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Où sortir ce week-end des 21 et 22 février à Toulouse ?

Culture. Amateur de films d’animation japonais ou bien indécrottable romantique ? La rédaction de la Gazette du Midi vous propose de choisir entre un concert événement réunissant une centaine de musiciens et choristes au Zénith et une représentation d’un grandiose opéra de Donizetti. À moins que vous ne préfériez vous immerger dans le parcours bouleversant de trois femmes, ex-détenues, qui tentent de se reconstruire. Ou bien encore découvrir l’étrange mécanique à l’œuvre dans la domestication des espèces vivantes.

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Lucia di Lammermoor, chef d’œuvre de Donizetti, est à l’affiche du Théâtre du Capitole jusqu’au 28 février. (© Patrice Nin)

Les musiques de Joe Hisaishi en concert symphonique au Zénith

Mon voisin Totoro, Le Château ambulant, Le Voyage de Chihiro ou encore Kiki la petite sorcière… les musiques des chefs-d’œuvre du studio d’animation japonais Gihbli fondé par Hayao Miyazaki et Isao Takahata sont au programme d’un concert symphonique exceptionnel qui réunira plus 100 musiciens sur la scène du Zénith de Toulouse le samedi 21 février à 20 heures.

Sous la direction du chef Aurélien Azan Zielinski, le Yellow Socks Orchestra & Choir - orchestre symphonique français spécialisé dans la musique de film - interprètera en live les plus grandes œuvres du compositeur de génie Joe Hisaishi qui a composé la musique de la plupart des films de Hayao Miyazaki et de Takeshi Kitano.

Après une tournée à guichets fermés en 2025 avec les musiques de John Williams et Hans Zimmer, le Yellow Socks Orchestra rempile donc avec ces monuments du film d’animation. Un événement que les amateurs du genre ne doivent pas manquer. D’autant que le concert se double d’une expérience musicale immersive grâce au système audio d&b Soundscape : une technologie de diffusion haute-fidélité qui offre une clarté et une spatialisation parfaite du son, quel que soit votre positionnement dans la salle.

Les musiques de Joe Hisaishi en concert symphonique, au Zénith, 11 avenue Raymond Badiou à Toulouse. Le samedi 21 février à 20 heures. Pour plus d’informations et accéder à la billetterie, cliquez ici.

Lucia di Lammermoor, chef d’œuvre flamboyant !

L’auteur écossais Walter Scott, figure tutélaire du romantisme européen, publie en 1819 La fiancée de Lammermoor. Son plus sombre roman narre le destin d’une jeune fille, Lucy, secrètement fiancée à Edgar. La malheureuse, subissant une terrible pression familiale, est contrainte de renier ses vœux, pour épouser un autre homme. Elle sombre peu à peu dans la folie. Cette « histoire d’amour et de mort » inspirera en 1835 le célèbre opéra de Donizetti, Lucia di Lammermoor.

Deux magnifiques sopranos interprèteront alternativement Lucia : l’immense belcantiste australienne Jessica Pratt et la jeune italienne Giuliana Gianfaldoni. (©Patrice Nin)

Chef-d’œuvre absolu, l’ouvrage fait son retour sur la scène du Théâtre du Capitole dans la somptueuse production de Nicolas Joël où costumes d’époque et décors fastueux servent de cadre au drame. Programmée jusqu’au 28 février, l’opéra donne à entendre quelques-unes des plus belles voix belcantistes d’aujourd’hui. Dont alternativement l’australienne Jessica Pratt, qui a déjà incarné Lucia des dizaines de fois à travers le monde et la jeune soprano italienne Giuliana Gianfaldoni, révélation du Rossini Opera Festival, qui abordera le rôle-titre pour la première fois.

Pour le rôle d’Edgardo, trois ténors éclatants se produiront en alternance : le néo-zélandais Pene Pati, attendu à la Scala dans ce rôle cette saison, le norvégien Bror Magnus Tødenes, inoubliable Tamino et Lenski en 2021 et 2024 au Capitole et enfin le légendaire Ramón Vargas, star internationale qui foule régulièrement la scène toulousaine. Dans la fosse, c’est le maestro madrilène José Miguel Pérez-Sierra qui dirigera l’Orchestre national du Capitole, le chœur de l’Opéra national du Capitole étant, lui, placé sous la baguette de Gabriel Bourgoin.

Lucia di Lammermoor, au Théâtre du Capitole, place du Capitole à Toulouse. Le samedi 21 février à 20 heures et le dimanche 22 février à 15 heures. Pour plus d’informations et réserver vos billets, cliquez ici.

Et ton cuir pourrait fendre au Grand Rond

Les femmes représentent moins de 4 % de la population carcérale en France, mais près de 100 % d’entre elles ont vécu des violences (intrafamiliales et/ou conjugales). Qui sont-elles ? Qu’ont-elles fait ? Marie Delmarès, fondatrice de la compagnie Les Attracteurs Étranges, s’est penchée sur ces questions. Dans Et ton cuir pourrait fendre, programmé au Théâtre du Grand Rond jusqu’au 28 février, l’autrice, metteuse-en-scène et comédienne nous invite à découvrir le parcours de trois ex-détenues qui se livrent sur leur enfance, leur passage à l’acte, leur détention, leur réinsertion.

Après s’être intéressée au travail à travers le triptyque Est-ce que ce monde est sérieux ?, la compagnie Les Attracteurs Étranges ouvre un nouveau chapitre autour de la violence avec Et ton cuir pourrait fendre, programmé au Grand Rond. (©Cie Les Attracteurs Étranges - Céline Levain)

Ces trois femmes racontent en effet, avec une sincérité brute, ce qu’il y a eu avant – une enfance cabossée, des violences, des manques –, et ce qu’il y a après : le retour au sein de la société civile, l’image de soi, le rapport aux autres, le combat pour retrouver une dignité. Le plateau devient un espace d’écoute et de réparation où les récits intimes se croisent entre flashbacks en détention et instants présents. Ces femmes ont traversé le chaos mais portent en elles une lumière, l’espoir d’un renouveau.

Après avoir investigué sur le travail à travers le triptyque Est-ce que ce monde est sérieux ? qui regroupe les pièces Droit dans mes bottes, La boîte et Ce qu’il en coûte, la compagnie ouvre un nouveau chapitre autour de la violence. Et ton cuir pourrait fendre en est le premier volet.

Et ton cuir pourrait fendre, au Théâtre du Grand Rond, 23, rue des Potiers à Toulouse. Vendredi 20 et samedi 21 février à 21 heures. Pour plus d’informations et réserver vos billets, cliquez ici.

Veau, vache, cochon, couvée, qui domestique qui ?

Comment le chien est-il devenu le meilleur ami de l’homme et le cheval sa plus belle conquête ? Si vous brûlez de le savoir, courrez au Muséum de Toulouse. Jusqu’au 5 juillet, l’exposition Domestique-moi si tu peux ! explore en détail l’histoire fascinante de la domestication, aussi bien animale que végétale.

Le Muséum de Toulouse nous plonge dans les méandres fascinants de la domestication. (©Emmanuel Grimault)

Depuis plus de 10 000 ans, chiens, chevaux, céréales et autres plantes cultivées ont en effet été façonnés pour répondre aux besoins humains. Mais la domestication va bien au-delà d’un simple apprentissage : elle transforme en profondeur la nature et interroge notre rapport à elle.

L’exposition croise les regards des sciences naturelles, de l’ethnologie, de l’archéologie, de l’histoire et de la génétique pour expliquer comment ces pratiques ont modelé le monde, décrypter notre présent et imaginer des futurs possibles. Un parcours pensé pour tous, des plus jeunes aux plus grands, des curieux aux passionnés. Idéal pour une sortie en famille ou entre amis.

Domestique-moi si tu peux !, au Muséum de Toulouse, 35 allées Jules Guesde. Samedi 21 et dimanche 22 février, de 10 heures à 18 heures. Pour plus d’informations et accéder à la billetterie, cliquez-ici.