Toulouse : les taux de fiscalité locale n’augmenteront pas en 2026
C’était une promesse de campagne de Jean-Luc Moudenc : ne pas augmenter la fiscalité locale, malgré un contexte marqué par la baisse répétée des dotations de l’État ces dernières années. Cet engagement est confirmé pour 2026, la Ville de Toulouse actant le maintien inchangé de ses taux d’imposition.
Dans un communiqué publié le 30 avril dernier, la municipalité réaffirme une ligne de « responsabilité et de constance », conciliant maîtrise des finances publiques et poursuite des investissements. Elle rappelle également que si les bases fiscales évoluent chaque année sous l’effet de leur revalorisation par l’État, les collectivités ne disposent que du levier des taux.
Sur ce point, Jean-Luc Moudenc avait défendu, au micro de la Gazette du Midi lors de l’entre-deux-tours des municipales, le choix de la stabilité, notamment sur la taxe foncière. « Il n’y a plus que 32 % des Toulousains qui paient cet impôt », expliquait l’édile, estimant qu’augmenter la fiscalité sur cette base revenait à faire peser l’effort sur une minorité de contribuables, ce qu’il qualifiait de « discrimination ». Sur la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, il estimait par ailleurs que l’enjeu était moindre, celle-ci ne concernant à Toulouse qu’une part marginale de contribuables.
Conformément à la délibération adoptée lors de la séance du dernier conseil municipal, les taux restent donc identiques à ceux de 2025 : 18,25 % pour la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, 35,35 % pour la taxe foncière sur les propriétés bâties et 59,74 % pour les propriétés non bâties.