Que faire ce week-end en Occitanie ? Les bons plans des 15 et 16 août
Culture. Exposition, musique classique, cinéma en plein air, arts circassiens… Après plusieurs jours de très fortes chaleurs, l’Occitanie devrait retrouver un peu de fraîcheur ce week-end. L’occasion idéale de s’offrir une parenthèse culturelle avec quatre rendez-vous à ne pas manquer. Suivez le guide !
Rocamadour ouvre son festival en musique
Du 15 au 26 août, le Festival de Rocamadour revient pour une 21e édition placée sous le signe du dialogue entre les répertoires. Dans la vallée de la Dordogne, la cité de 630 habitants, classée parmi les « Plus Beaux Villages de France », est bâtie en paliers à flanc de falaise, à 150 mètres au-dessus du canyon de l’Alzou. L’un des sites les plus visités de France accueille ainsi son traditionnel festival de musique classique.
Les organisateurs défendent une programmation où « les musiques ne s’opposent pas, elles se répondent », avec l’idée de faire du festival un espace de rencontre entre les univers et les cultures. Une approche qui se retrouve dans les différents rendez-vous de cette édition, avec notamment la présence du violoniste français Renaud Capuçon, qui sera accompagné au piano par Guillaume Bellom le 24 août prochain. Le duo proposera un programme consacré à Johannes Brahms, compositeur romantique par excellence, et à sa musique de chambre.
Pour ce premier week-end, trois concerts sont au programme. Samedi 15 août, à 21 heures, à la basilique Saint-Sauveur de Rocamadour, Vox Luminis, orchestre et chœur placé sous la direction de Lionel Meunier, ouvrira le festival avec un programme entièrement consacré aux cantates de jeunesse de Jean-Sébastien Bach, accompagné par le Grand Orgue Daldosso.
Dimanche 16 août, à 16 heures, au Grand Couvent de Gramat, le ténor Enguerrand de Hys et le pianiste Paul Beynet présenteront leur nouveau disque, Ainsi soit-il. Construit autour des Prières d’André Caplet et des Trois Prières de Guy Ropartz, le récital fera également entendre des pages de Gounod, Fauré et Massenet.
À 21 heures, à la basilique Saint-Sauveur, place à la pianiste française Lise de la Salle, qui poursuit aujourd’hui une carrière de soliste en France comme à l’étranger et compte parmi les jeunes musiciennes les plus prometteuses de sa génération. Son récital traversera quatre univers : la liberté et la fantaisie de Mozart, les nuances et les reflets de Ravel, le mouvement chantant des Barcarolles de Fauré, puis l’intensité plus intime des première et quatrième Ballades de Chopin.
Festival de Rocamadour, du 15 au au 26 août dans plusieurs lieux emblématiques : Basilique Saint-Sauveur, Vallée de l’Alzou au pied de la cité de Rocamadour, Grand Couvent à Gramat, abbatiale Ste Marie à Souillac ou encore château de la Treyne à Lacave. Pour plus d’information sur la programmation et accéder à la billetterie, cliquez-ici.
Plein feu sur 31 notes d’été
Jusqu’au 29 août, le festival 31 notes d’été déploie sa riche programmation dans tout le département de la Haute-Garonne. Au menu : des concerts, du cirque, de la danse, du théâtre, des expositions, des visites touristiques… Soit quelque 200 propositions près de chez soi, conçues comme un parcours complet avec en journée des balades, des découvertes patrimoniales, des rencontres avec des producteurs locaux, et en soirée après la pause guinguette, un spectacle haut en couleur.
En témoigne les deux concerts donnés samedi 15 août au parc municipal François de Puybusque à Saint-Sulpice-sur-Lèze. À 19h30, rendez-vous avec Toux Grass Unit, un quatuor qui cultive la diversité dans son bluegrass. Le cœur de ces quatre musiciens (banjo, chant, contrebasse, guitare, mandoline) balance en effet entre le Old-Time (musique traditionnelle des Appalaches), la country des origines, les débuts du bluegrass, le gospel, et le bluegrass plus moderne des années 80.
À 21h30, on met de côté le « bluegrassoulet », pour changer de rythme avec Storm, un duo électro plein de pêche. A l’origine, il y a la rencontre de deux alchimistes du son, Sébastien Gisbert et Guilhem Desq. Les deux musiciens créateurs déjouent les codes traditionnels des percussions et de la vielle à roue électrique pour nous emmener dans un voyage initiatique sonore. À travers une ode au corps-instrument, à l’exploration, les deux artistes suivent un itinéraire musical bourré d’énergie mais non dénué de poésie.
Le dimanche 16 août, le parc du château de Laréole accueille à 11 heures Lula Heldt. Auteure, compositrice et interprète, la jeune femme développe une chanson libre et indocile, à la croisée des disciplines. Puisant dans le spectacle vivant, elle nourrit son univers d’une approche scénique où musique, corps et imaginaire se répondent. Ainsi quand son visage dessine un personnage clownesque, sa voix, elle, explore les marges : elle chante, souffle, scande et joue avec des émotions brutes et sensibles.
En fin d’après-midi, à 18 heures, place aux artistes doux dingues de La Côte folle, une compagnie de cirque émergent. Liz, Julia, Maya, Africa et Maria Paz partagent la pratique des portés acrobatiques mais aussi le désir de défendre certaines valeurs : la création collective, l’équité, la liberté de parole et le féminisme. Parmi les vaches, leur dernier spectacle prend pour décor une maison. Entre ces quatre murs, le quotidien déraille, les souvenirs s’effritent. Que reste-t-il quand la mémoire s’efface, et comment cet oubli touche ceux qui restent ? Par les mouvements du corps et l’acrobatie, La Côte folle explore la capacité de porter, soutenir et accompagner.
31 notes d’été, jusqu’au 29 août. Le samedi 15 et dimanche 16 août à Saint-Sulpice-sur-Lèze et au château de Laréole en Haute-Garonne. Pour plus d’information et réserver vos billets, cliquez ici.
Deux classiques américains sous les étoiles
Huit semaines, 44 films de tous genres et de tous horizons… le tout dans l’un des lieux emblématiques de la Ville rose. Jusqu’au 29 août, la Cinémathèque de Toulouse investit la cour historique du 69, rue du Taur pour des projections en plein air dans une atmosphère unique. Fraîchement réaménagé, le lieu peut accueillir jusqu’à 500 spectateurs par séance.
Fidèle à sa réputation, le festival déroule pour sa 22e édition une programmation aussi éclectique qu’alléchante. Du chef-d’œuvre de l’animation japonaise Le Château ambulant de Hayao Miyazaki au road movie halluciné Sailor et Lula de David Lynch, Palme d’or en 1990, en passant par l’inoubliable Douze hommes en colère de Sidney Lumet ou encore la comédie dramatique En fanfare d’Emmanuel Courcol, qui a séduit plus de 2,6 millions de spectateurs, il y en a pour tous les goûts.
Ce dimanche 16 août, deux grands classiques du cinéma américain sont à l’affiche. À 18h30, le quatuor d’acteurs Brad Pitt, Morgan Freeman, Kevin Spacey et Gwyneth Paltrow fera trembler les spectateurs avec Seven. Sorti en 1995, ce thriller signé David Fincher a traumatisé toute une génération, notamment avec sa scène finale, tournée dans un terrain vague désertique entouré de pylônes électriques, entrée depuis dans la légende du cinéma. L’intrigue suit deux enquêteurs qui traquent un tueur en série ayant décidé de laver la société du mal qui la ronge. Et pour cela, il tuera à sept reprises, selon chacun des sept péchés capitaux.
À 21h30, changement de registre avec Erin Brockovich, seule contre tous, le portrait vibrant d’une femme déterminée à faire éclater la vérité. Inspiré d’une histoire vraie, le film raconte comment cette mère célibataire devenue assistante juridique, s’est attaquée à la puissante firme Pacific Gas and Electric Company, accusée d’avoir contaminé les nappes phréatiques d’une petite ville américaine, avec de lourdes conséquences pour la santé de ses habitants. Dans la peau de cette femme combative et haute en couleur, Julia Roberts livre l’une des performances les plus marquantes de sa carrière sous la direction de Steven Soderbergh. Une interprétation qui lui a valu l’Oscar de la meilleure actrice en 2001.
Festival Cinéma en plein air à Toulouse, jusqu’au 29 août 2026, du mercredi au dimanche au 69 rue du Taur. Pour connaître l’ensemble de la programmation et accéder à la billetterie, cliquez-ici.
We love Castelbajac !
Il ne vous reste plus que quelques jours pour aller voir l’expo-événement de l’année. Après l’artiste américaine Mickalene Thomas, le musée des Abattoirs consacre une exposition exceptionnelle au créateur de mode visionnaire et artiste protéiforme : Jean-Charles de Castelbajac (né en 1949). À travers une scénographie époustouflante, où chaque pièce a été totalement repensée et transformée, ce sont près de 300 œuvres, vêtements, objets de design, dessins, photographies qui sont à découvrir dans “L’Imagination au pouvoir”.
Une déambulation jubilatoire, qui permet aux visiteurs de se plonger dans l’œuvre pléthorique d’un artiste aux multiples facettes, dont l’inventivité semble sans limite. Icône avant-gardiste de la mode française, Jean-Charles de Castelbajac transgresse depuis plus de cinquante ans les frontières entre art, design et couture. Visionnaire dès ses débuts en 1968, il détourne serpillières et couvertures de pensionnat pour en faire des manifestes d’upcycling poétique, bien avant l’heure.
Sacré par Women’s Wear Daily comme « le Courrèges des années 70 », il fonde sa maison en 1978 et électrise les podiums avec ses créations pop et colorées. De Max Mara à Iceberg, dont il invente les iconiques pulls « cartoons », jusqu’à la direction artistique de Courrèges, Castelbajac impose un style où l’imaginaire dialogue sans complexe avec la culture populaire.
Précurseur des collaborations entre artistes et mode, il convie l’américain Keith Haring, le photographe Mapplethorpe ou encore l’artiste contemporain français Combas à ses défilés et transforme ses robes en tableaux vivants. Son univers, vibrant de bleu, jaune et rouge, s’exprime aussi dans des œuvres monumentales, de sa fresque géante à Orly à la sculpture L’Ange Géographe inaugurée à Paris en 2024. Artiste spirituel autant qu’iconoclaste, il signe même les vêtements liturgiques du pape Jean-Paul II puis, ultime consécration, ceux du diocèse de Paris pour la réouverture de Notre-Dame.
L’Imagination au pouvoir, une exposition consacrée à Jean-Charles de Castelbajac, aux Abattoirs, 76 allées Charles-de-Fitte à Toulouse, jusqu’au 23 août 2026. Samedi 15 et dimanche 16 août, de 10 heures à 18 heures. Pour plus d’informations et accéder à la billetterie, cliquez-ici.