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Où sortir à Toulouse ce samedi 11 et dimanche 12 juillet ?

Culture. De la musique – beaucoup de musique –, mais aussi de la danse et une expo de peinture... ce week-end ouvrez grand les yeux et les oreilles, et laissez-vous porter… on vous emmène jusqu’aux rives du Rio de La Plata…

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Concert-peña La Loca au sein du jardin du Grand-Rond de Toulouse le 7 juillet 2026. (©Lionel Ruhier)

Toulouse, capitale du tango

Né à la fin du XIXe siècle dans les faubourgs populaires de Buenos Aires, au bord du Rio de La Plata, le tango a longtemps été bien loin des salons feutrés auxquels on l’associe aujourd’hui. Héritier des rencontres culturelles et des quartiers populaires argentins, il continue de faire vibrer les passionnés aux quatre coins du monde… et notamment à Toulouse.

Ce week-end des 11 et 12 juillet marque le clap de fin de Tangopostale, le festival international de tango de Toulouse, qui fête cette année sa 17e édition. Porté par l’association FITT (Festival international de tango de Toulouse), créée en 2009 par des danseurs, musiciens et amoureux du tango argentin, le rendez-vous est devenu un incontournable de la Ville rose. Né symboliquement autour d’un repas argentin au bar des Avions lors de sa première édition, le festival a grandi au fil des années jusqu’à s’étendre aujourd’hui sur dix jours et accueillir des festivaliers venus des cinq continents.

Samedi, dès 11 heures, une balade historique et dansée au départ du théâtre Sorano invite à redécouvrir la ville autrement, entre anecdotes, patrimoine et quelques pas de tango à chaque étape. Le parcours, gratuit, mènera les participants jusqu’à la place Saint-Georges en passant notamment par le Quai des Savoirs, le Muséum, le Grand Rond, la place Saint-Étienne ou encore la rue de Metz. Sur la place Saint-Pierre, deux initiations permettront ensuite de s’initier au tango argentin de 12h30 à 13h30 puis au neo tango de 16 heures à 17 heures.

Le grand rendez-vous de la soirée se déroulera au Mas Tolosa, à Plaisance-du-Touch, avec un bal de 21 heures à 5 heures du matin. L’orchestre Sonder Tango mènera la danse, avant une démonstration du duo Agustina Piaggio & Carlos Espinoza et un final électro-tango avec DJ Alma y Juan et DJ Phil.

Dimanche, le festival jouera les prolongations au Mas Tolosa pour une clôture tout en musique. DJ Fred Romer ouvrira l’après-midi dès 15h30, suivi à 17 heures par l’orchestre-école de Tangueando sous la direction du bandonéoniste Hubert Plessis. À 19 heures, Apolo Tango proposera une plongée dans les grands tangos des années 1930 à 1970, entre élégance des arrangements d’origine et énergie du live.

Tangopostale, 17e édition dans différents lieux de Toulouse. Pour découvrir le programme complet et détaillé, cliquez-ici. Et pour la billetterie, cliquez-ici.

La Caserne Vion passe en mode street art

L’art urbain reprend ses droits à Toulouse. Après deux ans d’absence, le festival Mister Freeze signe son grand retour avec une édition baptisée « Ça déborde », à l’image d’une programmation qui investit jusqu’au 26 juillet un lieu aussi spectaculaire qu’inattendu : la Caserne Jacques Vion, bâtiment classé aux Monuments historiques, transformé pour l’occasion en véritable terrain d’expression artistique.

Fondée en 2024 par Jules Dedet, alias L’Atlas, la Galerie Liminal explore l’art abstrait, gestuel et optique à travers la notion de liminalité, ce seuil entre deux états : physique et psychologique. Une approche marquée par la désaturation qui ramène la peinture à son essence. (©Mister Freeze)

Depuis 2013, l’association Mister Freeze œuvre à rendre l’art urbain accessible à tous. Peintres, graffeurs, photographes, illustrateurs, sculpteurs ou encore réalisateurs y partagent une même ambition : faire dialoguer les disciplines, favoriser les rencontres et diffuser la création contemporaine dans des lieux hors norme.

Sur les 10 000 m² de cette ancienne caserne à l’architecture brutaliste, le public est invité à déambuler entre fresques monumentales, installations, sculptures, photographies et œuvres numériques. Sous la direction artistique de Cédric Lascours, alias Réso, plus de quarante artistes venus de France, d’Espagne, de Grèce, du Chili et d’ailleurs investissent les espaces pour créer un dialogue inédit entre la force du béton et l’énergie du street art.

Au-delà des expositions, le festival mise sur l’expérience. Des ateliers semi-ouverts permettent d’observer les artistes en résidence à l’œuvre et d’échanger avec eux. Une galerie présente également des créations originales à la vente. Les familles ne sont pas oubliées avec un espace dédié aux enfants proposant ateliers d’initiation, modules en bois à peindre et fresques participatives.

Le week-end s’annonce particulièrement animé. Samedi 11 juillet, le site ouvre ses portes de 11 heures à 21 heures. Au programme : performances de peinture en direct, visite guidée menée par l’artiste Réso, deux ateliers de customisation et d’initiation au graffiti (sur inscription), avant une soirée rythmée par des DJ sets mêlant électro, house, techno et breakbeat. Dimanche 12 juillet, les festivités se poursuivent avec un après-midi musical autour du hip-hop, du RnB et du funk à partir de 16 heures, ainsi qu’un mini salon de tatouage animé par le tatoueur toulousain Don Doudou, ouvert dès 14 heures.

Festival Mister Freeze, à la Caserne Jacques Vion situé 17 allée Charles-de-Fitte, à Toulouse. Jusqu’au dimanche 26 juillet, de 11 heures à 21 heures. Pour découvrir le programme détaillé, cliquez-ici.

Bach et Vivaldi en clôture du festival de Toulouse

C’est déjà la clôture du festival de Toulouse. Mais quel final ! Le pianiste David Gray, désigné comme le roi du lyrisme par le magazine Pianiste, et le mandoliniste Julien Martineau, considéré comme l’un des plus brillants de sa génération, sont à l’affiche de ce dernier rendez-vous programmé samedi 11 juillet à 21 heures à l’auditorium de Saint-Pierre des Cuisines.

Le mandoliniste Julien Martineau et le pianiste David Gray accompagnés de l’Orchestre de chambre de Toulouse donnent un concert samedi 11 juillet à Toulouse. Au menu : Bach et Vivaldi. (©Pierre Beteille)

Accompagnés par l’Orchestre de chambre de Toulouse et deux jeunes prodiges : le pianiste suédois Timothy Lozakovich et le mandoliniste italien Eugenio Palumbo, les deux prestigieux solistes, habitués des grandes scènes internationales, interpréteront deux monuments du répertoire baroque : les Concertos pour clavier de Johann Sebastian Bach et les Concertos pour mandoline d’Antonio Vivaldi.

Festival de Toulouse, le samedi 11 juillet 2026 à 21 heures à l’auditorium de Saint-Pierre des Cuisines, 12 place Saint-Pierre à Toulouse. Pour plus d’information et réserver vos billets, cliquez ici.

Françoise Pétrovitch expose au musée Ingres Bourdelle

Après Miguel Chevalier, Georges Rousse, Speedy Graphito, Anne et Patrick Poirier, Jean-Michel Othoniel et le collectif Mister Freeze, c’est Françoise Pétrovitch qui investira la salle du Prince Noir du musée Ingres Bourdelle. Depuis sa réouverture, c’est dans ce lieu spectaculaire que l’institution montalbanaise accueille les installations d’artistes contemporains. Jusqu’en mai 2027, la plasticienne y propose une création inédite et personnelle conçue spécialement pour ce grand vaisseau médiéval situé dans les sous-sols du musée.

Madame Charles Gounod, 2025, de Françoise Pétrovitch. (© Adagp, Paris 2026)

Il y a comme une évidence aujourd’hui à inviter cette artiste à Montauban, ville natale d’Ingres, peintre que Françoise Pétrovitch a scruté dès le milieu des années 90. En effet, entre deux séries, Broderies et Herbiers, sont apparus des Fragments constitués de huit petites pages arrachées à un carnet à dessin. Dans chacune d’entre elles, l’artiste a isolé un détail repris d’un portrait d’Ingres : coiffure, accessoire, pièce de vêtement… en lui donnant de nouvelles couleurs ou des compagnons insolites qui transforment subtilement sa signification.

Près de 30 ans plus tard, l’artiste repart de ce travail qu’elle développe, agrandit, multiplie, ou colore et élabore un nouveau dialogue avec le maître de Montauban sur de grandes feuilles, qu’elle décide de projeter sur trois immenses voiles verticales, parmi d’autres figures énigmatiques et mouvantes. La fragmentation des images et la lumière travaillée en semi obscurité, accompagnées d’un son nostalgique annonciateur d’un drame à venir, œuvre du vidéaste Hervé Plumet, immergent le public dans une autre dimension.

Exposition au musée Ingres Bourdelle, 19, rue de l’hôtel de ville à Montauban, jusqu’au mois de mai 2027. Ouvert tout les jours sauf le lundi, d’octobre à avril : du mardi au vendredi de 10 heures à 17h30 et de 10 heures à 19 heures le week-end et de mai à septembre, du mardi au dimanche de 10 heures à 19 heures et de 10 heures à 21 heures le jeudi. Pour plus d’information et acheter vos billets, cliquez ici.