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141e année

Terroir Club, option street food 100% occitane

Restauration. Avec son associée Sophie Briqueler, Thomas Robert a développé Terroir Club, une offre de street food 100% locale et 100% digitale.

Terroir Club, option street food 100% occitane
Sophie Briqueler et Thomas Robert, fondateur de Terroir Club (Crédit : DR).

Dépoussiérer l’image de la street food, en misant sur une approche originale, avec des produits locaux, telle est l’ambition de ces deux bons vivants, qui se sont connus sur les bancs de TBS à Toulouse, diplômés en 2006. Tous deux, anciens salariés au sein de grands groupes – lui, dans le secteur du marketing agroalimentaire à Paris ; elle, évoluant à des fonctions commerciales dans le digital en France –, ont eu envie de se lancer dans un projet « qui fait sens », de retour dans la région quelques années plus tard.

« Nous nous sommes orientés vers le secteur de la restauration et nous voulions un projet qui corresponde à nos valeurs. Qui plus est, nous avons constaté qu’il n’existait pas d’offre de restauration rapide locale et moderne sur les plateformes de livraison, en dépit du fort développement de ce canal de distribution. Influencés par nos expériences personnelles passées de cadres citadins « pressés », notamment pour la pause déjeuner, et ayant développé une forte sensibilité pour les offres de restauration rapide, nous avons fait le choix d’apporter une approche innovante. C’est ainsi que le projet de Terroir Club est né, avec la volonté de démocratiser le « manger local », en créant la première offre de restauration rapide 100 % régionale pensée pour la livraison », détaille le néo-entrepreneur.

Une offre diversifiée

Au terme de deux ans de maturation, Terroir Club a vu le jour en mai dernier, profitant ainsi d’une clientèle de quartier, à quelques encablures du Jardin des Plantes. « Il nous a fallu du temps pour définir les contours du projet et convaincre les institutions bancaires de nous suivre dans un contexte post-Covid, les projets de restauration n’ayant pas forcément le vent en poupe. De plus, nous ne pouvions pas justifier d’une expérience dans ce domaine », souligne le quadra. Accompagnés par la Bourse French Tech Toulouse et soutenus par le réseau Initiative Haute-Garonne à hauteur de 10 K€ pour mettre en route leur projet, les cofondateurs enregistrent désormais une trentaine de commandes par service, (le midi, cinq jours par semaine).


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Pour séduire la clientèle, ils ont mis au point deux offres, baptisées Occibòl et Occipan, en collaboration avec l’agence toulousaine Food locale. « La première est une sorte de poké, avec une approche locavore. On y ajoute une touche cuisinée. La seconde est un sandwich toasté, avec principalement des ingrédients occitans, voire issus de l’agriculture biologique, et de saison. C’est pourquoi, nous modifions la carte tous les trois mois avec l’aide de notre cuisinier », précise le gérant. Pour apporter des saveurs locales, le duo s’est ainsi rapproché de l’association Produit sur son 31, nichée au marché d’intérêt national Toulouse Occitanie (MIN) afin « d’avoir le choix et de bénéficier d’un seul point de livraison, ce qui simplifie la logistique et permet de cultiver une vision plus responsable. Cette collaboration ne nous empêche pas de sourcer d’autres producteurs régionaux », précise le Rennais d’origine.

Les fondateurs – lui aux commandes de l’offre, elle, chargée des fonctions financières et administratives –, qui sont actuellement « en rodage », envisagent, d’ici quelques mois, d’apporter une troisième offre en vue de compléter leur service et d’atteindre 70 commandes par jour. Si la diversification de l’offre, ainsi que l’ouverture de nouvelles enseignes en Occitanie restent deux priorités, ils n’excluent pas cependant d’autres leviers de développement. « Nous aimerions collaborer avec des entreprises qui installent des frigos connectés et proposer également un service de livraisons orienté vers le BtoB », conclut Thomas Robert.

Jennifer Legeron