au cours de ce voyage. De leurs échanges naissent une amitié et un répertoire commun, bientôt enrichis par l’arrivée du percussionniste Samuel Wornom.

Un concert placé sous le signe de la rencontre et du partage, à l’image du nom de l’ensemble : Panjrud, une région tadjike où cinq rivières se rejoignent pour former l’Amou-Darya. « Panj » signifie cinq et « rud », rivière ou instrument en persan.

Panjrud Ensemble à l’église du Gesù située 22 bis rue des Fleurs, à Toulouse. Samedi 3 octobre, à 21 heures. Pour plus d’informations et accéder à la billetterie, cliquez-ici.