Où sortir ce week-end des 21 et 22 mars à Toulouse et alentours ?
Culture. Un one-woman show, des concerts de guitare, la 9e de Dvorak et le meilleur du cinéma mexicain, voilà le programme que nous vous proposons à l’occasion de ce week-end ensoleillé de mars.
La leçon de… guitare
La 34e édition du festival de guitare d’Aucamville débute cette semaine. L’occasion de célébrer une nouvelle fois cet instrument ô combien populaire. Du 19 au 29 mars, ce sont ainsi huit concerts et un ciné-concert qui permettront d’explorer les capacités de cet instrument à cordes pincées dont l’histoire débute dès la fin du Moyen Âge en Espagne.
Autant de rendez-vous incontournables pour les passionnés de musique qui mettront en résonance les musiques actuelles et des styles plus traditionnels. Parmi les temps forts de cette édition, il ne faut surtout par manquer le concert de Biréli Lagrène au Bascala, le samedi 21 mars. Le guitariste, qui compte parmi les plus influents de la scène jazz européenne et internationale, fait son grand retour sur la scène du festival. Il est accompagné de trois comparses d’exception : Stéphane Belmondo, Rémi Vignolo et André Ceccarelli pour une soirée de pur bonheur.
Autre moment fort à venir, le concert haut en couleur que donnera le dimanche 22 mars à Gratentour le quartette Danger Zoo porté par Zoé Beaudouin, Avec son écriture post punk, la formation s’amuse de la langue française pour exprimer légèreté et noirceur, cynisme et malice, le tout teinté de guitare mustang. Cousine de cœur de Philippe Katerine, Zoé Beaudouin joue en effet la carte des pieds dans le plat tout en gardant sa voix timbrée qui rappelle les québécoises qui font craquer leur yodel. Sa vision ? « Ne plus laisser place à la neutralité, quelques fausses notes dans la voix, refuser le lisse et le Feng Shui, préférer la tempête plutôt que le Lac d’Annecy ».
Festival de guitare d’Aucamville jusqu’au 29 mars dans plusieurs communes du nord toulousain. Pour découvrir la programmation détaillée et accéder à la billetterie, cliquez ici.
Toulouse rit aux éclats
Ils sont partout ! « Ils », ce sont les humoristes français. Sur scène, à la télévision, à la radio, sur les plateformes numériques ou encore sur les réseaux sociaux, les comiques n’ont jamais été aussi nombreux ni aussi populaires. Aujourd’hui, ils sont des centaines à remplir des salles aux quatre coins de la France, tout au long de l’année.
Alors que le printemps pointe déjà le bout de son nez, les humoristes tiennent plus que jamais le haut de l’affiche avec cette semaine dans l’agglomération toulousaine la poursuite de la 32e édition du Printemps du rire. Créé en 1994, cet événement est devenu, au fil des ans, l’un des plus grands festivals d’humour en Europe.
Comédie, stand-up, one-woman et one-man show, théâtre amateur, concert… Cette année encore, tous les styles et toutes les formes d’humour seront représentés. L’édition 2026, qui se poursuivra jusqu’au 12 avril, offre ainsi plusieurs dizaines de spectacles parmi lesquels la rédaction vous propose son coup de cœur.
À savoir le spectacle de Martine Fontaine, intitulé 50 ans… Ma nouvelle adolescence, programmé au Théâtre de la Violette le samedi 21 mars à 20 heures, une pièce de Bernard Jeanjean. Passée par l’école nationale de Chaillot, la jeune femme, qui a travaillé pour la télévision, le cinéma et le théâtre, a collaboré à plusieurs reprises avec le dramaturge sur différents projets d’écriture. Après le succès de J’me sens pas belle, du même auteur, la revoilà donc sur les planches avec ce nouveau seul en scène. Elle incarne cette fois Fanny. À tout juste 50 ans, son mari la plaque brutalement pour une femme qui a l’âge de leur fils ainé… 21 ans. Elle raconte avec humour, pudeur et force pétages de plombs, le choc, sa chute et sa résurrection.
Un spectacle unanimement salué par la critique à l’image de L’Obs qui le qualifie d’ « émouvant et réparateur. Le mérite en revient autant au texte et à la mise en scène de Bernard Jeanjean, qu’à l’interprétation de Martine Fontaine, jolie à croquer ou décomposée par le chagrin, marrante ou triste à mourir. »
Le Printemps du Rire, plus de 70 spectacles d’humour en tous genres dans une multitude de lieux culturels de la région Occitanie. Pour découvrir la programmation détaillée et accéder à la billetterie, cliquez-ici.
Le phare sur le Nouveau monde
S’il y a bien une œuvre qui est connue pour avoir inspiré, de manière évidente ou non-avouée, un bon nombre de tubes de la pop culture, c’est bien la Symphonie n°9 dite « Du Nouveau Monde » d’Antonin Dvorak. De Gainsbourg à Howard Shore en passant par John Williams, beaucoup y ont puisé matière. C’est dire si l’œuvre composée en 1893 marque un tournant dans la musique contemporaine. Et bonne nouvelle pour les mélomanes, elle sera donnée dimanche 22 mars au Phare de Tournefeuille par l’Orchestre OUT Toulouse, composé de 90 musiciens amateurs de tous âges et venus d’horizons divers, ainsi que par les musiciens de l’Orchestre de chambre de Toulouse. Le tout sous la direction de Jean-Guy Olive.
Antonin Dvorak fait partie des compositeurs « tardifs ». Né dans un petit village près de Prague, ses parents sont aubergistes et bouchers. S’il joue du violon assez tôt pour distraire les clients de l’auberge, ce n’est qu’à 18 ans qu’il intègre un orchestre professionnel en tant qu’altiste. Et ce n’est que vers ses 30 ans qu’il connaîtra un début de succès pour ses compositions. Sa rencontre avec Brahms autrement plus célèbre que lui va le propulser vers la gloire. Brahms se comporte en véritable ami, et le met en avant à chaque occasion.
Invité à diriger le Conservatoire et l’orchestre de New-York, c’est pendant son séjour en Amérique qu’il composera sa si célèbre neuvième symphonie, en partie inspirée par des rythmes et des mélodies empruntées à certaines tribus amérindiennes. Tout le monde a aujourd’hui dans l’oreille les thèmes de cette symphonie, même ceux qui pensent n’avoir jamais écouté de musique « classique ».
Également au menu de ce concert, La Moldau, une œuvre aujourd’hui si connue qu’elle en a éclipsé toutes les autres pièces de Smetana. Le style romantique allemand qui a inspiré l’essentiel de l’Europe musicale du XIXe siècle se retrouve dans ce programme, mais avec une touche slave parfaitement assumée !
La Symphonie du Nouveau Monde, au Phare de Tournefeuille, 32, route de Tarbes. Dimanche 22 mars à 14 heures et 17 heures. Pour plus d’informations et accéder à la billetterie, cliquez ici.
Pause ciné à la sauce mexicaine
Une plongée dans la richesse et la diversité du paysage cinématographique mexicain, c’est ce que vous propose la 38e édition du festival Cinelatino qui débute ce vendredi 20 mars à Toulouse. L’événement, qui dure jusqu’au 29 mars avec des projections dans de nombreuses salles de l’agglomération, met en effet le Mexique à l’honneur cette année. Une programmation qui s’inscrit dans le cadre de la célébration du Bicentenaire des relations diplomatiques entre la France et ce pays d’Amérique latine.
De nombreux films mexicains seront ainsi présentés. Mais d’autres temps forts attendent les cinéphiles avec la présence dans la Ville rose de nombreux professionnels d’outre-Atlantique, parmi lesquels la productrice Bertha Navarro. Si son nom ne vous dit rien, les films qu’elle a produits ont été sélectionnés dans les plus grands festivals et remplissent les salles de cinéma depuis une cinquantaine d’années. Elle est la productrice notamment des premiers films de Paul Leduc, Reed, México insurgente et de Guillermo Del Toro, Cronos. Elle a également ouvert la voie à d’autres femmes dans l’univers du cinéma.
Le samedi 21 mars au Pathé Wilson à Toulouse, elle rencontrera le public au côté de Franck Lubet, responsable de la programmation de La Cinémathèque de Toulouse. L’occasion pour elle de présenter Le Labyrinthe de Pan de Guillermo Del Toro, projeté dans la foulée. Le lendemain, au même endroit, à 19 h 30, elle introduira cette fois L’échine du diable, une autre œuvre marquante du cinéaste mexicain qui remporta en 2018 l’Oscar du meilleur réalisateur pour La forme de l’eau, couronné également par l’Oscar du meilleur film.
Festival Cinelatino jusqu’au 29 mars dans diverses salles de l’agglomération. Pour plus d’informations et accéder à la billetterie, cliquez ici.