Informations régionales économiques et juridiques
141e année

La marque Stella&Suzie continue de tisser sa toile

Prêt-à-porter. La marque toulousaine vient de boucler une levée de fonds de 2,5 M€ en vue de conforter sa présence à l’international.

La marque Stella & Suzie de prêt-à-porter
Max et Margaux Minguez, fondateurs de la Maison Stella & Suzie, lors d’un shooting photo

Après l’ouverture d’une boutique au cœur de la Ville rose à l’été 2021 et à Paris, la marque toulousaine de prêt-à-porter Stella&Suzie, née en 2018 initialement sur internet, ciblant les femmes de 25 à 45 ans, ne cesse de grandir avec l’appui de sa communauté. Rien qu’en 2021, la Maison Stella&Suzie comptabilisait 2 millions de visiteurs uniques sur son site internet, lequel représente 95 % de son activité.


˃ LIRE AUSSI : Ombrelle protège le monde du soleil


UN TOUT NOUVEAU SITE

La marque entend donc poursuivre son développement sur la toile. Affichant de grandes ambitions, elle a bouclé le mois dernier sa première levée de fonds de 2,5 M€, – auprès d’un groupe français dans l’univers du textile qui souhaite rester anonyme –, en vue de renforcer son développement. Ce coup de pouce va notamment lui permettre de financer un site multilingue et multidevise pour asseoir sa notoriété à l’international. « Nous réalisons aujourd’hui 15 % de notre CA à l’étranger avec pour l’heure un site exclusivement en français et en devise euros. À titre d’exemple, selon nos statistiques, les États-Unis représentent le 2e pays en termes de flux de visiteurs mais seulement le 79e en taux de conversion ! Pour l’heure, hors France, nos ventes sur le site proviennent des pays francophones et limitrophes. Avec notre nouvelle boutique en ligne, nous ciblons une vingtaine de pays », détaille Max Minguez, le cofondateur et directeur général de la Maison Stella&Suzie.

OUVERTURE D’AUTRES BOUTIQUES

L’ouverture de boutiques à l’étranger fait également partie des objectifs du tour de table et des axes stratégiques de la marque, qui prévoit de mettre un pied en Belgique d’ici 2023 et ambitionne de s’établir à Londres d’ici deux ans. Avec 5,3 M€ de CA généré en 2021, la marque Stella&Suzie table sur 7,3 M€ en 2022 et espère dépasser la barre des 10 M€ en 2023, « et d’ici trois, quatre ans, réaliser la moitié de notre CA à l’international », souligne Max Minguez. La marque entend aussi s’étendre dans l’Hexagone, avec deux nouveaux points de vente. Dans un premier temps, sur la Côte fleurie en Normandie, à Deauville fin mai et dans un second temps, en Nouvelle-Aquitaine, à Bordeaux, « un projet cependant toujours en discussion » selon le cofondateur. En marge, l’entreprise surfe également sur une autre tendance avec la mise en place d’une politique globale RSE. « Notre dernière collection est fabriquée à 90% à partir de tissus Oeko-tex, à savoir sans substances chimiques. Nous voulons également être plus responsables sur le transport des marchandises, etc. », précise-t-il.

SUCCESS STORY

Passant de neuf salariés avant la crise sanitaire à 35 aujourd’hui, l’aventure de la Maison Stella&Suzie, prend des airs de success story. À son initiative, Margaux Minguez, – la femme de Max Minguez, aujourd’hui présidente de la marque –, née d’une famille de grossistes, qui a notamment baigné dans l’univers du prêt-à-porter et qui, après avoir été manager au sein de marques haut de gamme, a décidé de se lancer sa propre affaire. Au départ, Stella&Suzie est un concept store multimarque exclusivement sur le net. Au bout de six mois, la fondatrice opte pour la personnalisation de vêtements en collaboration avec les marques représentées sur le site, avant de lancer rapidement sa propre collection pour devenir une marque à part entière. Actuellement, le site propose une trentaine de références avec une collection qui se renouvelle chaque mois. Une cinquantaine de références sont présentées en boutiques. Si les vêtements sont encore confectionnés au sein d’ateliers externes (dont 97 % en Europe et Méditerranée), tous les modèles sont, eux, élaborés en interne. Le duo envisage à long terme de se doter d’ateliers en France. Une marche supplémentaire vers le 100 % made in France. En attendant, 14 recrutements sont prévus cette année pour accompagner la croissance de la marque.

Jennifer Legeron