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Que faire à Toulouse en ce premier week-end de juillet ?

Culture. De la musique, des courts-métrages, des expositions, du waterugby, du théâtre... les occasions de sortir à Toulouse ne manquent pas en ce week-end des vendredi 3, samedi 4 et dimanche 5 juillet.

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La faites de l’image, c’est ce week-end sur l’île du Ramier. (©Thomas Guillin)

Axelle Red au festival de Toulouse

Le retour de l’été marque le début de la saison des festivals. Avec ce week-end, le coup d’envoi de celui de Toulouse. Programmé jusqu’au 11 juillet, l’événement nous promet comme chaque année un voyage musical à travers les époques et les styles et de très belles rencontres avec des artistes au talent exceptionnel.

Après sept ans sans nouvel album, Axelle Red présentera les premiers extraits de son nouvel opus à paraître fin 2026 à l’occasion de ce concert programmé le samedi 4 juillet à 20 heures à la Halle aux Grains dans le cadre du festival de Toulouse. (©Handelsbeurs)

Au menu de cette première semaine : le concert d’Axelle Red le samedi 4 juillet à la Halle aux Grains à 20 heures. Figure majeure de la pop et de la soul européennes, la chanteuse a marqué toutes les générations avec des titres devenus intemporels tels que Sensualité, Parce que c’est toi, Je t’attends, Rester femme ou Manhattan-Kaboul. Après sept ans sans nouvel album, elle présentera les premiers extraits de son prochain opus à paraître fin 2026.

Dimanche 5 juillet à 18 heures, toujours à la Halle aux Grains, c’est Pomme qui s’emparera de la scène pour un concert-création, spécialement imaginé pour cet été. Artiste inclassable, la jeune femme déploie un univers d’une délicatesse rare, entre folk intimiste et poésie lumineuse. Aussi inspirée à la guitare qu’au piano, engagée et curieuse, elle trace un parcours personnel, guidé par l’exigence et l’émotion.

Festival de Toulouse, concerts les samedi 4 juillet à 20 heures et dimanche 5 juillet à 18 heures à la Halle aux Grains. Pour plus d’informations et réserver vos billets, cliquez ici.

Faites de l’image fête ses 25 ans

Sur l’île du Ramier à Toulouse, les vendredi 3 et samedi 4 juillet, l’éco-parc de la Poudrerie, inauguré en octobre 2019, accueille Faites de l’image, un festival qui décline l’image sous toutes ses formes organisé par l’association Les Vidéophages. Au programme : deux jours de projections et plus d’une trentaine de courts-métrages retenus afin de proposer un panorama très large et diversifié de la création contemporaine.

Dédié aux courts-métrages et aux arts visuels, le festival Faites de l’image, organisé par Les Vidéophages, prend possession du parc de la Poudrerie sur l’île du Ramier, les vendredi 3 et samedi 4 juillet. (©Thomas Guillin)

Également au menu de cette 25e édition du festival : des concerts, des installations audiovisuelles, des performances d’artistes et une galerie à ciel ouvert pour découvrir sans modération collages, photographies, peintures, graffitis, gravures ou encore images sonores. Mais aussi des créations in situ : cadavre exquis vidéo, film en stop motion, film d’animation… le public est invité à participer à la réalisation du film, de la bande son à la prise de vue.

Le collectif Les Vidéophages s’est formé autour d’une idée : partager des courts-métrages originaux, venus d’horizons différents, éclectiques et militants. De cette envie sont nées les Soirées Mensuelles, un rendez-vous pour tous les publics, chaque premier lundi du mois, que ce soit dans un café-bar, un restaurant ou un lieu associatif. En 2001, le collectif décide de sortir ses écrans et de projeter ces curiosités audiovisuelles dans la rue pour la séance estivale de juillet : c’est la première édition de Faites de l’Image. Depuis, la programmation s’est étoffée, de la projection de films aux arts visuels, changeant de quartier chaque année.

Faites de l’image, au parc de la Poudrerie sur l’île du Ramier à Toulouse. Les vendredi 3 et samedi 4 juillet. Participation libre et nécessaire. Pour plus d’informations, cliquez ici.

WateRugby : la Garonne en mode terrain de jeu géant

Sur les quais de la Daurade, Toulouse replonge une nouvelle fois dans l’ambiance singulière du WateRugby, dont la 8e édition bat son plein jusqu’à ce dimanche 5 juillet. De 10 heures à la tombée du jour, la Garonne se transforme en scène sportive flottante signée Eden Park, devenue au fil des ans un rendez-vous incontournable du début d’été.

Le principe est aussi simple que spectaculaire : plus de 1 500 joueuses et joueurs (étudiants, salariés, amateurs ou enfants) s’affrontent en immersion totale, littéralement. Deux terrains flottants de 40 mètres sur 35, posés sur l’eau et recouverts de pelouse synthétique, dessinent un rugby sans frontières. Pas d’en-but, pas de touche… ici, seule la Garonne fixe les limites. Et pour marquer, une seule option : plonger.

Mais le WateRugby ne se limite pas aux rencontres sportives. Autour des matchs, un véritable village anime les quais avec stands, food-trucks et buvette, dans une atmosphère festive rythmée par DJ sets, concerts et after-work. Les spectateurs peuvent aussi assister à des rediffusions de matchs internationaux, participer à des initiations ou découvrir des exhibitions de rugby fauteuil et de cécirugby.

Et dans une ville encore portée par le sacre du Stade Toulousain le week-end dernier en finale du Top 14, avec à la clé un 25e Bouclier de Brennus (record absolu dans l’histoire du championnat !), ce rugby version Garonne entend prolonger l’euphorie.

WateRugby sur le quai de la Daurade, jusqu’au dimanche 5 juillet 2026. Gratuit et accessible à tous. Pour connaître le programme détaillé, cliquez-ici.

Procès poétique à la Chapelle des Carmélites

Ce samedi 4 juillet, à 20 heures, la Chapelle des Carmélites programme une pièce singulière avec Le Monde de Gigi, une création originale mise en scène par le jeune William Maurer, également auteur du livre éponyme publié en 2024.

Rendez-vous à la Chapelle des Carmélites de Toulouse pour découvrir Le Monde de Gigi. (© Rémi Deligeon)

Né en juillet 1992, William Maurer est compositeur, écrivain, claveciniste, comédien et enseignant. Double agrégé de lettres modernes et de musique, il suit un parcours mêlant études littéraires et formation musicale au Conservatoire de Toulouse, où il se spécialise notamment en écriture musicale, composition et basse continue.

Cette œuvre hybride, à la croisée du théâtre, de la musique, de la poésie et de la danse, invite le spectateur à une expérience à la fois sensible et intellectuelle. Écrite en cinq actes et en alexandrins, la pièce raconte un procès insolite : celui d’un chat et d’une pigeonne accusés d’avoir bouleversé l’ordre naturel entre prédateur et proie. À travers ce récit à la fois absurde et philosophique, le spectacle interroge avec humour des questions profondes comme la justice, la différence, la liberté ou encore la place de l’humain dans le monde.

Porté par l’Ensemble William Maurer, le spectacle réunit comédiens et musiciens dans une forme scénique où dialoguent théâtre classique et création contemporaine. L’univers dramaturgique s’inspire notamment de Molière, Racine, Edmond Rostand ou encore Samuel Beckett, tandis que la musique convoque un répertoire allant de Jean-Philippe Rameau à Johann Sebastian Bach, en passant par Beethoven et Gabriel Fauré.

Dans ce cadre patrimonial exceptionnel, l’architecture et l’atmosphère de la chapelle dialoguent avec une scénographie et des jeux de lumière spécialement conçus pour le lieu, renforçant l’immersion.

Le Monde de Gigi, à la Chapelle des Carmélites, située 1 rue du Périgord, à Toulouse. Samedi 4 juillet, à 20 heures. Durée : 2h45 avec entracte. Pour plus d’informations et accéder à la billetterie, cliquez-ici.