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141e année

ATR dévoile une nouvelle génération d’avions régionaux

Aéronautique. Le Toulousain prépare sa future gamme d’appareils éco-conçus aux performances environnementales inégalées.

Aviation - ATR - Environnement
L’entreprise toulousaine ATR développe une nouvelle gamme d’avions

Numéro un mondial de l’aviation régionale, coentreprise d’Airbus et de Leonardo, le toulousain ATR a dévoilé le 18 mai ses plans concernant la nouvelle génération de sa famille d’avions régionaux d’ici à 2030 : l’ATR EVO. Cette nouvelle génération s’appuiera sur des technologies innovantes qui permettront d’améliorer considérablement les performances de l’avion, ses coûts opérationnels et son empreinte environnementale, promet l’avionneur. Cette nouvelle génération d’avions écoconçus comprendra de nouvelles hélices, ainsi qu’une cabine et des systèmes améliorés. L’appareil restera un bi-turbo propulseur compatible à 100 % avec du carburant d’aviation durable (SAF). « Une fois commercialisé, le nouvel ATR EVO ouvrira la voie à un futur décarboné pour le transport aérien. Ses atouts clés sont une amélioration de 20 % du rendement énergétique global et sa compatibilité 100 % SAF. Autrement dit, propulsé au kérosène, l’appareil émettra plus de 50 % de CO2 de moins qu’un jet régional. Avec 100 % de SAF, ses émissions seront proches de zéro », pointe Stefano Bortoli, président exécutif d’ATR.


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Selon Fabrice Vautier, directeur commercial d’ATR, cette nouvelle flotte sera plus « économique, avec une réduction à deux chiffres des coûts d’exploitation, permise notamment par une baisse de 20% à la fois de la consommation de carburant et des coûts de maintenance. Ce qui veut dire que les compagnies aériennes seront en mesure de desservir des routes avec de faibles flux de passagers de façon plus rentable ». Grâce à son nouveau système propulsif, le nouvel appareil devrait également afficher des performances accrues « en termes de temps de montée, ajoute Stéphane Viala, directeur technique d’ATR, et offrira une cabine améliorée dotée de matériaux bio-sourcés plus légers. La recyclabilité sera également au cœur de notre nouveau design. » Au cours des prochains mois, l’avionneur travaillera avec des compagnies aériennes, des motoristes et des fournisseurs de systèmes, en vue de lancer le programme d’ici 2023.

DÉBUT DES ESSAIS DE L’ATR 42-600S STOL

Plus tôt, le 11 mai, ATR a également annoncé le démarrage des phases de tests au sol et en vol de la version STOL (pour short take-off and landing, décollage et atterrissage courts) de son ATR 42-600 partiellement modifié. L’appareil a décollé de l’aéroport de Francazal et réalisé un vol de 2h15. Suite à la réalisation de ce premier vol, les nouvelles fonctionnalités seront testées les unes après les autres, à commencer par le MFC-NG (ordinateur multifonctionnel de nouvelle génération), suivi des systèmes de freinage automatique, d’aérofreins au sol et des nouvelles puissances moteurs au décollage. L’appareil adoptera sa configuration finale à la fin de l’année avec l’installation d’une nouvelle gouverne de direction plus grande. Il entrera ensuite en phase de certification en 2023. À ce jour, ATR a reçu 20 engagements de la part d’opérateurs et de loueurs pour l’ATR 42-600S. Il y a actuellement près de 500 aéroports dans le monde avec des pistes de 800 à 1 000 m que l’ATR 42-600S pourrait desservir. Cette nouvelle version STOL permettra aux passagers de bénéficier d’une connectivité régionale accrue.

Rédaction GdM