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141e année

Design : le toulousain Voltex voit (très) grand

Commerce. Le groupe toulousain Voltex monte en puissance avec la mise en service d’une nouvelle plateforme logistique de 7000 m2.

Design : le toulousain Voltex voit (très) grand
Samy Jebabli, PDG de Voltex (Crédit : DR)

L’un des leaders français de la distribution de meubles et luminaires design haut de gamme gagne du terrain en triplant sa surface de stockage dans le quartier des Ramassiers, de quoi lui permettre d’augmenter ses parts de marché. Le groupe qui bénéficie d’un bon positionnement sur le marché national – la première marche du podium des sites d’ameublement premium en 2020 selon le site Capital –, a pris un tournant digital en 2005. Il réalise depuis une croissance à deux chiffres avec désormais plus de 400 marques sur la toile, soit 10000 références produits. Il ne lui en restait pas moins des marges d’amélioration, notamment sur la partie stockage, le nerf de la guerre des mastodontes sur le net.


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« Nous devions nous aligner sur les grands sites avec une livraison rapide et une grande quantité de stock. C’est devenu un déclencheur d’achat. Les consommateurs aujourd’hui ont l’habitude de recevoir leur commande en 48 heures. Nous devons prendre le pli et, pour ce faire, il est devenu impératif d’agrandir notre surface d’entrepôt. Mais il nous a fallu du temps pour trouver un local à Toulouse », explique Samy Jebabli, PDG de Voltex, qui a lui-même développé le site vitrine il y a près de 20 ans sous la direction de son père et qui a repris les rênes de l’entreprise en 2008.

+30 % de ventes sur le site depuis la Covid

Voltex, qui dispose déjà de deux entrepôts de 3000m2 au total à Ramonville Saint-Agne, ville où est basé son siège, a récemment investi 5 M€ pour l’achat du nouveau local aux portes de l’aéroport de Blagnac, auxquels s’ajoutent 4 M€ pour le stockage, avec 7000 m2 de surface utile. « Un investissement en partie auto-financé et complété par nos partenaires bancaires, indique le dirigeant. Nous bénéficions désormais de trois quais de déchargement, nous pouvons accueillir des semi-remorques et ainsi réaliser des rotations rapides. Nous disposons également de bureaux collaboratifs pour réunir des fournisseurs, agents ou institutionnels ».

« Nous devions nous aligner sur les grands sites avec une livraison rapide et une grande quantité de stock »

Ce lieu, qui tend à devenir une vitrine, restera cependant le point névralgique de sa partie logistique. Les entrepôts historiques seront notamment utilisés pour le stockage de marques plus confidentielles et du mobilier outdoor, un marché que le groupe entend développer. La PME, forte actuellement de 45 collaborateurs, qui a initialement pris ses quartiers en 1964 sur les berges de la Garonne à Toulouse, est tombée entre les mains du père de Samy Jebabli en 1990. Voltex a d’abord misé sur le marché du luminaire, qui représente aujourd’hui 65% de son activité, avant de s’étendre au mobilier. Parmi les marques prestigieuses, dont 90% sont made in Europe – dont 70 % italiennes –, figurent les emblématiques Kartell, Vitra, etc.

« Nous rentrons de nouvelles marques régulièrement. Mais nous n’envisageons pas de doubler le nombre de marques, 400 c’est déjà un bon chiffre. Cependant, nous renforçons nos liens avec nos partenaires et nous proposons des séries spéciales afin de nous différencier des autres sites. » Voltex, qui séduit le marché du particulier, soit 60 % de son activité, entend se renforcer sur le marché du BtoB. Pour l’heure, le groupe, qui a essaimé sur tout l’Hexagone avec huit boutiques – deux à Toulouse, trois à Paris, Bordeaux, Marseille et Lyon –, réalise les trois quarts de ses ventes en ligne, une activité qui a augmenté de 30 % depuis la crise Covid. Progressant à un rythme de croisière de 10 % de croissance annuelle, Voltex table sur 20 M€ de CA en 2021 contre 16 M€ en 2019. Avant de partir à l’assaut du marché européen, le dirigeant souhaite avant tout consolider son activité à l’échelle nationale, notamment grâce à l’envolée des ventes digitales, dont 50 % proviennent de clients parisiens.

Jennifer Legeron