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141e année

NextCard, la carte de visite 4.0

Communication. La pépite toulousaine Trialys développe de nouveaux outils de communication intelligents.

NextCard, la carte de visite 4.0
De gauche à droite, Fabrice Espin, directeur technique et CEO, Laurent Darolles, directeur commercial et
François Martinez, directeur du marketing, cofondateurs de la start-up Trialys. (Crédit : DR)

Faire de nos cartes de visite des outils de communication 4.0, telle est l’ambition de Trialys, une start-up toulousaine qui a développé la NextCard. Cette carte de visite nouvelle génération est 0% papier et 0% plastique, 100% digitale, personnalisée et connectée. Installée sur le smartphone de l’utilisateur, elle permet, en scannant un simple QR code, de partager avec ses interlocuteurs de nombreuses informations (coordonnées, photos, CV, flyers, plaquettes, notices techniques, événements, réseaux sociaux…). Le QR code peut également être téléchargé pour être imprimé sur tous les supports de l’entreprise. Fondée en 2021 par un trio d’entrepreneurs, Fabrice Espin, Laurent Darolles et François Martinez, la jeune pousse ne s’est pas contentée, comme beaucoup, d’ajouter un joli QR code à une carte de visite classique. Grâce à un pool de développeurs, elle a poussé plus loin le concept en offrant, pour la version business de sa NextCard, un véritable service de back-office. La pépite toulousaine propose par exemple un volet statistique sur le parcours et le suivi client, notamment sur les réseaux sociaux, ce qui permet de mesurer en temps réel, les interactions générées avec ces derniers.

Objectif : 15 000 cartes en fin d’années

Elle offre également aux entreprises la possibilité de gérer de manière centralisée leur flotte de cartes digitales, permettant ainsi de créer, modifier ou supprimer ces cartes en fonction de l’évolution des effectifs. Des fonctionnalités dévoilées par Laurent Darolles fin septembre lors de la Mêlée numérique à Toulouse. L’idée de la NextCard est née à la suite d’une visite au salon Serviciz en fin d’année dernière où les cartes de visite à QR code commençaient à faire le buzz. « J’en ai parlé avec mes associés et notamment Fabrice Espin, sorte de génie de l’informatique (il est à la tête de la société de développement informatique Tiria, NDLR), détaille François Martinez, directeur commercial de Trialys. Ce dernier nous a expliqué que cela existait depuis… 2007 ! et qu’on pouvait surtout aller beaucoup plus loin, c’est-à-dire faire du sans carte ». Le trio lance le nouveau produit un mois après, en novembre 2021. « Deux mois plus tard, nous avions une centaine de clients. Nous avons très rapidement eu de très grosses demandes de la part de groupes comme Vinci et Randstad. »


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Un engouement inattendu qui pousse l’équipe à effectuer dès le printemps de cette année une levée de fonds d’un peu plus de 60 K€ via We Do Good afin d’accélérer son développement. « En juin, nous avons sorti une V2 avec un nouveau design et depuis, elle n’arrête pas d’évoluer avec de nouvelles fonctionnalités comme la gestion documentaire, la prise de rendez-vous, le partage de données, etc. » Le directeur du marketing insiste sur le côté « vert » de sa NextCard. « Nous avons misé sur le 100% digital afin d’être le plus écoresponsable possible et éviter la création de déchets », assure François Martinez, arguant qu’outre le fait d’être « rapidement obsolètes », « 80% des cartes de visite échangées en physique terminent à la poubelle au bout d’une semaine ». En marge de cette version business, disponible via un abonnement annuel, la start-up propose une version « solo » de sa NextCard, dédiée, celle-ci, aux entrepreneurs individuels, auto-entrepreneurs, étudiants, etc. Les trois cofondateurs réfléchissent activement à un développement à l’international lequel pourrait nécessiter une nouvelle levée de fonds. Pour l’heure, la pépite ambitionne de doubler son chiffre d’affaires et de franchir la barre des 15 000 cartes en fin d’année. En parallèle, Trialys poursuit le développement de nouvelles fonctionnalités.

Agnès Bergon