Nous savons que le Général De Gaulle n’avait que peu d’estime pour cette catégorie socioprofessionnelle. Il écrivait en 1969 : « le politicien s’orientera successivement dans la direction qu’indique l’opinion, changeant de mouture, chaque fois que les évènements l’y contraignent. Toute vague lui est bonne, quel que soit le vent qui la pousse et pourvu qu’elle le pousse. »
À l’orée d’une campagne présidentielle, comment ne pas constater la force et la constance de cet état des lieux dans un moment qui manque singulièrement de grandeur et de hauteur de vue ?