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140e année

Piano Forte

Musique. Dernières dates au cloître.

Elisabeth Leonskaja, le 24 septembre à Toulouse. Marco Borggreve

L’édition 2021 du festival Piano aux Jacobins entre dans sa dernière semaine avec une prestigieuse tête d’affiche : Elisabeth Leonskaja, programmée au cloître le 24 septembre. Légende du clavier et amie de très longue date du Festival, la pianiste russe est de retour en compagnie de trois auteurs qui l’accompagnent depuis toujours : Schubert, Mozart et Brahms. Plus qu’un récital, une véritable leçon de vie nous attend. La semaine sera également marquée par la venue de la pianiste albanaise Marie-Ange Nguci le 20 septembre.

Un programme original

La jeune femme donnera, à travers un programme éclectique, toute l’étendue de son talent (Scriabine, Froberger, Beethoven, Ravel, Rachmaninov). Même virtuosité le lendemain 21 septembre avec Varduhi Yeritsyan, pianiste franco-arménienne, qui a elle aussi choisi Scriabine dont elle est une fervente avocate, en contrepoint de magnifiques partitions de Liszt. Le 22 septembre, saluons la venue de Matan Porat. Interprète atypique, le pianiste et compositeur israélien est réputé pour l’originalité de ses programmes.

Tel celui conçu autour du Carnaval de Schumann, qu’il agrémente de pages de divers compositeurs pour le muer en étonnant kaléidoscope. Lui succédera sous les voûtes du cloître le pianiste français Nathanaël Gouin, lui aussi trentenaire, qui signe un original programme à dominante française incluant de rares pages de Vierne et Pierné. Un rendez-vous aussi poétique qu’inattendu. Programmée le 26 septembre Célia Oneto Bensaid aura la lourde tâche de clore le festival sur la scène d’Altigone à Saint-Orens. À tout juste 29 ans, la pianiste a décidé d’associer pour son programme Ravel, Glass et Camille Pépin. Un choix qui peut a priori surprendre mais qui fonctionne à merveille, comme l’a prouvé l’album Metamorphosis paru récemment. Hypnotique voyage musical en perspective !

Rédaction GdM