Que faire en ce dernier week-end de septembre à Toulouse et alentours ?
Culture. Concert jazzy au cloître des Jacobins, grand opéra au Capitole, exposition de faïences à Belleperche ou rentrée en fanfare à Odyssud. Voici nos quatre idées pour profiter pleinement de ce samedi 26 et dimanche 27 septembre 2026, entre musique, patrimoine et spectacles.
Le jazz s’invite à Piano Jacobins
Le 47e festival Piano Jacobins se déroule jusqu’au 30 septembre sous les voûtes du cloître des Jacobins. Quinze concerts en tout qui permettent de découvrir et d’apprécier la fine fleur de la scène pianistique, entre grands noms et artistes en devenir. Cette nouvelle édition ne déroge pas à la règle avec de jeunes pianistes tels que Magdalene Ho, Nabeel Hayek, Ilyun Bürkev ou Ignasi Cambra, mais aussi des virtuoses comme Anna Petrova-Forster ou encore Elisabeth Pion, dans des programmes très originaux.
À l’affiche ce week-end : la pianiste d’origine cubaine Karla Martinez à qui la direction de Piano Jacobins à confier une carte blanche. Médaille d’or de l’Institut supérieur des arts à La Havane, elle a été l’élève de Dimitri Bashkirov, à l’école supérieure de musique Reine-Sophie de Madrid. Pour ce concert programmé samedi 26 septembre à 20 heures, elle invite le public à un voyage musical tout imprégné du soleil et des rythmes caribéens.
Comme en témoigne son titre, Ida y vuelta (aller-retour), le programme très jazzy de ce concert multiplie les circulations musicales entre l’Europe et l’Amérique latine. La jeune artiste trentenaire convoque en effet une dizaine de musiciens, du brésilien Villa-Lobos au natif de Cadiz Manuel de Falla, du cubain Ernesto Lecuona à l’espagnol Xavier Montsalvatge, de la havanaise Tania Leon au barcelonais Frederic Mompou…
Piano Jacobins, Karla Martinez en concert, samedi 26 septembre à 20 heures au cloître des Jacobins, allée Maurice Prin, place des Jacobins à Toulouse. Pour plus d’information et réserver vos billets, cliquez ici.
Rusalka de retour au Théâtre du Capitole
En septembre 2022, l’entrée de Rusalka au répertoire du Théâtre du Capitole avait marqué les esprits. Le plateau de l’institution toulousaine avait en effet été recouvert d’eau pour les besoins de la mise en scène. Une prouesse technique dont les images ont depuis fait le tour du monde. Quatre ans plus tard, l’opéra d’Antonin Dvorak est de retour dans la Ville rose avec la soprano arménienne Ruzan Mantashyan dans le rôle-titre et sous la baguette de Giacomo Sagripanti.
Ce drame en trois actes se déroule au bord d’un lac de Bohême. L’ondine Rusalka rêve de devenir humaine pour vivre son amour avec un Prince. Mais sa métamorphose lui impose un terrible sacrifice : elle perd sa voix et risque la damnation si son amour échoue. Inspiré de La Petite Sirène d’Andersen et nourri des contes fantastiques tchèques, Rusalka est l’un des chefs-d’œuvre les plus bouleversants du compositeur tchèque.
Créé en 1900, l’opéra déploie un lyrisme somptueux, entre monde des eaux et univers des humains, désir et malédiction. Après le triomphe de 2022, la mise en scène de Stefano Poda revient dans un spectacle d’une grande poésie visuelle, où l’eau, la danse et les décors sculpturaux composent un univers onirique. Une nouvelle distribution d’exception porte cette œuvre emblématique du répertoire lyrique slave.
Rusalka, au Théâtre du Capitole à Toulouse. Dimanche 27 septembre à 15 heures et jusqu’au 4 octobre 2026. Pour plus d’informations et réserver vos billets, cliquez ici.
Les faïences sortent de l’ombre
Et si vous profitiez du week-end pour découvrir un pan méconnu de l’histoire artisanale du Tarn-et-Garonne ? Pour cela, direction l’abbaye de Belleperche, à Cordes-Tolosannes, où une exposition exceptionnelle réunit pour la première fois 350 objets, dont une grande majorité inédite, consacrés aux faïenceries de Lamothe-Capdeville et de Nègrepelisse.
Derrière ces pièces se cache une histoire industrielle aussi ambitieuse que méconnue. À Lamothe-Capdeville, au bord de l’Aveyron, François Duval, baron d’Ardus, fonde en 1737 une importante manufacture de faïence. Douze ans plus tard, en 1749, la qualité de sa production lui vaut le prestigieux titre de Manufacture Royale. L’atelier connaîtra une longévité remarquable, puisqu’il fonctionnera pendant près de 180 ans !
Près d’un demi-siècle plus tard, à Nègrepelisse, l’homme d’affaires Jean Viguié se lance à son tour dans l’aventure. Son atelier, beaucoup plus éphémère, ne fonctionnera qu’une vingtaine d’années, non sans difficultés. Deux histoires, deux trajectoires, mais une même ambition, celle de produire des pièces suffisamment remarquables pour être vendues bien au-delà de la région.
Et c’est justement là que l’exposition prend tout son sens. Ces faïences, autrefois massivement exportées, sont aujourd’hui à peine connues en dehors du cercle des amateurs de céramique. Les objets présentés permettent donc de redécouvrir l’ampleur et la diversité de cette production, tandis que l’histoire de ces manufactures est ici entièrement revue et réécrite.
Pour écrin, difficile d’imaginer plus spectaculaire que l’abbaye de Belleperche. Installée en 1143 sur les rives de la Garonne, reconstruite sur d’imposants murs de soutien au XIIIe siècle, elle fut l’un des trois plus riches monastères cisterciens du Midi avant d’être reconstruite au XVIIIe siècle. Propriété du Département depuis 1983, elle abrite aujourd’hui le Musée des Arts de la Table. L’occasion, donc, de prolonger la visite avec l’exposition permanente « La table est mise », qui propose un voyage de la fin du Moyen Âge à nos jours à travers l’histoire, les usages et les surprises des manières de table.
Les faïences d’Ardus et de Nègrepelisse, à l’abbaye de Belleperche, à Cordes-Tolosannes (à 50 minutes de Toulouse). Samedi 26 septembre de 10 heures à 18 heures et dimanche 27 septembre de 14 heures à 18 heures. Pour plus d’informations et accéder à la billetterie, cliquez-ici.
Odyssud fait sa rentrée en fanfare !
Ce samedi 26 septembre, direction Odyssud à Blagnac pour une journée placée sous le signe de la fête et de la découverte. Alors que les théâtres toulousains et de l’agglomération rouvrent peu à peu leurs portes, l’espace pluridisciplinaire donne le coup d’envoi de sa nouvelle saison culturelle avec un rendez-vous foisonnant, imaginé en collaboration avec la Médialudo, le Conservatoire et la Salle d’Exposition.
Dès 10 heures, spectacles, performances, ateliers, grands jeux en bois et expositions vont investir les différents espaces. Un programme ouvert à toutes et tous, avec, parmi les nombreuses propositions de la journée, plusieurs rendez-vous à ne surtout pas manquer.
Premier coup de cœur : Les petites casseroles que tu trimballes. Dans le parc Odyssud, sur le parvis du haut, la compagnie L’envers du monde présentera à 15 heures puis à 18 heures ce spectacle à la croisée du cirque et des marionnettes. On y suit une clown-vagabonde qui, comme son nom l’indique, trimballe une casserole. Guidée par le vent, elle échoue dans un lieu abandonné où les objets semblent conserver les traces d’une vie passée. Une mousse de savon se transforme en petites créatures marionnettiques, de vieilles casseroles se mettent à trembler et, peu à peu, le lieu paraît prendre vie. Les souvenirs remontent alors à la surface, entraînant la vagabonde dans une quête d’identité aussi poétique qu’intrigante.
À 16 heures et 17 h 30, c’est à votre tour de passer à l’action ! Parce qu’une rentrée culturelle se savoure aussi en participant, direction le hall d’Odyssud pour 40 minutes d’atelier danse. Néophytes, amateurs ou nostalgiques des cours de danse classique sont les bienvenus pour partager un moment convivial « à la barre », guidés par Audrey, professeure de danse au Conservatoire de Blagnac. Au menu : pliés, tendus, fondus, ronds de jambes… et un clin d’œil à Laurent Drousie, chorégraphe du Casse-Noisette. Avec, en prime, une surprise inspirée par l’enchanteur Michel Legrand.
Enfin, place à la musique et à l’énergie ! À partir de 17 h 15, les élèves du Conservatoire, petits et grands, investiront le parc pour une fanfare ultra-vitaminée. Encadrés par leurs professeurs, ils embarqueront le public dans un concert festif... et qui sait peut-être collaboratif !
C’est la rentrée ! Journée de lancement de l’espace culturel pluridisciplinaire Odyssud. 4 avenue du Parc, à Blagnac. Samedi 26 septembre, à partir de 10 heures. Gratuit, dans la limite des places disponibles. Pour plus accéder au programme détaillé, cliquez-ici.