Où sortir à Toulouse ce samedi 28 et dimanche 29 mars ?
Culture. Paul Lay, l’un des plus grands pianistes de jazz de sa génération accompagné par l’ensemble vocal Les Elements ; le flamenco teinté de musique orientale de Kiko Ruiz ; du rire façon thérapie salutaire ; ou encore du cinéma documentaire plus que jamais nécessaire, c’est l’éclectique programme de ce dernier week-end de mars.
Waves of Light : chœur et jazz en dialogue
Dans le cadre de sa saison hors-les-murs, contrainte par des travaux, le centre culturel Odyssud a choisi de porter sa programmation au cœur de Toulouse, sur la scène du Théâtre de la Cité. C’est dans ce lieu emblématique de la Ville rose que sera proposé, samedi 28 mars à 20h30, un rendez-vous musical d’exception, où les frontières entre les styles s’effacent au profit d’une rencontre inédite entre le chœur de chambre toulousain Les éléments et le trio du pianiste Paul Lay.
À la tête des Éléments depuis 1997, Joël Suhubiette a façonné un ensemble reconnu pour son exigence et son exploration du répertoire choral, de la Renaissance à la création contemporaine. Avec Waves of Light, le chef de chœur engage ses chanteurs dans une aventure audacieuse, aux côtés d’un musicien de jazz parmi les plus inventifs de sa génération.
Imaginé par Paul Lay, ce programme tisse un dialogue singulier entre écriture chorale et liberté du jazz. Autour d’un thème central - « celui de la lumière, divine ou intérieure » -, le pianiste compose, réinvente et improvise, entouré de Donald Kontomanou à la batterie et Clemens Van Der Feen à la contrebasse. Ensemble, ils revisitent avec audace des pages de Purcell, Bach ou Ligeti, tout en donnant voix aux poètes Emily Dickinson, Victor Hugo ou Pablo Neruda.
Ce concert se présente comme une traversée sensible de cinq siècles de musique, portée par l’énergie du jazz et la richesse des voix. Une expérience immersive où le chœur dialogue avec le trio, où l’écriture se mêle à l’improvisation, et où les prises de risque sont nombreuses pour le plus grand plaisir du public. Un concert la croisée des esthétiques, à ne surtout pas manquer !
Waves of Light, au Théâtre de la Cité, 1 rue Pierre Baudis, à Toulouse. Samedi 28 mars, à 20h30. Pour plus d’informations et accéder à la billetterie,cliquez-ici.
Toulouse rit aux éclats
Ils sont partout ! « Ils », ce sont les humoristes français. Sur scène, à la télévision, à la radio, sur les plateformes numériques ou encore sur les réseaux sociaux, les comiques n’ont jamais été aussi nombreux ni aussi populaires. Aujourd’hui, ils sont des centaines à remplir des salles aux quatre coins de la France, tout au long de l’année.
Alors que le printemps pointe déjà le bout de son nez, les humoristes tiennent plus que jamais le haut de l’affiche avec cette semaine dans l’agglomération toulousaine la poursuite de la 32e édition du Printemps du rire. Créé en 1994, cet événement est devenu, au fil des ans, l’un des plus grands festivals d’humour en Europe.
Comédie, stand-up, one-woman et one-man show, théâtre amateur, concert… Cette année encore, tous les styles et toutes les formes d’humour seront représentés. L’édition 2026, qui se poursuivra jusqu’au 12 avril, offre ainsi plusieurs dizaines de spectacles parmi lesquels la rédaction vous propose son coup de cœur.
Ce samedi 28 mars, à 21 heures, rendez-vous au Théâtre du Grand Rond pour Radio Plus FM. Un spectacle aussi décalé que percutant où le public suit Madeleine Audoin, animatrice vedette d’une radio où le bonheur est la norme et où tout doit aller pour le mieux… quitte à effacer toute nuance. Porté par l’interprétation impressionnante de la comédienne Maé Dejean, ce seule en scène joue habilement avec les codes de la radio et du discours médiatique. Derrière l’humour et le ton enlevé, la pièce met en lumière les injonctions au bonheur et la superficialité de certains discours contemporains.
Dimanche 29 mars, à 19h30, direction le quartier du Bazacle pour une soirée placée sous le signe de l’imprévu au Flashback Café. Dans un lieu qui mêle restaurant, bar et spectacle, vous assisterez à un match d’improvisation internationale pas comme les autres : une confrontation au sommet entre Toulouse et la Suisse. Ici, rien n’est écrit à l’avance. Les comédiens montent sur scène sans texte, prêts à tout inventer sur le moment. À coups de réparties fulgurantes, de défis inattendus et de créativité sans filet, ils transforment chaque scène en un moment unique pour le plus grand plaisir du public devenu complice.
Le Printemps du Rire, plus de 70 spectacles d’humour en tous genres dans une multitude de lieux culturels de la région Occitanie. Pour découvrir la programmation détaillée et accéder à la billetterie, cliquez-ici.
Lucrecia Martel, invitée d’honneur de Cinélatino
Une plongée dans la richesse et la diversité du paysage cinématographique mexicain, c’est ce que vous propose la 38e édition du festival Cinelatino qui a débuté le 20 mars dernier à Toulouse. L’événement, qui dure jusqu’au 29 mars avec des projections dans de nombreuses salles de l’agglomération, met en effet le Mexique à l’honneur cette année. Une programmation qui s’inscrit dans le cadre de la célébration du Bicentenaire des relations diplomatiques entre la France et ce pays d’Amérique latine.
Durant ce festival, plusieurs temps forts permettront de découvrir également d’autres grands noms du cinéma sud-américain. Parmi lesquels la cinéaste argentine Lucrecia Martel. Elle viendra présenter en avant-première à Toulouse son nouveau film, Nuestra Tierra, un documentaire aussi puissant que nécessaire. Les projections programmées en présence de l’artiste à l’American Cosmograph le samedi 28 mars à 16 heures et à l’Utopia Tournefeuille le dimanche 29 mars à 16 heures offriront ainsi une occasion rare de dialoguer avec une cinéaste dont le regard critique et la liberté artistique continuent de marquer profondément le paysage cinématographique contemporain.
Considérée comme l’une des cinéastes les plus influentes de sa génération, Lucrecia Martel s’est en effet imposée sur la scène internationale avec une œuvre singulière, exigeante et profondément politique. Avec Nuestra Tierra, l’artiste s’empare d’un fait réel devenu emblématique en Argentine : l’assassinat en 2009 de Javier Chocobar, leader de la communauté indigène Diaguita, lors d’un conflit lié à la défense de terres ancestrales. À travers une enquête sensible et rigoureuse, la cinéaste interroge les mécanismes de la violence, les rapports de pouvoir et la lutte des peuples autochtones pour la reconnaissance de leurs droits.
Festival Cinelatino jusqu’au 29 mars dans diverses salles de l’agglomération. Pour plus d’informations et accéder à la billetterie, cliquez ici.
La leçon de… guitare
La 34e édition du festival de guitare d’Aucamville, qui vient de débuter, célèbre une nouvelle fois cet instrument ô combien populaire. Jusqu’au 29 mars, ce sont ainsi huit concerts et un ciné-concert qui permettront d’explorer les capacités de cet instrument à cordes pincées dont l’histoire débute dès la fin du Moyen Âge en Espagne.
Autant de rendez-vous incontournables pour les passionnés de musique qui mettront en résonance les musiques actuelles et des styles plus traditionnels. Parmi les temps forts de cette édition, il ne faut surtout par manquer le concert d’Antonio Kiko Ruiz. Le guitariste flamenco est tombé dans la musique à l’âge de huit ans. Depuis, elle est devenue pour lui une source inépuisable « de vertus, de valeurs, de règles qui s’adaptent merveilleusement bien à la vie », assure-t-il.
Ce samedi 28 mars à 20 heures à la salle Georges Brassens à Aucamville, c’est accompagné de ses trois complices, Sabrina Romero, Rafael Pradal et Sabrina Mauchet qu’il se produira. Dans ses compositions, le quartette Ama la Vida – c’est le nom de cette formation – mêle le flamenco, le jazz, la musique orientale et la guitare classique. Un savoureux mélange à déguster sans modération.
Festival de guitare d’Aucamville jusqu’au 29 mars dans plusieurs communes du nord toulousain. Pour découvrir la programmation détaillée et accéder à la billetterie, cliquez ici.