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Toulouse en mode sorties : nos quatre bons plans pour ce week-end

Culture. Danse, musique, expo, cirque… La Ville rose et ses alentours ne manquent pas d’événements pour rythmer le week-end ! Voici nos coups de cœur sorties à ne pas manquer du vendredi 16 au dimanche 18 octobre.

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Vue de l’exposition "Joan Miró. Protestation" aux Abattoirs, Musée de Toulouse, situé dans le quartier Saint-Cyprien. (© Les Abattoirs, Musée - Frac Occitanie Toulouse/Cyril Boixel)

Miró fait sa révolution aux Abattoirs

Après le succès de « L’Imagination au pouvoir », consacrée à Jean-Charles de Castelbajac et qui a attiré près de 148 000 visiteurs, le musée des Abattoirs de Toulouse remet le couvert avec une nouvelle exposition événement. Jusqu’au 7 mars 2027, « Joan Miró. Protestation » réunit près de 200 œuvres de l’icône catalane de l’art moderne, dont certaines rarement montrées en France.

(©Les Abattoirs, Musée - Frac Occitanie Toulouse/Cyril Boixel)

Peinture, sculpture, gravure, céramique : cette rétrospective XXL explore les multiples facettes d’un artiste prolifique, auteur de milliers de créations. Parmi ses œuvres emblématiques, La Ferme, peinte entre 1921 et 1922, transforme une scène de la vie rurale catalane en un tableau foisonnant de détails. Avec Femme et Oiseaux dans la Nuit, réalisée en 1945, Miró explore quant à lui un univers plus cosmique, peuplé de figures mystérieuses.

Mais au-delà de ses compositions colorées et de son imaginaire singulier, le parcours met en lumière une dimension moins connue de son travail : la contestation. Le titre de l’exposition fait référence à un tract de Louis Aragon et André Breton, publié en 1926 pour critiquer le ballet Roméo et Juliette de Serge de Diaghilev, dont Miró avait conçu les costumes.

Dans un contexte marqué par la guerre et le franquisme, l’artiste fait de la protestation un moteur de création, bouscule les codes de la peinture et collabore avec d’autres artistes engagés. Une rétrospective pour découvrir comment le « rêveur catalan » a transformé les critiques et les attaques contre son œuvre en matière créative.

Protestation, une exposition consacrée à Joan Miró aux Abattoirs, 76 allées Charles-de-Fitte à Toulouse, jusqu’au 7 mars 2027. Samedi 17 et dimanche 18 octobre, de 10 heures à 18 heures. Pour plus d’informations et accéder à la billetterie, cliquez-ici.

Toulouse célèbre ses orgues

Pendant 14 jours, les amoureux et amoureuses de l’orgue ont rendez-vous à Toulouse. Le festival international consacré au « roi des instruments » est en effet de retour dans la Ville rose. Jusqu’au 18 octobre, 22 concerts sont programmés dans la Métropole et en région. Avec pour cette 31e édition, un évènement d’importance, à savoir l’inauguration de l’orgue Puget restauré de l’église Notre-Dame du Taur. C’est le dernier grand instrument toulousain du XIXe siècle qui n’avait bénéficié d’aucune restauration depuis sa construction en 1876.

L’ensemble A trè voci formé par trois chanteuses française, ukrainienne et russe est à l’affiche du concert de clôture du festival Toulouse les orgues programmée dimanche 18 octobre à 17 heures en la cathédrale Saint-Etienne. Elles seront accompagnées par Jeremy Joseph, organiste de la chapelle de la Hofburg de Vienne. (©Toulouse les orgues)

Cette semaine, il ne faudra pas manquer le concert donné samedi 17 octobre à 20 heures en la cathédrale Saint-Étienne par l’organiste Maude Gratton, grande spécialiste du répertoire baroque. La professeur au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris a pour l’occasion concocté un programme entièrement dédié à Jean-Sébastien Bach, qui entretint une relation fusionnelle avec le roi des instruments. Un homme dont la vie ordinaire fut marquée par des
passions, des combats, des échecs et des douleurs. Maude Gratton a sélectionné des textes, lus par Louise Morel, évoquant divers moments de ce parcours, et mis en regard des œuvres musicales qui lui semblaient entrer en résonance. Le tout donne un concert qui invite à écouter la musique de Bach autrement et à réviser l’image que l’on peut avoir de ce grand génie musical !

Le concert de clôture du festival, programmé dimanche 18 octobre à 17 heures en la cathédrale Saint-Étienne donnera l’occasion d’entendre l’ensemble vocal A trè voci formé de Nadine Rossello, Maryanna Golovchenko et Tatiana Lina. Ces trois chanteuses française, ukrainienne et russe font dialoguer les musiques traditionnelles et polyphonies venues de Corse, d’Ukraine, de Géorgie, d’Arménie, d’Albanie, d’Italie, de Macédoine et de Bulgarie… Elles seront accompagnées par Jeremy Joseph, organiste de la chapelle de la Hofburg de Vienne.

Festival international Toulouse les orgues, jusqu’au 18 octobre à Toulouse et en région. Pour plus d’informations et réserver vos billets, cliquez ici.

Deux maîtres du ballet américain au Capitole

Le Ballet du Capitole de Toulouse ouvre sa saison avec un programme dédié aux maîtres américains. Au menu en effet deux pierres angulaires du New York City Ballet, signées George Balanchine et son héritier direct, Peter Martins. Les représentations courent jusqu’au vendredi 23 octobre 2026. Précipitez-vous.

Le Ballet du Capitole de Toulouse ouvre sa saison avec un programme dédié aux maîtres américains, George Balanchine et Peter Martins. (©David Herrero)

Avec en ouverture de la soirée Les Quatre Tempéraments (le mélancolique, le sanguin, le flegmatique et le colérique), sur la partition que Paul Hindemith composa pour Balanchine. Considéré aujourd’hui comme un chef d’œuvre, ce ballet créé en 1948, est l’expression la plus parfaire du néoclassicisme dépouillé qui s’imposera bientôt comme le style américain : danse pure, tenues de travail, contrepoint visuel à la musique.

Créé plus de 40 ans plus tard par Peter Martins, le ballet Fearful Symmetries, construit sur la complexe et jubilatoire partition du minimaliste John Adams, donne à voir une nouvelle vision du style américain, qui inspirera la génération suivante. Composé d’une succession trépidante d’ensembles, de pas de deux, de soli, le ballet fait alterner des passages d’une rapidité fulgurante, qui mettent en valeur la virtuosité technique et la musicalité des danseurs, et des moments de répit qui dévoilent la beauté des corps et des figures.

Maîtres américains, par le Ballet du Capitole, samedi 17 à 20 heures et dimanche 18 octobre à 15 heures au Théâtre du Capitole. Représentations jusqu’au vendredi 23 octobre. Pour plus d’informations et réserver vos billets, cliquez ici.

Deux spectacles sous chapiteau

À Balma, sous le chapiteau de La Grainerie, ça ne tourne jamais rond. Et tant mieux. Depuis près de 30 ans, ce temple du cirque contemporain bouscule les codes avec une programmation mêlant audace et poésie. Ce week-end encore, le lieu accueille deux créations qui promettent de faire travailler autant les corps que les neurones.

Samedi 17 octobre, à 19 heures, Beatrice Martins présente Échappée belle, un spectacle de cirque aérien intime mis en scène par Raquel Karro. L’artiste brésilienne, gymnaste de formation, a dû renoncer aux Jeux olympiques de Sydney après un accident survenu en 1997. Elle s’est alors tournée vers le trapèze, entamant une carrière internationale sous chapiteau. Aujourd’hui âgée de 44 ans, après deux opérations du genou, elle fait de son corps transformé et réparé le point de départ de cette création autobiographique. Sur scène, elle explore les métamorphoses physiques, le renouveau et la manière de se réapproprier son histoire. Un solo qui mêle travail aérien, récit personnel et recherche artistique, dans le cadre de CIRC INO, Pôle international de production et de diffusion.

La soirée se poursuit à 20h30 avec Ghetto, porté par Marcelo Nunes et la Compagnie Dissociée. Dans ce seul en scène, l’artiste croise trapèze statique, fakirisme et clown pour aborder des sujets plus sombres : l’addiction, la marginalisation et la résilience. Formé à l’École nationale de cirque de Rio de Janeiro puis à l’Ésacto’Lido, à Toulouse, Marcelo Nunes développe un langage scénique à la croisée de plusieurs disciplines. Lauréat de circusnext en 2025, il propose une approche singulière du cirque, où la performance physique sert aussi à raconter des parcours de vie.

Échappée belle et Ghetto, à La Grainerie, située 61 rue Saint Jean, à Balma Balma. À partir de 8 ans et 10 ans. Samedi 17 octobre. Durée 50 minutes à 1 heures. Pour plus d’informations et accéder à la billetterie, cliquez-ici.