Sortir ? Oui, mais où ? Voici nos pistes pour ce week-end des 7 et 8 mars à Toulouse
Culture. C’est la fin de semaine et avec elle revient la même sempiternelle question : qu’est-ce que je vais faire ce week-end ? Pour vous aider à y voir plus clair, la rédaction vous propose quatre idées de sorties à faire en solo, en famille ou entre amis. Au programme : exposition, théâtre d’impro, expédition végétale...
L’improvisation à l’honneur aux Halles de la Cartoucherie
Envie d’une sortie qui sort du cadre ? Direction le quartier de Purpan et Les Halles de la Cartoucherie ce samedi 7 mars. De 10 heures à 22 heures, le lieu va vibrer au rythme de la Journée Mondiale de l’Improvisation. Et ici, pas de texte appris par cœur : tout se joue à l’instant T. Car l’impro, c’est une véritable gym cérébrale. Sur scène, les comédiens lâchent prise, osent tout, et doivent dégainer LA bonne réplique au bon moment. Résultat : un spectacle vivant, imprévisible… et surtout unique pour le public.
Après une première édition couronnée de succès, la Compagnie Melting Pot remet le couvert avec une journée encore plus ambitieuse. Au programme : trois scènes, 14 spectacles et deux initiations pour découvrir ou redécouvrir l’impro sous toutes ses formes.
Quatre compagnies se partageront les planches : Les Particules, Compagnie Bonjour, Les Disseuses de Bonnes Amertumes et Melting Pot. Matchs, catchs d’impro, formats longs ou cabarets : les équipes vont se croiser, se défier et improviser sans filet, sous l’œil d’un arbitre impitoyable. Promesse d’étincelles, de fair-play et de franches rigolades.
Des spectacles aux titres déjà intrigants : Top Ten, Amnésia, Juste le temps d’une coupe ou Aparté, viendront nourrir cette journée pleine d’imagination, entre humour et émotion. Et pour le final ? HarMonique, un spectacle musical totalement improvisé à partir des anecdotes du public. La seule représentation payante de la journée… mais sûrement la plus imprévisible. Bref, un rendez-vous festif et ouvert à tous à ne surtout pas manquer !
Journée Mondiale de l’Improvisation, aux Halles de la Cartoucherie. 10 place de la Charte des Libertés Communales, à Toulouse. Samedi 7 mars, à partir de 10 heures. Entrée libre et gratuite, sauf pour le spectacle HarMonique. Pour plus d’informations, cliquez-ici.
Une exposition percutante au Castelet, à Saint-Michel
Bâtie en plein cœur de la ville, la prison Saint-Michel veille sur Toulouse depuis plus d’un siècle et demi. Œuvre monumentale imaginée par l’architecte Jacques-Jean Esquié à la fin du XIXe siècle, l’édifice est un joyau du patrimoine toulousain. Si la prison est fermée au public, l’ancienne partie administrative est devenue un espace culturel et mémoriel. Depuis le 4 mars, et jusqu’au 2 août prochain, Le Castelet, c’est son nom, accueille une nouvelle exposition.
Avec « Le ciel nous vengera », l’artiste Nicolas Daubanes investit ce lieu chargé d’histoire pour poursuivre un travail qu’il mène depuis plus de quinze ans autour de la mémoire carcérale, de l’enfermement et des formes de résistance. Né en 1983 et installé entre Perpignan et Rome, le plasticien nourrit sa démarche de résidences immersives dans des maisons d’arrêt et d’expérimentations plastiques singulières. « J’investis des questions essentielles : la vie, la mort, la condition humaine et les formes sociales qui les façonnent », explique l’intéressé, lauréat du Prix des Amis du Palais de Tokyo en 2018 et du Prix Drawing Now en 2021.
Dessins à la limaille de fer aimantée (poudre formée par usure d’un métal), incrustations d’acier incandescent sur verre, sculptures mêlant béton et sucre ou photographies révélées aux étincelles : Nicolas Daubanes explore des matières instables et fragiles, qui disent à la fois « la contrainte et la possibilité de l’évasion ». La limaille de fer renvoie ainsi aux barreaux des prisons, mais aussi aux limes qui permettent de s’en libérer.
Conçue dans la continuité de sa résidence à la Villa Médicis entre 2024 et 2025, l’exposition mêle créations contemporaines et références aux imaginaires carcéraux, notamment aux célèbres estampes réalisées par le graveur italien Giovanni Battista Piranesi, mettant en scène des vues architecturales de prisons souterraines imaginaires.
« Le ciel nous vengera », une exposition de Nicolas Daubanes au Castelet, 18 bis grande rue Saint-Michel, à Toulouse. Samedi 7 et dimanche 8 mars, de 11 heures à 18 heures. Entrée libre. Pour plus d’informations, cliquez-ici.
Concorde vu par elles au musée Aeroscopia
Le mythique Concorde se raconte au féminin. Ce samedi 7 mars, de 9 h 30 à 19 heures, le musée Aeroscopia à Blagnac consacre une journée spéciale à celles qui ont contribué à écrire l’histoire de l’aviation avec l’événement « Concorde vu par elles », mêlant rencontres, conférences et expériences immersives.
Symbole d’audace et d’excellence, le premier avion supersonique commercial incarne le talent collectif de celles et ceux qui ont repoussé les limites du possible. À travers cette journée, le musée souhaite aussi et surtout rappeler que les métiers de l’aéronautique sont ouverts à toutes et tous, en mettant en lumière des parcours féminins inspirants capables de susciter des vocations.
Au programme, la conférence « Femmes supersoniques » revient sur la place conquise par les femmes dans des métiers longtemps fermés, notamment dans les cockpits. Elle sera suivie de rencontres avec plusieurs professionnelles d’exception : Farida Ghomrani (ancienne PNC sur Concorde chez Air France), Laurence Keniston (PNC sur Concorde chez British Airways), Sandrine Kieffer, pilote sur l’avion-cargo Airbus Beluga, et Marie Automne, contrôleuse aérienne à l’Aéroport de Toulouse-Blagnac. Les échanges avec l’organisation Women in Aerospace Europe viendront enrichir ces témoignages.
Les visiteurs pourront aussi embarquer pour un symbolique Paris–New York à bord du Concorde Fox Charlie, exceptionnellement ouvert au public, ou découvrir les secrets techniques de cet avion légendaire lors de visites guidées. Côté animations : simulateur de vol, quiz thématique, jeux avec l’association Virtu’ailes ou encore expérience immersive en réalité virtuelle aux commandes d’un Extra 300 complètent ce programme riche et pensé pour toute la famille. Idéal pour ce dernier week-end des vacances d’hiver.
Concorde vu par elles, au musée Aeroscopia, 1 allée André Turcat, à Blagnac. Samedi 7 mars, de 9h30 à 19 heures. Réservation en ligne ou sur place. Pour plus d’information et accéder à la billetterie, cliquez-ici.
L’Aéroflorale II déploie ses ailes à la Halle de La Machine
Ce week-end, cap sur le quartier de Montaudran pour vivre un moment immersif, spectaculaire et résolument dépaysant. Une géante végétale a en effet posé ses pattes métalliques à la Halle de La Machine et promet un voyage hors du commun, sans quitter la Ville rose. Bienvenue à bord de L’Aéroflorale II, serre volante nouvelle génération construite et affrétée par la Compagnie La Machine.
Après un véritable tour du monde, de Buenos Aires, à Montréal, en passant par Bruxelles, Turin, Calais, Nantes ou encore Paris, l’étrange aéronef fait escale à Toulouse tout au long de l’année 2026. Le mastodonte impressionne : 15 mètres de haut, 10 mètres d’envergure, 8 tonnes de métal. Quatre pattes d’acier, une serre centrale, un aérostat composé de cinq ballons… L’Aéroflorale II avance et vole grâce à l’énergie des spécimens embarqués et au gaz spécial contenu dans ses ballons. Une véritable clef de voûte mécanique et végétale.
À son bord, une équipe de 17 chercheurs et explorateurs parcourt le globe à la recherche de plantes à fort potentiel « phytovoltaïque ». Le phytovoltaïsme ? La capacité qu’ont certaines plantes à produire de l’électricité. Une science bien réelle, ici mise en scène avec panache. En escale à Toulouse, les explorateurs ont confié les clés de leur serre aux Véritables Machinistes de la Halle, qui orchestrent désormais l’expédition végétale sous les yeux du public.
À ses pieds, le laboratoire botanique de haut vol fourmille d’inventions : module autonome, machine à faire rougir les pommes, dispositif pour caresser les plantes ou encore système pour les mettre sur écoute… Autant d’expériences destinées à percer les mystères de cette énergie verte pas comme les autres.
Et parce qu’il n’y a pas de phytovoltaïsme sans plantes, plus de 1 300 spécimens ont investi les lieux. Ficus Robusta, Fatsia Japonica, Philodendron Imperial Vert, Monstera Deliciosa, Begonia Rex Macarena… Une forêt luxuriante installée dans, sur et autour de la machine, bichonnée par les maîtres jardiniers de l’Atelier Méridiem. Amoureux du vivant, ils veillent sur cette jungle suspendue tout au long de l’exposition. En prime pour les plus curieux, une exposition photographique retrace les aventures de l’équipage aux quatre coins du globe.
Les Voyages de l’Aéroflorale II, à la Halle de la Machine, 3 avenue de l’Aérodrome de Montaudran à Toulouse. Samedi 7 et dimanche 8 mars, de 10 heures à 18 heures. Pour plus d’informations, cliquez-ici.