Nos quatre idées sorties pour ce week-end des 19 et 20 septembre à Toulouse et alentours
Culture. De la musique, des animations et des visites décalées à l’occasion des Journées européennes du patrimoine… Les propositions ne manquent pas à Toulouse et dans les environs pour se divertir ce week-end, seul, entre amis ou en famille.
Piano Jacobins met les compositrices françaises à l’honneur
Le 47e festival Piano Jacobins se déroule jusqu’au 30 septembre sous les voûtes du cloître des Jacobins. Quinze concerts en tout qui permettent de découvrir et d’apprécier la fine fleur de la scène pianistique, entre grands noms et artistes en devenir. Cette nouvelle édition ne déroge pas à la règle avec de jeunes pianistes tels que Magdalene Ho, Nabeel Hayek, Ilyun Bürkev ou Ignasi Cambra, mais aussi des virtuoses comme Anna Petrova-Forster ou encore Elisabeth Pion, dans des programmes très originaux.
C’est elle que le festival accueillera pour la première fois ce vendredi 18 septembre. Lauréate du Gold Laureate & Audience Choice Award au 2025 Honens International Piano Competition, l’artiste canadienne est passionnée par les répertoires méconnus. Ce sera encore le cas lors de ce récital exceptionnel. La jeune femme a en effet décidé de mettre à l’honneur, à côté de Chopin et Ravel, cinq compositrices françaises injustement oubliées. Parmi lesquelles Mel Bonis (1858-1937), qui composa outre un magnifique Cantique de Jean Racine malheureusement moins célèbre que celui de Gabriel Fauré. Elle a également composé ces ensorcelantes Femmes de légende que donnera Elisabeth Pion.
La pianiste interprétera également des pièces d’Hélène de Montgeroult (1764-1836) auteure de sonates, fantaisies, nocturnes et pas moins de 117 études. On entendra aussi des œuvres de Louise Farenc (1804-1875), qui composa elle aussi plusieurs dizaines d’études, des nocturnes et autres fugues. Également à l’affiche de ce concert Cécile Chaminade (1857-1944) que Georges Bizet surnommait « mon petit Mozart ». Auteure prolifique, elle ne composa pas moins de 400 œuvres dont 200 pour le piano.
Enfin, l’artiste canadienne mettra à l’honneur Lili Boulanger (1893-1918), première femme à obtenir le prix de Rome de composition musicale. Malgré sa très courte vie, elle a laissé une œuvre immense dont des pièces orchestrales ou pour piano, orgue, violon, violoncelle, hautbois ou flûte, ainsi que des pièces vocales sur des poèmes de Jammes, Maeterlinck, Musset, etc.
Piano Jacobins, concert d’Elisabeth Pion, vendredi 18 septembre à 20 heures au cloître des Jacobins, allée Maurice Prin, place des Jacobins à Toulouse. Pour plus d’information et réserver vos billets, cliquez ici.
Le musée Ingres Bourdelle comme vous ne l’avez jamais vu
À Montauban, le musée Ingres Bourdelle multiplie les animations à l’occasion des Journées européennes du patrimoine. Axées cette année sur la photographie et sur le patrimoine en péril, ces journées qui auront lieu les 19 et 20 septembre partout en France et Europe sont l’occasion de (re)découvrir les monuments, musées, sites patrimoniaux à travers des ateliers, visites ludique, voire même sportives.
Consacré aux œuvres des artistes montalbanais les plus célèbres, le peintre Jean-Auguste-Dominique Ingres et le sculpteur Antoine Bourdelle, le musée donne le ton avec une programmation qui mêle musique, performance et visites décalées. Coup d’envoi avec un concert déambulation programmé dès 11 heures, samedi 19 et dimanche 20 septembre. Cette proposition musicale singulière est portée par le duo formé par Louise Grevin (violoncelle) et Olivier Samouillan (alto). Ces deux transfuges de la compagnie La Machine, livrent une interprétation intimiste et épurée des œuvres de Mino Malan, compositeur officiel de la compagnie, en accord avec les pièces exposées dans le musée.
Autre temps fort : le spectacle Les amants du ciel de la Cie Mattatoio Sospeso, un duo aérien tragi-comique et romantique de et avec Marco Mannucci et Marina Romondia sur une musique de Maestro Sandro Angius programmé samedi 19 septembre à 17 heures. Héritiers de la plus pure tradition des arts de rue, les deux artistes mêlent, humour, prouesses acrobatiques et talents de bonimenteurs pour offrir un spectacle réjouissant.
Tout le week-end, des visites guidées sont par ailleurs organisées afin de profiter pleinement de la richesse des collections du musée. Et notamment de l’exceptionnelle sélection de pièces (250 au total) réunies pour l’exposition Ingres et la mode visible jusqu’au 8 novembre. Les guides conférenciers proposent également de découvrir les entrailles du musée et d’accéder à des espaces généralement fermés. Transformés en archéologues, les visiteurs tenteront de démêler le vrai du faux, entre récit historique et légendes.
Journées européennes du patrimoine, les 19 et 20 septembre au musée Ingres Bourdelle, 19, rue de I’Hôtel de Ville à Montauban. Pour plus d’information et réserver vos billets, cliquez ici.
À Toulouse, les éditeurs indépendants font leur Bazar
La rentrée littéraire ne se joue pas uniquement sur les tables des libraires. Du vendredi 18 au dimanche 20 septembre, le Bazar littéraire de Chez René revient pour une 12e édition à la Cave Poésie René-Gouzenne, rue du Taur. Après deux années hors-les-murs, le rendez-vous retrouve son adresse habituelle, au 71, ainsi que dans la cour de la Cinémathèque.
Organisé dans le cadre de la Quinzaine littéraire, le Bazar met à l’honneur les éditeurs indépendants d’Occitanie. Au programme : lectures, expositions, ateliers, conférences, rencontres, concerts et une foule de livres, des ouvrages faits main en petites séries aux productions de maisons d’édition plus établies.
Parmi les rendez-vous du samedi, la poétesse et traductrice iranienne Banafsheh Farisabadi donnera à 14 heures une lecture de Goûter au cimetière, son nouvel ouvrage écrit en français et publié aux éditions Aux Cailloux des chemins. À 16 heures, place à une table ronde consacrée à Gaza, avec notamment les auteurs palestiniens Marwan Makhoul et Ghosoun Qtifan, mais aussi Malika Berak, poétesse, diplomate et ancienne ambassadrice, Monique Sérot-Chaïbi, militante associative et écrivaine, ainsi que Jérôme Heurtaux, politiste. Une rencontre animée par Jean-François Galletout, entre textes, voix et échanges.
À 21h30, Florence Jou investira le foyer pour un concert littéraire autour de son premier roman Vermeille, publié aux éditions L’Attente, accompagnée à la guitare par Serge Teyssot-Gay. Son récit plonge dans un futur proche où une sécheresse chronique ravage le sud de la France et suit Jo, vigneronne confrontée à l’effondrement de son monde.
Dimanche, à 14 heures, Romain Le Gloahec et la pianiste Mira Abuolzulof proposeront une lecture musicale du livre Les larmes des oliviers, premier roman de l’auteur publié aux éditions Les Étaques. Une histoire de famille et d’exils, de la Palestine à la Syrie, sur fond de Printemps arabe et de répression du régime de Bachar el-Assad.
Dernier rendez-vous à 17 heures, à la cave, avec un monologue poétique mis en voix par Sophie Hoarau autour de Attendu que de Layli Long Soldier, publié aux éditions Isabelle Sauvage. La poète et artiste sioux oglala y répond, point par point, à la résolution du Congrès américain de 2009 présentant des excuses aux peuples natifs d’Amérique.
Chez René, bazar littéraire, à la Cave Poésie René-Gouzenne, 71 Rue du Taur. Vendredi 18, samedi 19 et dimanche 20 septembre 2026, à partir de 11 heures. Entrée libre. Pour plus d’informations, cliquez-ici.
Le Pays du matin calme en mode festival
L’engouement pour la Corée du Sud ne faiblit pas. En 2025, le pays a accueilli près de 18,9 millions de visiteurs étrangers, soit 15,7 % de plus que l’année précédente. Sur les trois premiers mois de 2026, ils étaient déjà 4,76 millions, tandis que les prévisions tablent sur plus de 21 millions de touristes venus du monde entier, attirés notamment par une civilisation de plus de 4 000 ans où les valeurs ancestrales cohabitent avec un ultra-modernisme.
C’est dans ce contexte que le Woori festival revient ce week-end au Hall 8 – Île du Ramier. Plus de 40 exposants et de nombreux artistes y donnent rendez-vous aux passionnés de Corée du Sud, avec un programme qui ne se limite pas à la K-pop : spectacles, ateliers (sur réservation), rencontres avec des youtubeurs, démonstrations d’arts martiaux et chill talks sont au menu.
Samedi, à midi, la compagnie An Jae Hyun présentera un spectacle de danse traditionnelle coréenne, entre réinterprétation des danses anciennes et créations contemporaines. À 13h15, les visiteurs pourront s’initier à l’art de la calligraphie coréenne en inscrivant un mot de leur choix et en peignant une orchidée à l’encre sur un éventail pliant en ramie.
À 15h30, l’association Franco-Coréenne de Toulouse proposera une conférence consacrée au cinéma sud-coréen, devenu une puissance mondiale du septième art. L’occasion notamment de revenir sur Parasite, premier film sud-coréen à décrocher en 2019 la Palme d’or à Cannes avant de remporter quatre Oscars.
Dimanche, les ateliers se poursuivent avec le Bojagi, l’art traditionnel du tissu plié, utilisé pour emballer cadeaux et objets. À 11h30, une conférence s’intéressera à la construction de la paix dans la péninsule coréenne et aux enjeux diplomatiques qui l’entourent. Et à 14h50, changement d’ambiance avec le concours de K-pop sur la scène principale.
Woori festival, au Hall 8 - Île du ramier, à Toulouse. Samedi 19 et dimanche 20 septembre 2026, à partir de 10 heures. Pour plus d’informations, connaître le programme détaillé et accéder à la billetterie, cliquez-ici.